‹ Musée des monumens françaisChapitre 6 sur 23 · OÊS ARTS DU DESSIN · texte numérisé non relu

OÊS ARTS DU DESSIN

la construction , la 3upériorité d« talent de Tartiste , et la noble3se de l'ensemble du bâtiment. "^»

Un des plus remarquables ouvrages de Philibert de Lorme fut le tombeau des Valois , construit près l'église de Saint-Denis. Il fut démoli en 1719^ et il n'est presque plus connu que par les gravures qu'en a donné Marot* ( Voyez tome II , pages 3o et suivantes. ) Les tombeaux de Henri II et de François I®** sont également dus au talent de de Lorme -

Le portrait que nous donnons de ce savent architecte a été gravé sur un trait que M. Girodet a fait d'après un dessin fort ancien que Ton croit avoir été copié d'après nature (1) » par Janet^ qui était en réputation à la cour de Henri II.

(i) Philibert de Lorme , ne h Lyon et mort le 3 février 1570 ^ fiit fait aiimânier ei coiisoiller «lu roi , qui lui donna l'abbaye de Sain t-Éloy et celle de Saint^Serge d^ Angers. Rondftrdy ayant publié une satire contre lui , intitulée : la IVuells 4fro»^ sée j de Lorme s^en vengea , en faisant refuser la porte du jardin des Tuileries , dont il était gouverneur , au poète satirique qui crayonna sur la porte ces trois mots : Fort,», révèrent*.,. habe*>A L'arcbitecte, qui entendait fort peu le laiin, se fâcha et se plai<« gnit h la reine Catherine de Médicis* Ronsard répondit que ces trois mots latins étaient le commencement de ces vers du poète Ausone , qui exhortait les hommes nouvellement élevés par la fortune, h ne point s'oublier t

Fortunam reuerenter habe , quicumque repente Divûs ab ekili progrederére loco.

Les tombeaux des rois Henri II et de François î*' que j^ai fait transporter et restaurer dans l'église de Saint^Denls , sont de»

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Détail du tombeau de François ï*' servant de frontispice. ( Planche 262. )

L'ensemble de cette planche dessine la principale arcade du tombeau; les détails dont elle se compose sont pris , en partie , du plafond et du soubassement. Toutes ces figures sont de bas-relief. Fig, 1". La résurrection de Jésus-Christ» placée au centre du plafond Fig. a et 3. Bas-reliefs représentant des génies éteignant le flambeau de la fie ; ils accompagnent celui du centre. Fig. 4- Autres génies dans la même action., assis sur un cartel » dans le milieu duqud on volt une F couronnée ; ce bas-relief , placé ep tête du plafond, est répété à Tautre extré* mité, ^ig^ 7 et 8. Petits génies sculptés dans Tarchivolte principale ; ils sont répétés wa Tarchivolte opposée à cselle-ci. Tous ces bas-reliefs sont de Germain Filon. Fig. 5 et 6. Bas-reliefs du soubassement faisant suite aux autres sujets représentés à la suite de ceux-ci ; ils sont de Pierre Bon temps , sculpteur parisien (i)*

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oaTrages parfaits qui sont dos an génie et au talent de Philibert de Lbrme. La grarure de celai de François I'*', que j^ai donnée tom. 111 y pag. 74» ayant parn trop mesquine à quelques-uns de nos souscripteurs, pour l'importance du monument , j'en reproduis ici une nouvelle d'un plus grand format , et je l*ai fait accompagner du plan d'une suite de bas-reliefs et de de'tails d'architecture qui pourront satisfaire les amateurs. Les gravures , soignées y sont de M* Imbart, architecte, ddnt il a ele' fait mention plus haut.

(0 y<^^^ tom. III, pag. 59, 59, 60, 61 et ^5, ce que j'ai dit de ce sculpteur célèbre. Voyez aussi même Tolume , pag 75, 77 et 79. I4M mémoires d« la chambre des comptes qae j'ai fait

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