Lycomède, Archonte. N“ 044, pl. xlvii, 10 lig., marbre
Dans cette inscription, sous l’archontat de LycomÈde, dont on ne connaît pas l’année, les éphèbes demandent à l’Aréopage, par la voie de leur cosmète P. Æliüs ThÉophilus, fils de Paradoxes de Sunium, qu’on leur donne pour paidotribe à vie Abascantus, fils d’EuMOLPUS, du dème de Céphisia, de la tribu Érechthéide; il est question de cet Abascantus dans l’inscription n® 568 du Musée royal, où sont aussi cités des cosmètes et des paidotribes. [Haut. 0“,325 = 1 pi. 1 po. — Larg. 0™,866 = 2 pi. 8 po. ]
Cette inscription, retrouvée près d’Atliènes par M. Fauvel, était connue longtemps avant de passer dans la collection du de Choiseuf. Elle fut découverte en 1743, et
INSCRIPTIONS
l’abbé Belley en fit le sujet d’un mémoire lu à l’Académie des inscriptions en l'/oO: Mém. de l’Acad. des inscr., t. XXIII, p. 180 et suiv. II pense, à ce qu’il paraît, avec raison, qu’on peut la croire du temps d’Antonin Pie, ou de Marc-Aurèle.
C’était à dix-huit ans que les jeunes Athéniens sortaient de la classe des enfans pour entrer dans celle des éphèbes, où, pratiquant les exercices du gymnase, ils préludaient à ceux de la guerre. A vingt ans, ils devenaient soldats. La charge du paidotribe était à vie : il veillait sur les jeunes gens et sur les enfans. Ce n’était cependant pas le premier officier des gymnases; il était sous les ordres du gijmnasiarque , dont la charge se renouvelait tons les ans, et quelquefois tous les mois, et sous ceux du cosmète que regardait le maintien de l’ordre et de la décence , et qui avait sous lui des hypocosmètes et des anticosmètes , de même qu’il y avait aussi des sous-gymnasiarques . Les tables blanches sur lesquelles étaient inscrits les noms des éphèbes a leur entrée dans cette classe , étaient datées de l’année où l’archonte éponyme entrait en charge , et l’on constatait ainsi le commencement de leurs services. On voit par cette inscription que l’aréopage, qui, d’après les lois de Solon, était chargé de surveiller l’éducation des jeunes gens, nommait les officiers des gymnases, et que c’était par leur cosmète qu’ils lui adressaient leurs demandes.