‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des TuileriesChapitre 95 sur 299 · Annius Maternes. N” 821; ins., pl. lvi, l Wg,., plomh · texte numérisé non relu

Annius Maternes. N” 821; ins., pl. lvi, l Wg,., plomh

Cette inscription ou ces deux mots sont empreints en relief sur un conduit de plomb probablement de la fabrique de Lvcivs ou de ivlivs annivs MATERNVS. On trouve dans Reinesius, Appendix, n” 39, une inscription de LVCIVS MATERNVS OPTATVS, en honneur de Vdlcain Auguste. Elle est tirée de l’histoire du Dauphiné, par Chorier, qui ne dit pas sur quoi elle est gravée. Peut-être ce Maternas Optatus etait-il de la même famille que notre annivs maternvs, probablement affranchi de l’illustre famille consulaire Annia. Cette dédicace à Vulcain, le dieu des ouvriers en métaux, des fondeurs, des modeleurs, des mouleurs, lui aurait aussi bien convenu qu’à Maternas Optatas. Et qui sait si ce Lacias Maternas Optatas , ou le désiré, ne serait pas le fils de notre Maternus qui, après l’avoir longtemps désiré, lui aurait donné ce surnom ; car les surnoms romains tenaient ordinairement à des circonstances qui avaient précédé ou suivi la naissance des enfans. Dans une inscription de Donati, t. II, p. 225, 5, rapportée par Orelli, t. II, n® 4066, le collège des fabricans de balistes, machines de

(1) Marm. pelop., p. ilà et sqq.

INSCRIPTIONS

guerre, et celui des ouvriers en fer consacrent une statue eu marbre à Vulcain. Notre conduit de plomb provient de la collection Durand. [Long, du tuyau 0“,216 = 8 po. — Diam. 0“,108 = 4 po.]

509. Anthus Agrippinianus. N° 586; ins,, pï. xxxiii, 7 I., marb.

Cette inscription a ete' consacrée par anthvs agrippinianvs, esclave de Tibère , à sa femme clavdia theophila. Elle se trouve dans Fabretti , Cl. 1, n“ 265. [Haut. 0'“,469 = 1 pi. 5 po. 4 li. — Larg. 0™,428 = 1 pi. 3 po. 10 li ]

Antiope (205). N° 212, pl. 116; ins,, pi. Xlll, 1 I,, marbre.

510. Antonius Anteros. N° 320, pl. 249; ins., pl. xvii, 4 I , m.

Ce beau cippe sépulcral de marcvs antonivs anteros, et de sa sœur CASSIA MELETENE, était autrefois à Rome dans la maison de Leopardo di Fcltri. Cet Anteros était probablement un affranchi de la célèbre famille consulaire Antonia, peut-être même de Marc-Antoine, dont il aurait pris le prénom. On trouve un autre Anteros, affranchi de Lucius Antoine, ou l’oncle ou le frère du triumvir. Notre cippe, d’un très -beau travail, est orné de têtes de Méduse, de bélier, ainsi que de griffons, de guirlandes de fruits et de fleurs qu’attachent des bandelettes aux cornes des béliers. L’exécution de ces accessoires est très-soignée. Une corniche enrichie de denticules et de feuilles d’eau termine cet autel funèbre. Le dauphin est l’emblème des voyages des âmes vers les îles de l’Océan, où elles partageaient le séjour et la seconde vie fortunée des héros. L’image effrayante de Méduse éloignait des tombeaux les maléfices, et les griffons, animaux mystérieux consacrés à Apollon, en étaient les gardiens fidèles comme ils l’étaient de l’or au pays des Hyperboréens. Les béliers, consacrés à Bacchus, mettaient ce monument sous sa protection. Sur les côtés, les pi’éféricules , ainsi qu’on en voit sans cesse sur les cippes, rappelaient les libations et les cérémonies qui avaient lieu à leur consécration et aux funérailles. Gruter, qui a publié l’inscription de cet autel sépulcral, p. 652, n° 7, la donne avec deux lignes de plus que Reinesius avait, selon Visconti, justement regardées comme une imposture, et que voici : l. afranius. l. f. — scriptor TOGATARius. On ajoutait un grand prix à cette inscription, en l’ornant du nom d! Afranius , célèbre auteur de comédies qui offraient les mœurs romaines d’une classe élevée, ce qui les avait fait nommer togatœ, en toge. Manilli, p. 66, donne inexactement cette inscription, et de même Montelatici, p. 246, en mettant meletini pour meleten que porte le marbre. Ce beau monument vient de la Villa Borghèse, S. 2, n® 12. [Haut. 0"*,904 = 2 pi. 9 po. 5 li. — Larg. 0“,638 == 1 pi. 11 po. 1 li. ]

511. Antonius Tyrannüs. N” 502, pl. 250; ins., pl. xviii, 6 I.

Cet autel sépulcral , décoré de belles têtes de béliers , soutenant aux quaüe angles des guirlandes de fleurs et de fruits renouées de bandelettes.

LATINES

a ete érigé par M. antonivs tyrannvs pour lui et pour antonia arete, qu’il avait sans doute epousee lorsqu’ils étaient tous deux esclaves, ce qu’indique le titre de contubernalis , camarade de chambrée, qu’il lui donne; elle e'tait nourrice de m. antonivs florvs, maître de ces deux esclaves qui portaient son nom, et qui probablement était lui-même un affranchi de la famille Antonia. On voit dans cette inscription nvtricii pour nvtrici. Elle n’est pas exacte dans Gruter, où, p. 1035, n° 14, on lit trai pour TYRANNVS. Manilli, p. 101, a omis tyrannvs, et e'crit nvtrici pour nütri- Cll, ainsi qu’ANTONii pour antoni. Montelatici a aussi, p. 283, omis tyrannvs. Ce monument était autrefois à la Villa Borghèse. [Haut, de l’autel 0™,’742 = 2 pi. 3 po. 5 li. — Larg. 0“,609 = 1 pi. 10 po. 6 li.]

511 A. Apronianus. N° 839, pl. lviii, terre cuite.

Cette brique, dont l’inscription circulaire est en mauvais état, semble porter le reste du nom de C. Vipsanius Poplicola Apronianus consul l’an 842 de Rome ( 59 de J. C. ) sous Néron. — Il est à remarquer que toutes ces empreintes circulaires qui servent de marques ou d’adresses aux briques ont une échancrure circulaire qui entre dans le champ de l’empreinte. C’était peut-être l’endroit où l’on fixait le manche ou l’anse qui servait à tenir le moule, sur lequel on ne gravait pas l’inscription à cette place. Cette brique provenait peut-être d’une fabrique appartenant à C. Vipsanius Poplicola Apronianus. — Coll. Durand, [Diam. 0™,108 = 4 po.]

511 B. Aproni. ... N" 845, pl. xl, marhre.

Ce fragment de brique est inscrit des noms mutilés d’APRONi et

M. ANNiüS. — Coll. Durand. [Long, et larg. 0™,094= 3 po. 6 li.]

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