FUNÉRAILLES DE MARCEAU
matin. Les officiers qui étaient restés près de lui demandèrent à l’archiduc que les dépouilles mortelles du général fussent rendues à ses frères d’armes; le prince y consentit sur-le-champ , et voulut être informé du jour où ces précieux restes seraient inhumés, afin que l’armée impériale pût se réunir aux Français dans les honneurs funèbres qui lui seraient rendus.
Le corps de Marceau fut déposé près de Coblentz, dans la redoute de Petersberg, qui prit depuis le nom de fort Marceau; et le jour de la lugubre cérémonie, l’armée ennemie prit les armes en même temps que l’armée française. Des salves d’artillerie sur l’une et l’autre rive annoncèrent à la France qu’elle venait de perdre un de ses plus dévoués défenseurs; à l’Allemagne, que venait de s’éteindre un des plus illustres guerriers qu’elle eût eu à combattre.
On éleva à ce général plusieurs monuments, soit en France, soit dans les pays étrangers. A Chartres, sa ville natale, des honneurs insignes lui furent rendus. D’après un arrêté du conseil municipal, une pyramide fut construite sur une place qui prit le nom de Marceau , et on rappela sur quatre plaques de marbre blanc les trophées de ce héros.