HarmatiüS. N" 411, pl. XVII, et corrigé pl. LVI, 4 lig
Voy. AGNEIUS. ^
471. HÉGÉsias. N“ 540, pl. XXI, 2 longues lignes, 9 lig. à la co-
lonne de gauche, 10 à celle de droite, marbre.
En restituant le dernier mot de la première ligne de cette inscription incomplète, j’avais cru, d’après quelques traces sur le marbre, pouvoir le lire HÉgÉsidÈme; mais M. Bœckh, v. I, p. 137, n° 99, pense, et sans doute avecraison, que ce doit être Hégésias, archonte à Athènes la 1“^® année de la 114® olymp. (324 ans av. J. C.), l’année de la mort d’Alexandre le Grand, époque qui rend notre inscription beaucoup plus intéressante. [Haut. 0™,270 = 10 po. — Larg. o“>148 = fi po fi li.]
La ligne la plus longue de ce qui existe encore dans les deux colonnes de cette inscription incomplète n’a que vingt-cinq lettres, et, d’après la restitution très-heureuse qu’en a faite M. Bœckh, h l’aide de décrets analogues à celui-ci, les lignes de chaque
INSCRIPTIONS
côté auraient eu cinquante-cinq à cinquante-six lettres, qui ne sont pas très-régulièrement disposées les unes au-dessus des autres. Le décret que contient cette inscription honorifique porte que sous la protection de la mère des dieux, HÉgÉsias étant archonte, les Athéniens ont décerné deux couronnes de 1000 drachmes à LysiclÈs, fils d’ÉRENNiPUS, archonte, et à un de ses collègues, EuthydÈme (3« iig. à gauche), en reconnaissance de leur bonne administration et de leur justice, et pour avoir offert à Jupiter Olympien et à Minerve les sacrifices qui leur étaient dus. D’après ia restitution de ce décret , par M. Bœckh , il devait être gravé sur une colonne de marbre ainsi que cela se pratiquait ordinairement. II est question d’Euthydème dans une autre inscription du recueil de M. Bœckh , n“ 539. Ainsi que Lysiclès, il était srjlloge ( 3® Iig. à droite ) , place dont les fonctions consistaient, à ce qu’il parait, à réunir le peuple et à lui donner des festins, genre de munificence k laquelle les Athéniens étaient très-sensibles. Les sylloges étaient aussi chargés des sacrifices offerts k Minerve et k Jupiter Olympien, ce qui, pour le peuple, fournissait des occasions de réjouissances, dont il témoignait sa reconnaissance en décernant des couronnes d’or aux magistrats qui l’avaient le mieux traité. Au reste , ces couronnes n’étaient pour ainsi dire qu’honorfiques; elles n’étaient payées que 1000 drachmes (900 francs), et si l’on déduit de cette somme une partie pour la façon, on verra qu’elles devaient être très-légères, et faites de feuilles d’or repoussées ou travaillées au marteau, genre de travail où il y a assez de main d’œuvre. — Col. Chois., Cat., n“ 221.
471 A. Heraclius. N° 855, pl. lx, 3 Iig., marbre.
Inscription grecque d’un Heracliüs, mort à 25 ans, fils d’HERMiAs, toparque ou chef du district égyptien d’ Ariansaitiosi , dont le nome n’est pas indique. Dans la partie supérieure de cette stèle égyptienne, en pierre tendre, sont sculptés ou tracés le globe ailé avec ses serpens Uraeus, deux chacals, et le reste de la stèle offre un prêtre entre Osiris et Anubis. [Haut. 0‘",568 1 pi. 9 po. — Larg. 0“,419 = 1 pi. 3 po. 6 li.]
472. PüB. Herennius Dexippus. N° 537, pl. xx, 19 lig., marbre.
Ce monument est consacré à la louange de Pcb. Herenniüs Dexippe, fils de Ptolémée, du bourg d’Hermus, de la tribu Acamantide, historien distingué du troisième siècle de notre ère, de qui on avait un abrégé de l’histoire universelle , une histoire depuis Alexandre le Grand , et celle des guerres des Romains contre les Scythes. Il ne reste que quelques fragmens, dont quelques-uns assez longs et très-intéressans, de ces ouvrages cités avec éloge par Photius. Dexippe avait aussi servi, et l’an 269 il chassa les Goths de l’Attique. Voy, Hist. Aug., t. II, p. 159-61.
L’inscription porte que d’après la permission de l’aréopage , du sénat des sept-centcinquante et du peuple d’Athènes, les enfans de Dexippe avaient élevé une statue de marbre k cet historien de race sacerdotale, qui avait exercé les charges d’archonteroi, d’archonte-éponyme , et avait présidé les panégyries ou assemblées générales, et les jeux des grandes Panathénées. Cette partie de l’inscription a été publiée par Spon. Voyages, t. III, p. 129. II est k remarquer qu’il y est question du sénat de sept-centcinquante, T'N, et cependant on ne voit pas dans l’histoire que depuis Adrien on eût ajouté deux tribus aux treize des Athéniens, qui, en fournissant chacune cinquante prytanes, ne pouvaient former qu’un sénat de six cent cinquante, et qui ne fut même
GRECQUES
porté qu’à six cents : au quatrième siècle, il fut réduit à trois cents. U se pourrait que le Ÿ et le N fussent une faute de l’ouvrier, et qu’il dût y avoir 3>N-650. Spon a omis ces deux lettres et les deux mots entre lesquels elles sont placées.
Les vers qui suivent cette partie font un pompeux éloge de Dexippe. Le marbre qui servait de base à sa statue aussi en marbre a été employé depuis à faire une auge.
Voici la traduction de cette belle inscription : «La terre de Cécrops a donné le jour « à des hommes célèbres , et les plus puissans par leur courage , leur éloquence et «leur sagesse : un de ces hommes a été Dexippe, qui, ayant recueilli la longue his- «toire des siècles. Ta racontée avec véracité; il vit une partie des faits; les autres, «il les choisit dans les livres, et il a parcouru la route si variée de l’histoire. Eten- «dant les regards multipliés de son esprit, cet homme illustre apprit les faits que le «temps a produits. Dexippe jouit dans toute la Grèce, comme historien, de la renom- «mée, que répand un éloge toujours renouvelé et comme dans sa fleur. Ses enfans « reconnaissans ont consacré à la gloire de leur père une belle statue de marbre blanc. » — Col. Chois., Cat., n° 233. Voy. Chandler, Inscr. antiq. , p. 36.
Hermias. Voy. Alexandria Troas (417), n° 576, pl. xxx, 32 lig.; (418) n° 630, pl. XLIV, 5 lig.
Hermias (252). N° 598, pl. 147; pl. xxxix, 24 lig.