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MARBRES, ALBATRES, STUCS, TERRES CUITES

w 2692. — Statue de Tempereur Julien, proclamé en l'an 363 au Palais des Thermes; figure antique en marbre grec, trouvée à Paois.

Cetl# belle statue, de grandeur naturelle, est d'une parfaite conservation. L'empereur est debout, la tête ceinle de la couronne, et la main droite soutenant sur la poitrine les plis du manteau. La main gauche porte un rouleau ; la barbe est longue, et les cheveux, plaqués sur le front, débordent sous la coijronne et tombent au-dessous du bandeau; les pieds sont chaussés de sanaales.

Trouvée à Paris, il y a quelques années, cette statue de l'empereur Julien avait été, immédiatement après sa découverte, acquise par M. le comte de La Riboisière, et avait pris place dans son hôtel de la rue de Bondy ; mais, après l'exécution des travaux de dégagement du palais des Thermes et de rnôtel de Cluny, M. le comte de La Riboisière comprenant combien il était intéressant de voir la statue de Julien prendre, au milieu des ruines du palais romain de Paris, la place qui lui revenait de droit, a bien voulu s'en dessaisir et l'a cédée à S. Exe. le ministre d'État pour les collections du Musée des Thermes et de l'Hôtel de Cluny, le 19 février 1859.

A peu près à la même époque à laquelle on trouvait cette statue de l'empereur Julien, c'est-à-dire longtemps avant !a fondation dn Musée des Thermes et de IHôiel «leClnny. on en découvrait à Paris une autre remontairt comme celle-ci à répcKjue du Bas-Emnire. Cette statue, dont la disposition est à peu près la même, et qui, par la pose de la figure, son costume et la tournure des draperies, présente une grande analogie avec celle du palais des Thermes, est placée dans les collections du Louvre.

2693, — Bas-relief antique en marbre, trouvé à Paris ; sujet symbolique présentant des poissons au nombre de quatorze, qui se jouent dans les flots et se dévorent les uns les autres.

Ce bas-relief a été trouvé dans la Seine, entre l'Institut et Thôtel des Monnaies.— L. 0°»,41, H, 0»*^,26.

Donné par M. Théodore Chrétin, mosaïste, i8S8.

2694. 2695. — Figures de moines en costume de chartreux, exécutées en marbre pour le duc Philippe le Hardi par Claux Sluîer, ymaigier du duc de Bourgogne, chargé par ce prince de la direction et de Texéculion des ouvrages d'art de la chartreuse de Dijon après la mort de Jehaa ^e Marville, en 1399.

Ces deux figures sont debout. L'une d'elles est dans Texlase de la prière; la seconde, dans Taltilude du recueillement, porte à ses yeux les plis de sa longue robe. Les têtes sont nues et l'exéculion en est très-remarquable.

Elles ont été données au Musée au mois de mai 1861, par Sa Grâee le duc d'Hamilton Brandon et Châtellerault.

Qaux Sluter, Hollandais d'origine, fut chargé par le duc Philippe, dès son

arrivée en Bourgogne, en 1387, des travaux de sculpture du portail de la diartreuse, puis du monument connu aujourdliui sous le nom de Puits de Moïse, commencé en 1396 et achevé en 1402.

a Peu de temps après la mort de Jehan de Marviile, dit M. de Saint-Mesmin dans son rapport sur les restes des monuments de l'ancienne chartreuse de Dijon , Claux Sluter fut chargé de la direction des travaux et de l'exécution des sculptures du tomheau du 4uc Philippe le Hardi. Dans celte entreprise , d'une importance majeure, Claux de Weme, dit de Vouzonne , son neveu et son élève, et Jacques de Baërze, dit de la Barse, imaigier du duc, venu de Dendermonde, lui furent adjoints. — Le 6 avril 1404, peu de jours avant la mort du duc Philippe e Hardi, une retraite dans le monastère de l'abbaye de Saint- Étienne fut offerte à Claux Sluter , en reconnaissance des services qu'il avait rendus et du don de 40 francs d'or qu'il avait fait aux religieux pour Futilité du couvent. Et ce fut en ce heu de tranquillité que, dans un âge avancé, l'habile artiste termina sa carrière, entouré de la considération due à son mérite et à ses talents. »

Le tombeau du duc Philippe le Hardi, élevé par ses ordres et de son vivant dans les bâtiments dé la chartreuse de Dijon , splendide édifice monastique, fondé par ce prince en 1383 , fut détruit en 1793 , ainsi que le mausolée de Jean sans Peur ei de Marguerite de Bavière, exécuté en 1444 par les soins du duc Philifipe le Bon, et cela conformément aux termes de la délibération du conseil général de la commune de Dijon du 8 avril, confirmé par les arrêtés du district de l'arrondissement et du directoire du département de la Côte -d'Or du 23 frimaire an II (1). Les figures qui ornaient ces beaux monuments, les ornements d'architecture, furent dispersés de côté et d'autre. Plus tard, une restauration intelligente présida à la restitution des tombeaux des ducs de Bourgogne, et en 1827, cette restauration fut achevée, et les monuments de Jean sans Peur et de Philippe le Hardi furent placés dans une des salles du Musée de Dijon. Les quarante figures en marbre qui entouraient le tombeau du duc Philippe , et représentaient quelques-uns des principaux personnages des maisons civile et rehgieuse du prince et les membres de différents ordres monastiques, ont pu être remises en place pour la plunart.LcrgYîftrax^uvra'gé de restauration a été accompli avec une véritable habilité et une rare perfection.

Les deux figures données au Musée par Sa Grâce le duc d'Hamilton faisaient, ainsi que deux autres de même pr<3venance, que possédait antérieurement FHôtei de Cluny, partie de la colleciion de M. Baron, vendue en 1846. Passées depuis dans le cabinet de M. Rattier, elles étaient devenues , à la mort de ce dernier, et lors de la vente de sa galerie , la propriété du duc d'Hamilton qui, mû par le désir de réunir ces quatre charmantes sculptures ayant une origine commune et d'en assurer la conservation à l'Hôtel de Cluny, a bien voulu lui faire don de celles qu'il possédait, et qu'il avait, acquises pour ses splendides collections d'Hamilton-Palace.

2696. — Statue en nnarbre de grandeur naturelle, ouvrage italien du xvi® siècle.

La figure est vêtue d'une robe que rehausse une garniture richement brodée; une couronne de roses maintient la coiffure, dont l'exécution est traitée avec une grande finesse de détails ; la main droite portait une fleur dont il ne reste que la tige.

(1) Rapport de M. de Saint-Mesmin.

2697. — Fragment d'un chapiteau en marbre, provenant des ruines du théâtre romain de Philippeville, en Algérie.

Donné par M. le professeur Jules Cloquet, membre de Tlnstitut, 1860.

2698. — Médaillon en marbre provenant de la décoration de l'ancien château de Gaillon : le roi David. — xvi« s.

La figure est assise et semble résoudre un calcul à l'aide des doigts de la main ; la harpe est placée auprès d'eUe, et le fond représente un paysage avec l'entrée d'un château. La bordure est composée de Banderoles entrelacées de perles. — Diam. 0™35.

Donné par M. l'abbé Caille des Marres, 1859.

2699. — La Vierge dans sa gloire, bas-relief en albâtre dn XiT* siècle. Au-dessus, le Père éternel avec les chérubins ; en bas, la figure du donateur.

Ce bas-relief provient du cabinet de M. Grillon , ancien inspecteur général des bâtiments civils et membre du Conseil municipal de Paris , et a été donné paff M™6 veuve Grillon, en avril 1856.

2700 à 2705. — Bas-reliefs en albâtre sculpté et relevé de couleurs, deTépoquedu roi Jean. — xiv«s. — h. 0«»,40. L. 0",26. Le Baiser de Judas.

Le Christ à la colonne, même suite.

La Mise au sépulcre, huit figures, même suite. La Résurrection, même suite.

La Mise au sépulcre, neuf figures, même suite.

Tous ces bas- reliefs ont éte'diîniîèïau Musée par 21. en. sauvagem, pensionnaire de l'Académie impériale de musique, 1856.

2706. — La Résurrection, bas-relief en albâtre avec bordure en bois et pâte dorée ; ouvrage italien du xvi® siècle. — h. 0"^ 22.

Donné par M. Achille Jubinal, député au Corps législatif, 1860.

2707. — La Vierge et l'Enfant Jésus, grand bas-relief de la fin du XVI® siècle, sculpture de l'école italienne, exécutée en stuc peint et doré..

2708. — Fragment de terre cuite décoré de mascarons et d'ornements, trouvé à Rome près de la Porta Latina, en 1835.

Donné au Musée par M. le professeur Jules Cloquet, membre de l'Institut,

2709. — Retable en terre cuite, composé de trois tableaux à figures de ronde-bosse sous des galeries d'architecture gothique, provenant de la chapelle de Saint-Eloi, près Bernay. — xv® s.

^ Les trois suiets sont ceux du Mariage de la Vierge, de F Adoration des anges

et de celle des rois mages. Les figures sont en terre cuite peinte et Jorée, ainsi que les ornements d'architecture, dais et couronnement. Ce beau basrelief avait été sauvé par les soins du savant et regreitable Ch. Lenormant, membre de l'Institut , et c'est à sa mort , en 1860 , qu'il est venu prends place dans les collections de THôtel de Cluny.

PLATRES.

2710. — Chapiteaux historiés de l'ancienne cathédrale de Pampelune, style roman, moulés sur les originaux et donnés au Musée par M. Sarvy, architecte à Paris, en 1861.

Ces chapiteaux sont au nombre de neuf, dont quatre accouplés, et représentent les scènes de la vie et de la passjon du Christ, le Baiser de Judas, le Portement de croix, le Calvaire, la Descente de croix, le Christ dans sa gloire, etc. Les plus grands chapiteaux, accouplés par deux, sont surmontés d'un bandeau courant, composé de branchages et de feuilles.

2711. 2712. 2713. — Le Christ dans sa gloire et les douze Apôtres, bas-reliefs moulés sur les originaux existant au tympan de rëglise Noire-Dame de Mauriac. — xii® siècle.

Donnés au Musée par M. Mallay , architecte du gouvernement à Clermont-, Ferrand, 1857.

2714 a 2718. — Chapiteaux do l'église de Saint-Martin-des- Champs (aujourd'hui dépendance du Conservatoire des Arts et Métiers). — xii« siècle ; estampages en plâtre.

2719. — Grana cuajjucau oo i-c^noc ae saut^ax, j>»^o niona. les Gardes du saint sépulcre, les Saintes Femmes et l'Ange; estampage en plâtre. Style roman. — h. 0™8o.

2720. -r— Chapiteau provenant de la même église; estampage en plâtre. — h. 0™80.

A chaque angle une figure agenouillée, les pieds en l'air, et portant la main sur des pommes de pin suspendues à leurs branches.

2721 à 2727. — Chapiteaux de Téglise cathédrale d'Issoîre, Puy-de-Dôme, moulés sur les originaux existant dans le transept et dans la nef de ce monument; Style roman.

Chapelle du transept nord, colonne au nord : le Diable entraînant deux: figures (2721); colonne au sud : figure d'homme portant un a^eau (2722).

Chapelle du transept sud, Colonne au nord : la Salutation angelique (2723}.

Nef, 4™® pilier, colonne est : Entrelacs de pommes de pin et persôo-»nages(2724). r t-

Nef, gme pilier, colonne ouest : Centaures Chassp au lièvr* 1272^1.

Nef, 3">« pilier, colonne ouest ; Deux hommes portant un* agneau (272^^

314 2« SUPPLÉMENT. — SCCLPTDRE.

Chœur , 3« colonne au sud du sanctuaire ; Christ à la colonne , Portement de croix (2727).

2728 à 2732. — Autres chapiteaux historiés provenant du même monument^ moulés sur les originaux.

2733. — La Passion, bas-relief de l'église d'Issoire; estampage en plâtre. "

2734. — Inscription du soubassement de la chapelle de la Vierge, moulé sur Toriginal existant à la cathédrale d'Issoire.

2735. — La Vierge portant TEnfanl Jésus , grande figure du XIII® siècle , haute de 2 mètres 65 centimètres , moulée sur l'original existant au tympan du portail latéral de la cathédrale de Chartres, côté nord.

2736. — La Vierge portant l'Enfant Jésus; grande figure du XIII® siècle, ayant 2 mètres 65 centimètres de hauteur, moulée sur l'original existant au tympan du portail latéral de la ca-r thédrale de Chartres, côté du midi.

2737. — Les Anges en adoration , assistants de la grande figure de la Vierge; moulés sur les originaux, au tympan, côlé du midi, du portail latéral de la cathédrale de Chartres; xiii® siècle.

2738. — Sainte Modeste, grande figure du xiii® siècle, moulée sur l'original existant au portail nord de la cathédrale de Chartres. — H. 2°> 35.

2739 à 2742. -r^ nUpres, figurines assUp« '';- r , ** ^1\ua' moulées sur les originaux existant au portail nord de la catne-

drale de Chartres. — H. 0»» 70.

2743. — La Force, figurine du portail du midi de la calhédrale de Chartres; estampage en plâtre fait sur l'original. — XIII® siècle.

2744. — La Tempérance, figurine du même portail, cathédrale de Chartres ; estampage. — xiii® siècle.

2745. — Figure d'enfant du xiii® siècle, moulée sur l'original existant à l'église de Poissy , et que la tradition donne pour un enfant du roi saint Louis.

2746. — La grande Vierge de Notre-Dame de Paris, assise sur leirôiie, sous un riche portail d'architecture. Haut-relief moulé sur Toriginal existant à la cathédrale de Paris.

2747. — L'Adoration des rois mages, grand haut-relief du

xiii^ siècle, moulé sur Toriginal existant k la cathédrale de Paris.

La Vierge est assise sur un trône d'architecture gothique surmonté d'un dais; elle tient sur ses genoux TEnfant Jésus et derrière elle, dans une niche d'architecture, se tient debout saint Joseph appuyé sur un tau. Les ma^es sont devant elle, et l'un d'entre eux, agenouille aux pieds de l'Enfant divin , lui rend hommage et dépose sa couronne à ses pieds.

2748 à 2751. — Chérubins ailés dans l'attitude de l'adoration, figurines du xiv« siècle, naoulées sur les originaux existant à la cathédrale de Paris, portail du midi. — H.0™70.

2752 à 2763. — Figurines du xiv® siècle, représentatit des saints personnages, des évêques, des pèlerins, raoulés sur les originaux iBxislant à la cathédrale Noire-Dame de Paris, portail du midi. — h. 0°>60.

2764. — La Vierge portant l'Enfant Jésus, figure du xiv« siècle, moulée sur l'original existant à la cathédrale Notre-Dame de Paris. — H. 1"»90.

Nota, La figure de l'Enfant Jésus n'existe plus dans l'original ; celle-ci a été moulée sur une autre statue de même époque, provenant du même monument.

2765. — Tête d'Ezéchiel, moulée sur l'original existant au grand portail de la cathédrale de Reims.

2766. — Tête de la Vierge, même proveqance. — La Mère de la Vierge, même provenance.

2767. — Aaron, même provenance.

2768. — Ange tenant la couronne, figure en haut-relief de la cathédrale de Reims; xiv® siècle.

2769. — Ange portant la navette et l'encensoir, même provenance.

2770. 2771. — Anges de la même suite; estampés sur les originaux appartenant au môme monument.

2772. — La sainte Vierge portant TEnfant Jésus dans l'altitude de la bénédiction. Estampage en plâtre, fait sur l'original existant à l'église d'Orcival, Puy-de-Dôme, un des pèlerinages les plus célèbres de l'Auvergne. — xiv® siècle. — h. 0"» 70.

2773. — Ange sonnant delà trompette, figure du xiv« siècle.

2774 à 2776. — Figurines assises, même époque.

2777. Figure de femme ; la tête est ceinte de la couronne, et la main gauche lève les plis du manteau. Même époque.

2778. — 'Tourelle de langle nôrd-ouesl de l'ancienne place de Grève de Paris, démolie en inars 1852, pour la régularisation des abords de l'Hôtel de Ville et l'ouverture de la rue de Rivoli; modèle réduit, par M. Galouzeau de Villepin.

Donné au Musée par Tautear.

BOIS SCULPTES.

2779:' — La Viefge portant l'Enfant Jésus, figure -en bois de chêne peînl et rehaussé de dorures, ouvrage du xiv« siècle, pro- ^ venant de la galerie du prince Sollikoff, dispersée en avril 1861. '

2780. — -Chef en bois sculpté, peint et doré, de sainte Mabile, l'Aine des onze mille vierges, ouvrage italien du xv® siècle.

La tête est peinte el les cheveux sont dorés, ainsi que la robe, qui e^t rer haussée de pierreries. Sur la poitrine on lit rinscription : s. mabilia de

XtMlLIA VERONE.

2781. — Sainte Marie, grande statue en bois sculpté, peint et décoré d'ors en relief, d'origine italienne, provenant d'uu Calvaire du XV® siècle.

2782. — Saint Jean, figure en bois d'une exécutîon et d'une décoration analogues, provenant du même Calvaire.

2783. LaMère de douleurs, bas-relief en bois sculpté, peint el doré, formant le motif principal d'une chapelle portative à volets <lu Yvi® siècle.

Provenant du cabinet de M. Grilion. ancien iuspecteur général des bâtiments civils et membredu ConàéSl niunldpai de Paris ; donné par M™* veuve GriHon, en avril 1856.

; 2784. r^ Console en bois trouvée à Saint-Jean-de-Latran, lors de la démolition de la tour Bichat, représcïnlant un Évangelîste sculpté de ronde bosse. — xv® siècle.

2785. — Médaillon en bois sculpté de haut-relief, tète de jeune homme coiffé d'un chapeau à plumes. — xv® s. — D.0"05i

2786. — Figurine en bois sculpté, peint et doré : Melchior, l'uii des rois mages, provenant d'un retable du xvi® siècle, existant à la cathédrale de Reims, consacrée en 1359.

Donnée par M. le* professeur Jules Cloquet, membre de l'Institut, 1860.

2787. — L'image de la Mort, sculpture en bois peint : sujet de

2* SUPPLÉMENT. — SCULPTURE. 3f7

ronde bosse, exécuté à Santa-Fé di Bogota, NouveHe-Grcnade , lors de la domination espagnole. Cette figure était regardée à JSanta-Fé corame la représentation d'une victime de la sainte-irtquisition. — L. 0°> 45.

Donnée par M. d'Hertmanni, 1860,

2788. — Figure en bois formant encorbellement et support dans une cour de la maison rue de la Harpe, n® 66, en face le palais des Thermes, maison détruite en 1856, pour l'ouverture du boulevard de Sébastopol. — xvii® siècle. — H. i^ 30.

IVOIRES

2789. — Bas-relief en ivoire, sculpture antique représentant une femme debout, près d'un autel, et tenant en main deux torches enflammées et renversées, trouvé au fond d'un puits à Montier-en-Der, en 1860. — h. 0"» 31. — L. 0«» 14.

Le monastère de • Montier-en-Der fut fondé dans la seconde moitié du vu? siècle, vers 679, et sous le règnede Childéric, par saint Berchaire^ dans la forêt de Flassigny, sur des terrains cédés par une dame riche et pieuse du nopa de Vatilde, épouse de Vaioier, seigneur au lieu.

L'église abbatiale possédait, au dire des ëdrrvains , une graïide quantité de jreUques des apôtres et d'un grand nombte d'évêques, de martyrs et de vierges. CjBs reliques étaient renfermées dans une grande et belle châsse rapportée de Rome par saint Berchaire, et cette châsse, dit M. l'abbé Bouillevaux, dians sou livre intitulé les Moines du Der , était fermée par deux grandes tablettes d'ivoire d'une époque beaucoup plus ancienne, et sur lesquelles étaient représentés des sacrifices. Au-dessus d'une des tablettes on lisait : Nicomachobum, et au-dessus de l'autre : Symmachorum . Ce précieux reliquaire, ajoute Tau-r leur , est devenu la proie dtes flammes , mais les reliques sont encore aujourd'hui l'objet de la vénération des fidèles.

La plaque d'ivoire trouvée en 1860 au fond d'un puits, à Montier-en-Der, est Tune de cellesqui fermaient la châsse de saint Berchaire. L'inscription ^IC0- MACHORUM, qui surmonte le sujet et qui se trouve gravée en beaux caractères antiques dans un cartouclie en relief, le prouverait surabondamment si le hasard ne nous avait fait retrouver tout récemment l'autre plaque , celle de .SîMMACHORUM. Cette dernière tablette, dans un bon état de conservation, se trouve aujourd'hui en la possession d'un amateur de la ville de Montier-en-Der.

Saint Berchaire, disent les anciennes chroniques, rapportait à son retour de Rome le corps de saint Cyriaque , patriarche de Jérusalem, et celui de -sainte Théodose.; il rapportait aussi de la Palestif^ deux tables d'ivoire qui, dans. le siècle dernier encore, servaient de portes à un beau reliquaire sur lequel on lisait ce distique : • /

His tabulis hoc ditat opus-BerchariUs^'ilU Quas peregrinanti terra beata dédit.

L'inventaire des saintes reliques et-d^St reliquaires de raW)aye de M<)nUç^■ '

318 2« SUPPLEMENT. — SCULPTURB.

en-Der, dressé en i7i7, est déposé aux archives de la Haule-Marne. Nous y trouvons les noms de vinçt-trois saints , martyrs , archevêques , évêques et abbés ; nous trouvons aussi que le reliquaire de saint Berchaire, celui aux portes dUvoire, était orné de six colonnes en bronze doré avec leurs bases et chapiteaux d'ordre corinthien décorés de pierreries, d'émaux et de cristaux, ainsi que de figures d'anges à mi-corps et en argent massif.

La plaque d'ivoire que possède l'Hôtel de Cluny est entourée de sa bordure et a conservé en outre une partie de sa monture en argent finement ciselé, ainsi que ses boutons en même métal. L'autre plaque , celle qui porte l'inscription SYMMACHORUM , présente un sujet analogue : une figure de femme , debout , tient d'une main une boîte pleine d'encens qu'elle verse de Pautre dans le brasier qui brûle sur un autel ; près d'elle est un jeune homme qui lui présente un plat de fruits et un vase à deux anses. Comme dans la première plaque, derrière l'autel se trouve un grand arbre dont les rameaux couronnent le sujet principal.

2790. — Bâton pastoral, tau ou ferula en buis et ivoire enrichi de pierreries, monument précieux du xiii® siècle.

Attribut des fonctions pastorales^ ce tau, sorte de bacultis pastoralis ou de feruia, se comjjose d'une tige d'ivoire formant poignée, que surmonte un chapiteau couromié par un lion de ronde bosse. Le sujet principal, en ivoire, présente quatre figures dont l'une , en costume épiscopal , donne la consécration à un prélat, évêque ou abbé, ogenouillé devant lui. Une inscription latine : Lex Dei vera est; per cruais hoc signum fugiat omne malignumy est découpée en beaux caractères du temps sur les rondelles de la tige. Les yeux du lion, sa crinière, les médaillcms d'ivoire qui décorent le chapiteau, sont, ainsi que le sujet principal et les lignes d'architecture, rehaussés ae pierreries.

Les petits médaillons du chapiteau ont pour supports des léopards et présentent une tête sculptée en.refief.

Ce bâton pastoral , recueilli dans les premières années de ce siècle par le chevalier Alexandre Lenoir, fondateur du Musée des Petits- Au^ustins, et décrit par lui dans son Musée des Mtmuments français^ était passe â sa mort dans la collection Debruges-Dumesnil, et figure dans la description de cette galerie publiée en 1847 (n^ 1479). Lors de la dispersion du cabinet Debruges, il est entré dans la galerie du prince SoltiisofF, et c'est en avril 1861 , lors ae la vente publique de cette célèbre collection, qu'il a pu être acquisparl'Hôtel de Cluny.

2791. — Feuillet de diptyque en ivoire sculpté : la Vierge et l'enfant Jésus entre saint Jean et sainte Madeleine; au bas, le Père éternel et saint Christophe.

Donné par M. Michaud, de Saint-Florentin (Yonne).

2792. — La Vierge portant l'Enfant Jésus, figurine d'ivoire. H. On»21. — XVI® s.

2793. — Figurine en ivoire représentant un cavalier et provenant d'un jeu d'échecs; sculpture italienne du xvi® siècle.

2794. — Petit bas-relief en ivoire, ouvrage flamand du commencement du xvi*^ siècle ; bacchanale.

2795. — Petit bas-relief d'une exécution analogue, de même époque et formant pendant au Jîirécédent. — d. 0°>05.

2e SUPPLÉMENT. — SCULFTfJRK. 319

Ces deux petits bas-reliefs ont été donnés au Musée par M. le docteur Beaude, inspecteur des établissements d'eaux minérales, etc. , 1858.

279G. — Petit manche de couteau; figurine antique ea ivoire représentant un gladiateur combattant, trouvée dans des fouilles faites près de Saint-Denis, en 1859.

Donnée par M. A. Forgeais,

2797. — Poignée de couteau d'écuyer tranchant en ivoire sculpté, enrichie de figures, d'animaux et de raascarons en relief; bel ouvrage du commencement du xv® siècle. — H. 0°* 13.

2798. — Manche de couteau en ivoire ; figure de moine tenant dans la main droite la croix latine, et dans la gauche le livre d'heures. — xv« siècle. — H. 0»n08.

Donnée par M. A. Forgeais, 1859.

2799. — Groupe en ivoire; scène d'intérieur. — xvii® siècle.

La partie inférieure est montée en argent et forme boîte. Grandeur des figures, 0°> 10.

2800. — Portrait du roi Henri IV; médaillon en ivoire gravé.

— xvii® siècle.

Le roi est en babit de cour, avec le cordon du Saint-Esprit ; autour de la figure est la légende : Henry IlIL roy de France et de Navarre. — H. 0°» 15.

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