‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des TuileriesChapitre 77 sur 299 · Marathon. N° 660, pL xlix., marbre · texte numérisé non relu

Marathon. N° 660, pL xlix., marbre

Fragment de fronton sur lequel est seulement inscrit le nom de Marathon, où ce marbre a été trouvé.— - Col. Chois., Cat., n° 231. [Haut. 0“, 62 2 = 1 pi. 1 1 po. — Larg. 0'",352 = 1 pi. 1 po.]

484 A. Maria. N“ 858, pl. lix, lo hg., marbre.

Cette inscription chrétienne, de même que les deux qui la suivent, est en caractères très-petits, gravés d’une manière détestable et très-difficile à déchiffrer. Plusieurs lettres ressemblent aussi à l’écriture cursive, et il y a quelques abréviations. Cette modeste pierre tumulaire, de quelques pouces de haut et de large, apprend qu’elle était placée sur la sépulture de feue {/a-cucctpi'oi., bienheureuse) Marie, morte le 19 de payni (13 juin) de la 11® indiction; et, comme il est à croire qu’on suit ici comme dans d’autres de ces inscriptions l’ère de Dioclétien, la 11® indiction, dont l’année n’est

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pas indiquée, placerait ce petit monument funèbre entre le l®' septembre 424 de cette ère, 707-708 de J. C., et le 17 septembre 438 de Dioclétien, 722-723 de J. C. On souhaite à Maria qu’elle obtienne de Dieu le repos dans le sein d’Abraham , d’Isaac et de Jacob. Un amen et une croix terminent cette invocation.

L’expression macaria, qui pre'cède souvent les noms propres dans les inscriptions grecques chre'tiennes , et qui proprement signifie bienheureuse , re'pond à notre mot feue, tire' du fuit des Latins, ou du il fu des Italiens. Mais le selig des Allemands rend bien mieux le macarios des Grecs , et indique de même l’espoir d’une autre vie bienheureuse vers laquelle serait passe'e la personne que l’on regrette.

484 B. Maria. N" 859, pl. lix, 10 iig. , marbre.

Voici ce que, dans l’édition de 1830 de la description du Musée royal, je disais sur cette inscription chrétienne en grec, et une partie m’en avait été suggérée par un savant de mes amis. L’on prie le Dieu des esprits saints et de toute chair d’accorder le repos à l’âme de la défunte Maria, morte le 30 de payni (23 juin ) de la 6^ indiction, l’an 423 de l’cre de Dioclétien ; ce qui place cette inscription à l’an 708 de notre ère. L’an 423 de l’ère de Dioclétien, ou des martyrs, qui datait du 29 août 284 de J. C., répond à l’an 707 de J. C., et à la 5® indiction; mais comme l’année égyptienne commençait au 29 d’août, celle dont il est ici question avait commencé avec la 423® année de l’ère de Dioclétien, 5® indict., en 707 de J. C., et le 30 de payni, 23 juin, se trouvait dans la G® indiction et à la fin de la 423® année de Dioclétien, et au milieu de la 708® de J. C.

Après avoir mieux examiné cette inscription , il me semble qu’il y a plus d’une erreur dans ce qui précède, et que la date 423 de l'ère de Dioclétien ne s’accorde pas avec l’indiction qui y est énoncée. L’an 423 de Dioclétien tomberait dans la 1™ année de la 11« indiction, et cependant l’inscription porte la 6®, exprimée par r. Si la date de la fin, TKF, 423, est exacte, celle de l’indiction devrait être la., 1 1; mais, si on ne s’est pas trompé dans la lettre numérale r, 6 , alors la date qui termine l’inscription est fausse; car la sixième indiction va du l®® septembre de l’année de Dioclétien 359 au 1®® septembre de l’année 374. Si l’on admettait que la dernière lettre numérale de la date, le P ou 3, est juste, alors dans cette période de 15 ans on trouverait l’an 363 ou TXr de l’ère de Dioclétien, qui s’accorderait avec l’indiction 6,5", et cette inscription est si mal gravée quil ne serait pas étonnant qu’on se fût trompé dans les lettres, ou qu’elles eussent été taillées de manière à être confondues. En rétablissant ainsi cette date, le 30 payni, 23 juin, se trouverait appartenir en même temps à l’an 363 de Dioclétien et à l’année égyptienne qui commençait à deux jours près avec celle de l’indiction qui, pour l'Orient, datait du 1®® septembre , tandis que dans l’Occident c’était du 24; et l’année de l’ère de Dioclétien occupant quatre mois d’une année julienne, et huit de la suivante, la première partie de l’an 363 de Dioclétien concourt avec la tin de l’an 647 de J. C., et la seconde, où se trouve le 30 payni, 23 juin, fait partie de l’an 648, époque de cette inscription, qui a dû être datée TXT, 363, si l’indiction est indiquée exactement , ou bien , ainsi qu’il a été dit plus haut , il faut changer le chiffre de l’indiction v en /a, si l’on croit que la date TKF, 423, est juste.

Plusieurs lettres de cette inscription , entre autres les A , se rapprochent de l’éci'iture cursive , et il est assez singulier d’y voir le dernier A de la première ligne et le

GRECQUES. 889

premier de la troisième avoir absolument la forme de celui qui, dans i imprimerie, est en usage pour le caractère romain.

484 C. Macaria, Feue N. N" 857, pl. lix, 10 lig., marbre.

Cette inscription ne nous a pas transmis le nom de la personne à laquelle on Ta consacrée, et qui est morte le de la 5® annee de la pre-

mière indiction ( du moins à ce qu’il paraîtrait au premier coup d’œil ). On souhaite que Dieu lui accorde de reposer dans le sein d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. L’inscription se termine par amen et trois croix en honneur sans doute de la sainte Trinité. L’écriture est très-mauvaise ; des lettres réunies, des abréviations et des fautes en rendent la lecture assez difficile.

II n’est pas certain qu’il ne manque pas une lettre au nombre de l’indiction ; je croirais même assez positif que ce doit être la 11® au lieu de la première. D’après le genre de l’e'çriture, le style de cette e'pitaphe et la qualité' des deux pierres, elle doit être du même temps et probablement du même lieu que celle qui pre'cède ; et, quoiqu’il n’y soit pas plus question que dans l’autre de l’ère de Diocle'tien, on ne peut guère douter que ce ne soit ce calcul chronologique qui a e'té suivi dans ces deux petits monumens fune'raires. On sait que cette ère a e'te' aussi nomme'e Ère des Martyrs en raison des perse'cutions que Diocle'tien fit souffrir aux chre'tiens. Sa l®® indiction date , sous le règne de cet empereur, de fan 284 à fan 299. Si cette inscription e'tait de cette e'poque, elle serait extrêmement curieuse et peut-être unique, car il devait être rare alors que les chre'tiens pussent ou osassent consacrer des monumens funèbres et y mettre des inscriptions, quoique celle-ci, par sa petitesse, eût pu facilement e'chapper aux regards. Mais en outre, la date de findiction offre une lacune, et l’A est assez se'paré de fabre'viation du mot indiction pour qu’il ait e'te' pre'ce'de' d’une autre lettre nume'rale qui, pour ces pe'riodes de 15 ans, ne peut être qu’un I exprimant 10; et peut-être même que cette manière de laisser un intervalle entre la dernière lettre nume'rale et le mot indiction e'tait une chose convenue , et que l’on sous-entendait fl ou la dizaine. Cette indiction serait alors la 11®. Le nom du mois se retrouve à la 4® ligne, c’est le mois d’Athyr ou d’Athor, e'crit en lettres conjugue'es ; 6MHNHTê«JP6 au lieu d’ÊNMHNIAOflPEI. En voyant MHNH au lieu de MHNI que porte le 484 B, on pourrait penser qu’à f époque de ces inscriptions f H se prononçait comme fl , et pouvait le remplacer dans l’écriture chez des gens peu habiles en orthographe et en écriture. L’A du nom du mois Athor manque et n’a jamais existé, et il est écrit avec un T au lieu d’un © ; mais peut-être dans la prononciation , pour abréger , ne faisait-on de la préposition EN et des mots MHNI et AOflPEI qu’un mot EMHNHTHPE, comme de Mercurii dies et de Jovis dies, nous avons fait mercredi, jeudi, etc. L’A pouvait changer de ton et se supprimer en partie, ou, se prononçant peut-être comme IA anglais, il se serait rapproché de fH, en supposant à cette lettre le son de l’E ouvert. On aurait écrit ce mot composé comme on avait l’habitude de le prononcer, sans faire attention au 0 dont on a fait un T. Au reste, ne perd-on pas bien souvent son temps et sa peine en voulant rendre raison de tous les mots estropiés que ■présentent certaines inscriptions : écrites dans des villages par des gens ignorans, et reportées sur la pierre par des ouvriers qui en savaient probablement encore moins qu’eux, les locutions vicieuses et les atteintes portées à l’orthographe doivent être leurs fautes personnelles bien plutôt que des variétés de dialectes et des manières de parler ou d’écrire usuelles de leur temps. Quel singulier emploi de l’érudition ne pourrait-on pas faire un jour et ne ferait-on pas déjà, si, travaillant sur la langue française, on discutait sérieusement, et en tirant des conséquences, sur nos inscrip-

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tiens et nos e'pitaphes de viHages, ou même de nos bonnes villes, en y joignant les enseignes de nos plus grandes cite's et même de Paris. Sur une enseigne en beaux et grands caractères à efiFet, dans une rue de Paris très-fre'qucnte'c, d’un des plus e'ie'gans quartiers, on lit e'erit pompeusement: marchand de foits pour fouets.

484 D. Mégaclès. N° 857 E, bas-rel. funèb., pb 161 A; pl. lxii^ 4 bg. , marbre de Paros.

Cette petite stèle, un peu plus étroite dans le haut que dans le bas, est surmontée d’un fronton triangulaire accompagné d’acrotères en manière de demi-antifixes tout unies, ce qui se voit souvent à de petits monumens funéraires de ce genre. L’inscription, en caractères assez mal formés, nous apprend qu’elle a été consacrée par MégaclÈs, fils de Micos, et par Can- THYS, qui avait pour père Aristophon. II est probable que Canthys est un nom de femme , et qu’elle était celle de Mégaclès. Il est à croire que ce sont eux que représente, au milieu de leur famille, le bas-relief de peu de saillie, et qui offre de jolies poses parmi les six personnages qui le composent. Sur notre droite, un vieillard, debout, s’appuie sur son bâton; à gauche, une femme assise, la main gauche rapprochée de son menton, accueille d’une manière afl’able un jeune homme et lui donne la main droite; il est debout, drapé à mi-corps de son manteau qui tombe de l’épaule gauche; derrière lui est un autre jeune homme, beaucoup plus petit et en tunique courte, les jambes croisées, sa main droite passée sur son épaule gauche dans une attitude très-gracieuse, et qui ressemble à celle de figures sur les vases de Marathon. 11 est à regretter que ce bas-relief, rongé par le temps, soit en si mauvais état. — Il a été rapporté de l’Asie Mineure, en 1833, par M. de Saint-Sauveur, consul à Salonique. [Haut, du cippe 0'",710 = 2 pi. 2 po. 3 li. — Larg. en bas 0"',235 = 8 po. 9 li. — Haut, du bas-rel. 0’‘',135 5 po. — Larg. 0™,190 = 7 po.]

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