I.K MILITAIRE
Parlez, parle/., homme intéressant! Nous m'avez dit qu'une sœur vivait jadis avec vous et \ ous aidait à supporter vos souffrances.
LK I.KPRKl'X.
("était le .seul lien par lequel je tenais encore au reste des humains! Il plut à Dieu de le rompre et de me laisser isolé et seul au milieu du monde. Son amc était digne du ciel qui la possède, et son exemple me soutenait contre le découragement qui m'accable souvent depuis sa mort. Nous ne vivions cependant pas dans cette intimité délicieuse dont je me fais une idée, et qui devrait unir des amis malheureux. Le genre de nos maux nous privait de cetl« consolation, liors même que nous nous rapprochions |iour prier Dieu , nous évitions réciproquement »le nous re;;arder , de peur que le spectacle de nos maux ne troublât nos méditations , et nos regards n'osaient plusse réunir que dans le ciel. .\pres nos prières, na sosur se retirait ordinairement dans sa celluh' ou sons les ooiseiiers qui terminent le jardin , et nous vivions pnrsque toujours séparés.