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imprimer pour la première fois. Voyez la Vie de Germain Pilon, qn« j^ai fait imprimer tom* UI y pag* loa et tirir»
36 APERÇU HISTOltIQUK
çois r* y leur pureté et le soin que Ton a mis à les exécuter f méritaient sans doute d'être gravés en particulier. Chaque figureétant indiquée par des lettres de renvoi , sur la planche même , il est inutile de les rappeler ici.
Statues couchées du roi et de la reine , basreliejs du plafond. (Planches 267 et 268. )
Treize bas-reliefs , par Germain Pilon » décorent la grande voûte du mausolée ; elle se prolonge dans toute la longueur danionument, et est accompagnée de deux portes circulaires formant passage j dont les plafonds plats ^ au lieu d'être circulaires, sont décorés d'arabesques d'un excellent goût. Nous avons gravé en petit format , tome lY , page 4 9 1^8 bas -reliefs de cette voûte ; mais pour en donner une idée plus conforme aux originaux , nous les rappelons ici dans une proportion double des autres. Des quatre évangélistes représenlés dans cette voûte 9 nous avons renouvelé les plus intéressans ; pour les autres basreliefs du plafond, voyez la planche 261*
Dans l'intérieur de la voûte sont les statues nues , de grandeur naturelle et couchées , de François I ' et de Claude de France , sa première femme. Ces deux statues , que l'on pourrait attribuer à Pierre Bontemps , si l'on consulte les mémoires de la chambre des comptes, sont d'un dessin si parfait dans l'ensemble , et d'une science telle dans l'exécution, qu'autorisé en quelque sorte , par le mémoire même de la chambre des comptes, qui s'explique mal à ce sujet , nous les attribuons à Jeau Goujon , comme le seul sculpteur en état de les avoir faites»
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DES ARTS DU DESSITt. ^J
Portrait de François I**. (Planche 269. )
Le portrait dé profil de François I" , que Ton voit
ici, a été dessiné et gravé par M. Hiacynthe Langlois,
élève de M. David , d'après la statue couchée de ce
prince. Le roi est représenté tel qu'on le voyait après
•a mort.
BaS'.relieJs du soubassement» (Planches 270,
271 et 272. )
La'totaKté du soubassement repose sur un 80U<bassement aussi de marbre Manc , formant plusieurs piédestaux en avant - corps qui supportent les co* Ion nés. Oc soubassement est orné de vingt-neuf basreliefs de quatorze pouces de haut et de diverses grandeurs 9 représentant la bataille de Cerisolies , ainsi que les plus beaux faits d'armes de celle de Marîgnan.
La planche 270 représente le grand bas-relief de la principale façade et cinq des plus petits ; c'est-à« dire, ceux qui garnissent les socles qui sont en avant. François I*' est représenté à cheval ^ avec les mêmes armes qu*il portait à cette glorieuse journée , entouré de sa noblesse , repoussant Tattaque des Suisses , et ayant à côté de lui Claude de Lorraine, duc de Gaise 9 également à cheval , qui , dans l'action j reçut plus de vingt blessures , et qui aurait péri infailliblement , si Adam de Nuremberg y son écuyer , ne lui eût sauvé la vie aux dépens de la sienne , en lui faisapt .un bouclier de son corps. Il est reconnaissable par les croix de Lorraine qui sont figurée» sur la housse de son cheval. L^armée française oe-
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cupe k droite du baa-relief ; dans le fond les arquebusiers et rartiUerie défendent rapproche du fossé. Les Suisses , placés sur la gauche j dirigent leur ar* tîUerie contre rarmée française. Dans Téloignement , on voit les différens corps dont les drapeaux sont ornés de deux clefs en sautoir. Mathieu Schiner, cardinal de Sion , y figure , ayant auprès de lui' un porte-croix. On se rappellera que c^est après la ba->* taille de Marignan que François I*' fut armé chevalier par Bayard. Jamais an ne vU une si furieuse métée. Trivulce disait : que les vingt 'Cinq hc^aiUes cà H s'était trouvé n'étaient que des jeux d'enfan» au prix de ceile^, qui était une éataHie de géans. Elle dura quatre heures dans la nuit La las;* Aitnde sépara les combattans. François I** harassé, affaibli par la fatigue y s^occupait plus encore de ses soldats que de lui-même. Mes bons Français^ disait-il à ceux qui , en s'approchant de lui , cherchaient à lui donner du secours , ont besoin de vos soins > commencez par eux*
Le roi , tout armé , reposa sur Faffut d*un canon, et il ne reçut pour tout soulagement qu'un peu d*eau bourbeuse , mêlée de sang , qu*un soldat lui présenta dans son casque.
La planche suivante se compose de six bas-reliefs, qui garnissent les piédestaux ; ils représentent la retraite de l'armée de François 1". Celui du milieu ( en haut) , représente le maréchal de Trivulce , à cheval , marchant à la tête de ses troupes. La dernière planche se compose des vivandières de Tannée*
S£aAte
DIS ARTS DU DBSStV. 69
Statue de P amiral Chabot / vase orné d^arabesques. ( Planche 274. )
Jean Cousin y dont nous avons parlé dans les volumes III, IV et VI ( Peinture sur verre ) , considéré comme le fondateur de le* cole française, surnommé le Michel-Ange français , possédait éminemment tous les arts. Célèbre sculpteur , comme célèbre peintre , savant anatomiste et habile graveur en médailles , il nous a laissé des ouvrages parfaits dans les différens genres qu'il a exercés. Jean Cousin a peint sur vejre avec succès ; vivement agité par une imagination ardente , il a produit dt» opnemeos <jui seraient peu admissibles pour le g(Jût; mais il. excellait dans Fart de composer des figures fantastiques; c'e^tà-dire les mascarons , les chimères et les animaux fabuleux.
Nous avons donné, tome III, pages 53 et suivantes, la gravure et la description du mausolée que Léonar- Ghabot , grand-écuyer de France , avait fait ériger à Tamiral , son père , dans l'église des Gélestins ; nous avons reproduit ici séparément , et dans une dimension plus forte , la statue de Philippe Chabot, pour faire mieux apprécier le talent de Jean Cousin. Getée statue d'albâtre est d'une exéeution parfaite. La pose en est bdle, simple et d'un caractère imposant ; liUe i^st ai^ mu9^e du Roi.
4o . XPBACU HISTORIQUE
L'amiral, sculplé de grandeur naturelle » est appujé sur son casque , dans une attitude tranquille. On remarque dans sa main le sifflet avec lequel il commandait la manœuvre. Derrière cette statue on voit une cuve en pierre de liais 9 d'une forme agréable , ornée de bas^reliefs et d*arabesques d'une composition riche et d*un travail très*soigné. Elle avait été tirée de Tabbaye Saint- Victor , où elle servait de fonts baptismaux; au musée elle décorait la boUe façade du château de Gaillon. ( Foytz tome lY, pages 53 et suivantes. )
Les Grâces j par Germain Pilon. (Planche
Le groupe des trois grâces , également èonqu sous le ppm des vertus théologales, qui supportaient une urne en bronze^ dans laquoUe étaient e^^^^f^é^ tes cceurs de Henri II, de Charles IX e»de Catherine de Mëdicis» est le chef-d'œuvre de Germain Pilon. Après avoir été long-temps au musée des monumens français , il eift maintenant au musée du Roi. Ce groupe , tel qu'on le voit sur cette planche , est pris du côté opposé à la gravure du tome lil. ( F ayez sa description , pages. 1 39 et suivantes. )
On croit que , sous ces figures , le sculpteur a représenté la reine Médicis, la marquise d'Étampes et madame de VlUeroy, qui passaient pour les plus belles femmes de la cour. S'il en est aiiasi. Pilon aurait fermé la tunique de la reine d'une espèce de Italse, pour la faire connaître { la plus jeune, qui est celle que Ton voit ici de trois quarts , serait Madelaine de l' Aubespîne , femme de François-Nicolas de NeufvîHe^ duc de Vil<*
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DBS ARTS DU BESSIIf» 4^
leroy. ( Voyez tome IV, page 190 , ce que nous avons dit da mailsotée de cetlê famille qui était au musée , 61 que l'on a fait transporter à Magny.)
Madame de Tilleroy, dont la beauté était le plus bel ornement de la cour de Charles IX , se rendît célèbre par les agrémens d'un esprit fin et délicat ; eQe flfto«irttt4 YSleroy, en i5g6. On a de- cette femme savante une traduction des ÉpUres d'Ovide et plusieurs pièces de vien fioirt estimées. Oo lui attiibue aussi des tcaigédiesqui WNis sont inconnues; elles n'ont pas été imprimées. Hmsard a £iit son éloge , et Bertaud , ^véque de Séez 9 composa son épitaphe«
Portraits à ch&ifal et en pied du roi Henri //, dessinés pur Janet^ tirés du cabinet de Vau^ teùr. (Piaiicbies tiyô et 277. )
la première gravure j copiée de la grandeur de Foriginal, d*apr^8 un dessin de François Clouet^ dit Jarut, représente Henri II 2k cheval, armé de pied en cap.
La seconde , également gravée de la grandeur de l'original , d'après un dessin du même maître 9 fait voir le même personnage debout et en habit civil. Ces deux dessins peuvent servir non-seulement à la connaissance des costumes du seizième siècle , hiais aussi à donner une idée du talent de Janet qui s'est rendu célèbre dans l'art de dessiner et de peindre le portrait (i)- .
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(i) Je possède environ deux cent cinquante portraits des personnages les plus illustres de la France , peints ou dessin<fs par Janet.
F<mr plus de reojeign^îmens sur les costumes ciyils et les ar-
4a APERÇU HISTORIQUE
JaMl» né à Tours, a été célébré par Konsard, dans un éloge en vers; il &isait Inen la miinature et peignait passablement à Thuile ; il a cherché dans ses ouvrages à Imiter la manière de Léonard de Tinci; Ses peintures sont généralement peu chaînées de couleurs ; mais on y trouve beaucoup de vérité dans la physionomie, de la finesse dans le dessin» et de Texactitude dans rezécution ; il s'attachait particulièrement à rendre i^vec soin les costumes de son temps. Les portraits à Thuile, de Janet, sont ordinairement d*un moyen format, finis conune une miniature, et peints sur bois de noyer.
Tombeau de Diane de Poitiers. ( Planche 278»)
Tome IV, pages 77 et suivantes, se trouvent la description et la gravure du tombeau de Diane de Poi« tiers; nous en donnons ici une répétition d!un plus grand format, pour en faire mieux ronnattre (1) les détails. A tout ce que non» avons dit de ce monument précieux, nous ajouterons la traduction littérale des
inscriptions latines dont il est«décoré :
Voyageur arrête toi ici, quelque peu médium \ part toy ; Quoique piiissanie par sa naissance et ses richesses , Diane cependant est écrasée sous ce marbre froid, serrant de nourriture ' " aux vers \ la terre a son cadavre j
mures du iscrzicnie "siècle, voyez ce que j*ai dit tom. IV, pag. i33 jusqu^à \^\ , et tom. III, pag. 6i et suiv. ; tom. IV, pag. i37.eti38>et pour Tbabillement des dievanx , tom» V, pag. daS. .
(i) Comme on Ta vn par ma description ^ tom. IV, la consec- Tation et la restauration de ce monument , ainsi que la façade de son cbâteaud'Anct, sont entiècemcat dai à mes soios^