‹ Musée littéraireChapitre 21 sur 170 · LA LOGE NOIRE · texte numérisé non relu

LA LOGE NOIRE

Snail fit les choses en conscience. Il dépensa ses cinq guinées chez un fripier de Lotig-Âcre et en sortit costumé en gentleman d^s pieds à la léie. Rien n'y manquait : ni les escarpins vernis, ni les bas de soie, ni les gants blancs.

Avant d'entrer au théâtre, il retourna dans Before l-ane et cacha ses habits, dont il avait fait un paquet, dans l'enfoncement même oti avait eu lieu sou entrevue avec le l>oii capitaine Paddy O'Chrane. A l'ociasiei!, il eut grand désir ûe se montrer dans toute n splemleur nouvelle aux habitués ébahis de The Pipe and Po', dont les fenêtres rayoïmaieut une rouge et sombre lueur à cinquante pas de là, mais il sut résister à la tentation et prit sa course dans la directioade Coveiit-Garden.

C'était vers la fin du deuxième acte du Freyschatz. Il n'y avait au foyer i|u'une demi-douzaine de ces habitués nltrablasés qui ne font guère appariiion dans la salle que durant l'entr'acte et s'enfuient dès que le rideau se lève. Les dames de vertu douteuse qui font foule en ce lieu durant les entr'actes avaient été porter ailleurs leurs provoquaiis sourires «tle laisser-aller exagerédeleurs toilettes décolletées. — Snail se mit à faire les cent pas de long en large, renflant de son mieux sa maigre poitrine, cambrant ses reins et mâchant un cure-deni de plume qu'il avait acheté pour compléter sa tenue de gentli'man.

Il regardait sous le nez tous ceux qu'il croisait en marchant, toussait, crachaii, se nioucbait, — le tout en vain. Personne ne prenait garde à lui.

Il avait pourtant arboré sur sa poitrine un large nœud de satin jaune qui ne ressemblait à aucune décoration connue.

S'était-on moqué de lui? — Snail commençait à le craindre. Il regrettait amèrement les bancs boiteux de la Pipe et te Pot, le menton barbu de la jolie Madge, et même le siupide regard de Mich, — son beau frère.

Il ^'ennuyait — Pas moyen même de miauler pour passer le temps!

En de'vospoir de cause, il s'approcha du comptoir et demanda un verre d'ale. — On lui servit une glace.

Snail n'avait jamais mangé, — ou bu, — de glace. Nous pensons que son mécontentement se serait exprimé d'une faç(in éminemment désa^tréable pour la nymphe du foyer, si un monsieur ne fût venu faire iliversion à sa colère.

Ce monsieur lui mil le doigt sur la poitrine à l'endroit où miroiiaii le fameux nœud de salin jaune.

— Suivez-moi, dit II i voix basse.

— Comment! suivez moi! répliqua Snail ea redressant fièrement sa courte taille; — du diable si vous n'êtes pas un plaisant original, vous!

Le monsieur fronça le sourcil, mais Snail ne t'effrayait pas pour si peu.

— Suivez raoll... répétât il encore; —je ne suis que les gens que jr connais, v-iyez-vous, et je ne vous connais ni i'Ère ni d'Adam, de par l'enfer! comme dit mon brave ami, iC encitaine O'Ctinne.

Le ni'Uv^au venu le regardu un instant en sour'ant.

— Voilà un déterminé peiii drôle, nmrmnra-t-il.

Puis, prenant sa main tout à-coup, il Ct une croix aTflC SOD index sur la paume, et ajouta :

— Centteman oj the j'iy/il!

— A la bonne heure! dit Snail avec iniporianre; — vons parlez niaiuienant comme il convirnl .. Mais vous semez, miioni, que, chargé comme je le suisd'une mission de haute coniiance, je ne puis écouter le premier étourneau venu qui me dira : — Suivez moi !

— C'est jus;e... Comment vous appelle-t-on?

— Snail, milord... Et vous?

— Moi?... moH nom importe p»u, mon jeûna ami Snail, et le temps presse .. Venez avec n oi.

Tous deux qu'ttèrecii le loyer au moment où la foule sortait par touies les issues de la s,ille après le tomber dj rid. au. Ils parvinrent à (iraiid'peme à se frayer un passage dans les couloirs soudainement reiuinis, et sarrêtéient a deux ;)ks de la luge où se tenaient la comtesse Uplielia et mauame la princesse de Longueville.

Le monsieur frappa trois doubles coups à la porte d? 'a loge voi-sine. La porte s'ouvrit, et Miail , suliilenienl poussé parles épaules, se trouva lout-à coup dans nue complète obscurité.

L'endniit où il se trouvait était évidemment une loge, fermée par un écran, mais si bien, siherméti,|iiernent feniiée, que Bill rayon des mille jeis de yaz (■•p..ndHs partout dans la salle voisine et resplendissante n'y pouvait [lene rer.

Dn profond silence réf;na pendant une niinu'e. Snail en» tendait seulement le bruit de plusieurs respirations cohienues. — Il eut un frisson de peur.

— Je te sens trembler, enfant de la famille, dit une voix sourde etdéjjuisée. — Si tu es un poltron, va-t'en !

— Dieu me damne! milord, répondit Snail, je suis un homrael... Seulemei.t, j'aime assez à voir clair devant moi... Que faut-il faire, en définitive?

— Il faut te taire.

Snail, au même instant, se sentit prendre par le bras On l'attira sur le devast de la lo^e. rne main loucha l'écran, au milieu duquel apparut aussiiôt un point lumineux.

— Mets ton œil à ce trou, dit-on

Snail obéit. Sa vue, habiinée déjà à l'obscurité de la loge, fut éblouie par les flots de lumière qui tomba eut dulustieet montaient de la rampe L'homme qui avait parié sembla er<mpreiidiecela,eta'.tendit queh^ues secondes avaiii de reprendre la parole.

— Regarde en face de toi ; dans la pren.ière loge, sur le théâtre, dit-il ensuite.— Que vois-lu ?

— Je vois une lady, pardieiit avec une robe de satin et des cliaquans ijui brillent partout sHrelle.

— Vois-iu la maiu de celle lady?

— J'en vois une.

— Laquelle?

— Attendez que je m'oriente, mi'ord... Sa main droite... Non ! sa main gaui be qui est appuyée sur le rebord de la loge... Ah ! par saint Gi orges, les belks bagues ! et .jjie ma jolie Madge serait contente d'en avoir deux ou trois comme cela!

— Tais toi... Nousdisons que c'«st bien la main gauche... Au d"iigt aiinnl.'ire de leite main, tu dois voir uue bague qui brille plus que ies autres...

— Je crcis bien, milord, je cois bien... Oa dirait un petit moreeaii de soleil !

— Ole-loi de là.

Le irou fut rebouché. Snail se retrouva dans une nuit pro* fonde.

— La main gauche et le doigt annulaire, lui répéta-ton en serrant forieuieni son bras.— Tu le souviendras bieu?

— Oui. inilorJ.

— Maiiiienaiii, apprnrhe ici.

On le poussa vers le côté droit de la loge. L'écran fut impercopiiîilemrni soulevé et un rayon vif illuniina la loge; niai> d nx mains avaient siiisi la léle de Snail qui ne put so retourner uoar voir quels étaient ses compagnons.

PAUL . GVAL.

— Regarde I lui dit^on encore, mais celte fuis biep bas •, — que viii-<-iu ?

— Je vKis le« épaules d'une fehinie... Que Satau me brûle, milord si ce ne soni les plus belles épaules...

— Tais-t.ii !... Tu ne peux voir son visage? ^clll, Diilord.

— Ati<-;ids.

On o.iilmua de lenir la tête de Snail immobile jusqu'à ce qu'il eOl dit :

— J^ la vois, milord; je vois sa figure... EU! mais... j'ai TB l'eia <iejj queique pail ..

— ^sllfll^e'

LVtrtii loa<ba de nouveau b cloison de la losie 1/obscnrite reileviHi coiiipleie. Ou lAcba la léte de bnail qui se M4*ou^ comm*- lin hart/fl.

— Où d al)le aijc \u celle belle lady?... se demandait-il. Puis. I Hi--coiip, frapi'é d'un sOHVPnir, il ajouta :

— ^lal^ qiiejf suis!... (,'isi qu'elle ressfnibie à Snsanosh , la tille des .■/••Dies (te la ' ouronne... Il faudra que je la Dio Ire an rapiiaui'- pour letai'°e liiv ..

—Tu vas siiriir, dii il ce ninnieiit \<i voix. — Tourne-loi vers la p"rte el ne rf;!arde pas derrière loi.

La prie «'ouviii; en poussa Si'ail dehors comme on l'avHJi pousse deilans. I.ors mt'iiic qu II auail eu rintenlion de dfsi'beir .1 l'orire nu- co ('•nai.-iil les dernières paroles de la VOIX niysierî- use, il i.e l'auiail pas pu, car la porte se relernia Mvi mei.i derrière lui.

Il se retrouva dans lecotloi.-, à côté de l'homme qui l'avait a<(-osi dans le foyer. Le grand jour lui rendu lotiie sa faumri'iiiie hardiesse.

— Eii bien ! uiilorë, dit-il, je suis le serviteur très humble de leurs sei;;nuri s ei <le la vôtre; uias vuilâ une étrange îavon de pdsser son temps t Ces huiii'èles gt-ni emen qui soni la drilans ii'aijr.<iriil qu'a d<'Si endip dans la cave de leurs maisons sans (iieudrr la peine de venir au s|ieciarle... Ils eu verra ieul, ma foi, loui a tant... Qiia' t a moi, je suis bien satisMt de leurs manières, el j'aurais voulu voir un peu leur Bine.

— Paix, enfant paix !

— Milord, je suis un homme... Ma fc'mme Madge et Mich sont h pour le dire... Un seul moi, s'il vous plalt : Son Uuniieur était i dans cette logedu diable?

— Qui appelez vous Son Hon enr?

- I e patron de FIncb-Lane, pardieu!... celui qui paie... BOnsieur K<lwaid.

— Il n'est pas là.

— Ah ' lit .Snail ; — alors j'ai moins regrel de n'avoir pas en iiD li'Ui do cliandelle... C'est Sou Uouneur que je voudrais voir lare à lace.

— Qiieii|ues-uns l'o^t vu ainsi ma gré lui, jeune homme, dit le monsieur du foyer d'une Vuix grave el Icuiej — mais ceux-là seront discrets ..

— On OMira leruie Id bouih??...

Le monsieur lit un sjj>ne afTirinatif.

— Ase • des ;;uiiiêes, r- prit »nail.

Le mon leur lira de son eiii un petit poignard i lame évidee, adorablemeni travaille.

— INon... pas avec des guinées, dil-il.

Snail devint silencieux el suivit d'un regard rrainlif la nain du t^eoili nian qui glissait le petit poignard sous le tever- de s.ti de son gilet.

— El inaiHtenani, reprit Celui-ci, te souviens-tu bieo de ce que tu as vu?

— Partaiiemeiit, milord.— En face une lady, une main et une bdiiiie ; — de re coié, une autre lady el s<5s épaules... Ce belles épaules, miloid I

— Ecoule !

L'io. oiinu le prit par la main et lui parla pendant dix Binutrs rnviion, répe ani pusieurs fois le» mêmes phrases, laisaiit.en un niOi, «omine ces maiuesdécole i|ui A.heuide Beuredansla duie télé d un enfant une l.çon diffi.ile.

— Ki'ii, uiilord, bien! s'éiria eiiiiii .Snai, a^ec in patience; — <l *«»U6 me le réj*éiei une (uis de plus, que diablel j« s'y

comprendrai plus rien... C'est convenu, compris, connu... Travaillons!

— Prends garde! Interrompit le monsieur, qui n'avait peut éire pas en Snail une aussi grande confiance que 6uail lui-même ; — Il ne s'agit pas d'une bagatelle.

— Quand il s'agirait de cinq cents livres, — et une méchante bague o« peut valoir cela,— je serais sur de moi, milord.

— Surtout retiens bien ceii: quand tu sortiras de cette loge (il moutrait celle de la comtesse Ophilia). tu prendras celte petite porte au bout du corridor. L'escalier qui est derrière te conduira dans les coulisses ; j'y serai : c'est moi qui te montrerai le chemin de la rue.

Snail et son compagnon tirent le tour de la salle par le couloir de service el se dirigèrent vers le côté occupé par lady B...

Un homme qui sortit sans bruit de la loge mystérieuse les suivit à une vingtaine de pas de dislance.

Cet homme élaiiTyrrel l'aveugle.

11 laissait après lui dans la loge quatre gentlemen qui, l'œil appliqué à quatre trous pratiqués à I écran et pareils il ci>li.i qui avaii servi de lunette à Snail , regardaient avidement la loge de S. A. R. le duc d'York.

De l'autre cfiié du théâtre, on ne pouvait nullement se dou ter de ce manège. L'écran ne paraissait que bien peu, et seuleMienl à l'endroit où se croisaient les rideaux de la loge. Né.'inir.ûins, celle loge hermétii|uemenl fermée avait excité un instant les soupçons du commissaire cliartié de la po>ice du tbé.iti'e. Il donna mission à un agent de surveiller cette loge. L'agent , suivant l'immuable coutume de ses pareils, écoula, entendit et s'abstint.

C'était à peu près le moment où Brian de Lanrester excitait l'allention de la salle entière. Quelques mititties après, comme nous l'avons dit, l'entrée à demi-prix eut litu. Snail el son compai.'iioH étaient alors à droite de la scène, derrière la loge où se lenait seule lady B...

— Attentioa! dit tout bas le guide de Snail.

Puis, presque aussitôt, à l'iiislant même où le tumulte atteignait son comble, il ajouta :

— En besoj^nel Et il disparut.

Tyrrel l'aveugle prit sa place.

Snail frappa résolument a la porte de la loge du duc d'York. Il tenait à la m.iin un papier.

— Milady, dil-ilen saluant respectueusem.nt,— milord-duc m'envoie vers Votre Seigneurie, et me charge de lui reme'.tce ce message.

Il tendit la lettre. Lady 6... avança la main pour la prendre. Maii, k l'insLanloù ses doij;ts rencontraient le papier, Snail les saisit violemment, el, aveu un sang-froid inoiii. fil eC'ort pour arracher la bague qui eninuraii le doigt annulaire. ' Il avait bien vu, il avait bien écoutéi il ne se trompa peiiu.

Lady B..., terrifiée par cette attaque étrange, ne put d'abord trouver de voix pour pousser un cri. Lorsque sm gosier donna euHn passage à une plainte, Snail, <ain()ueur, repassait le seuil de la loge el s'esquivait avec la bagne.

Lady B... éperdue, s'éiaiiça à sa poursuite,- mais, svr le seuil même, elle se heurta contre Tyrrel l'aveugle, ou mieux contre I infortuné sir Edmund IVIaken.^'ie.

— Laissez moi passer, monsieur I s'écria-t-elle ;— laissez!... Au voleur!...

Le pauvre aveugle fil en vérité de son mieux pour livrer passage, mais la latalilé s'en mêla. Il arriva entre lady B... el lui comme entre ces passans trop courtois qui, se reneonirant sur le trottoir, se rangent tous deux en même temps d'un côté, puis encore ensemble de l'autre, ei ainsi de suite, de laçoii a se barrer la route durant une demi-heure. Cbai|ue lois que lady B... se précipitait à droite, sir Edmond l'imitall; chaque fois qu'elle se jetait i gau he elle trouvait cet homme vraiment dicne de pitié sur son passage.

— Elle D'est pas à moil criaii-elle en haletant comme une folle; — Son Altesse royale me l'a prêtée... couli'e!... C'est un diamant de la couronne, mon Dieul... un diamant qui vaut vingt mille livres I... Ârrétez-le I... Au secours!

LES MYSTERES DE LONDRES

Enfin, trouvant de la vigueur dans son désespoir, elle saisit li's deux hras de sir Edmund Maketisie qu'elle atlira violemmeni au dedans de la loge. Puis elle s'élança, éperdue, par les f(/rriilors.

Sir Edmund, qui n'avait rien vu, rien compris, le pauvre bomme, mit sa main sur l'appui de la lo;;e el jeta dans la salle son u'il sans regards. — Sa [irunelle Vdilie sediiigca, par hasard sans doute, vers la loge fermée, el il lit un imper. ceplil)le signe de téie. — L'écran se baissa à demi.

Snail, cependant, prolilant de son avanre, n\.i\t fait tranquillement le liMir delà salle et parcouru une seconde fois le couloir de service; nul ne songeait encore ù le pour^tlivre,

Il entra dans la loge de la comtesse Ophelia qui était ouverte. La comtesse, penchée hors de sa loge, tachait de voir ce qui se passait vis-à-vis d'elle et d'où venaient les cris de lad) B...

Susannah, au conlraire, regardait, pensive , la plsce que Tcnaii lie quitter i;rlaii, au fond de la 9alle, sous la loije du coDiiede VVInte-Manor.

Snail loucha du doigt, par derrière, la peau satinée de son épaule nue et piononça tout bas :

— Cenllewonian o/t/ie niyhl !

La belle tille se retourna en sursaut.

— Pardon , Voire Grâce, (liiS;iail, en souriant*, — mettez ceci dans votre sein. C'est un dépôt conlié par Leurs Seigneuries.

Susaiinali prit ce que lui tendait Snail et celui-ci disparut aussitùi par la petite porle du fond qui mène sur la scène.

Su:.aiinah mit l'objet qu'on venait de lui confier, et qui était eiiiourc de papier, dans son sein.

Ce fut alors quel.idy li..., parvenant enfin .'» franchir l'obstacle que lui opposait l'avpugle Tyrr^l, s'élança dans le couloir. Tout lui bientôl en émoi dans la salle. Il .s'agissait d'un diamant de la couronne, disaii-on, imprudemment conlié à lady B. ., d'un joyaii valant un demi-million.

Ce qu'il y avait de po!i(e au dedans et au dehors s'agita. On chercha. Un mit la main provisoirement sur une foule de bonnes gens portant la robe d'innocence.

Puis une inspiration subite vint au commissaire. Il se tcucbalefroDl et dit:

— J'ai notre affaire I

La pauvre lady B...prlt un peu d'espoir.

Le commissaire, allongeant le pas, se dirigea, suivi d'un bataillon de policemen, vers la loge mystérieuse où Snail avait reçu ses insiruciions. Il rangea les agens moitié à droite, moiiié à gauche.

— Ce sont des gens résolus, dit-il; lener ferme!... Etesvons prêts?

— Oui, monsieur, répondirent les agens qui serrèrent leurs rangs de façon à ne laisser point passer entre eux une souris.

»— Attention ! H dit encore le commissaire.

En même temps il ouvrit la loge.

Personne ne sortit.

Les agens tenaient '>n arrêt leurs bagiieites plombées, tout prêts à assommer le premier qui se présenterait.

Personne ne se présenta.

Mais la loge , malgré l'ouverture de la porte, gardait nue okicurilé asseï grande pour qu'il pût s'y cacher quelqu'un. Le commissaire qui éiaii ,— |)ar hasard,— un homme de courage, entra et lit jouer l'écran dans sa coulisse.

Dei Ouïs de clarté inondèrent la loge-, elle était vide.

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