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CHAPITRE XX

UN ECCENTRIC-MAN.

BriaB de Liincester, (ils puîné de feu Hugh deLanrestor, comte de W.iite-Manor, s'était trouvé ae bonne heure t'aiis cette siluaiioii lausse, presque intolérable, qui est en Aniileierre le lot des oudets no'des non membres du clergé. Elevé au sein d'une opulence t'res(iue royale, il se trouva iout-à-ioup,â la mon de son père, réduit i la portion congrue.

Son frère, grâce aux règles rigoureuses du panat^e noble, héritait â la lois de la pairie et des neuf dixièmes du j»a:rlnioiiie ; son frère devenait firanri seigneur; lui, au contraire, descendait i nii élat voisin de la médiocrilé.

Brian avait mené jusque-là une vie d'iir>pré«oytnre et déiOHrderie. L'avenir ne l'avait point préoccupé; il avait refusé de céder aux observations de sa famille qui voulait le pousser dans l'Eglise, cet opulent pis-alier din> >adei6 de sraude maison ; il avait relusé i arce qu'il connaiiitit irep le

LES MYSTÈRES DE LONDRES

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clergé d'Angleterre, si puissant, si ri(h«, si fainëanl, si coni(ilélemeiit inutile, coiirussiiiBiiairp et méprisable I

Kiian avait en lui de nobles insilncts et une singulière Tigui'ur de volonté. Lorsque mourui son père, il n'éiait point lr(ip urd pour entrer duas les ordres, mais il refusa de nouveau.

Tdus ces millions mal acquis que les évfques et bénéficiaires anjjlicaiis exiraieut di'S sueurs du pauvre lui causaient horreur et détrciûi. Il se serait cru irrévocablement souillé en posant le pied seulement sur le premier échelon de celte liiérarc-hie protestante, si monstrueuse dans son organisation, si vaine dans ses résultats.

Il continua de vivre oisif, mais non plus insoucieux. Une colère sourde grondait au dedans de lui contre celte suprême injustice de la loi, qui vient se mettre eiitre les tils d'un même père pour enrichir l'un aux dépens des auires, et rompre violemmeul le niveau parmi des enlans que Dieu avait faits égaux.

1,'un des princes du fashion de L'^ndres et membre fort indneiit des cluls de la jeune aristocratie, il ne déclamait poiiii contre le droit d'aînesse, parce que les r.incunes du vrai Saxon ne se traduisent point on vides paroles comme celles des gens de France ou d'Irlande, mais il amassait en lui sa haine et songeait déjà aux moyens de déclarer à cetie loi qui le dépouillait une guerre à mort, — une guerre anglai>e, patiente, légale, impbcable.

Il mangeait, pendant Cela, son petit bien fort galamment et assurait de mieux en mieux sa position d'homme à la mode, en ajoutant à ses autres mériles une nuance des plus fon< ées t\'ecrenliicily.

C'est là un mot <|ue les gens du continent ont traduit et dont ils a'jus*-nt voloniiers, comme de tout ce qui a rapport au tashion britannique, mais qu ils ne comi^rciuicnt point L'eccentriiity est, comme \'/iumoiir, un mot et une chose spéi ialumenl, uniquemtnt anglais. Ce qu'il faut pour faire Hn eccintric passable se trouve dans le sang saxon, dans l'air é^ais de Londres, dans les brouillards de la Tamise, et non pas ail eurs.

Aussi Veccenlricity, comme tout ce qui est purement national, jouit en Angleterre d'une vogue immodér. e

Brim, dans sa jeunesse, accomplit de très mérityntes excentricités. La plupart de ses exploits ont ctn attribués à d'autres, en venu de l'éternelle maxime : Sic ros ; en vobia, mais il lui en reste assez pour sa gloire, et le chef actuel de la maison de B resford, le très noble niari|uis de VVaiei ford, qui fut son élève après avoir éié son niaîire, ne parle jamais de lui que le chapeau bas et la cravache'au port d'armes.

Il lit mieux, aulrefois : il le copia, et les cftkneys applaudirent fiénétiquement à ces audacieux iilagials.

Ainsi, pour ne ciier qu'un seul exemple, ce fut Brisn qui, en I8î.,i4l paraître la première édition de ce /;/g(;/e (mauvaise plaisanterie) qui a conquis depuis une cilébriie euiopéeiine.

L'Honorable Pegasus Anlicorn, membre du pailenienl, poridit d'ellrayanies mousiaches, lesquelles m(»iisiaiheseur.nt le malheur d ■ dépUire à Brian de Laiicesler. Un malin, il se rendu au club et annonça son intuiition forine'le de f'ire disparaiiie lesilites moustaches. L'Hoiicralile Pegasus Anti corn en tut instruit dans la soirée, et se muiiii il'une paire de pistolets charges à double charge, dans le but de mourir eu deiendant ses moiislaches.

Le II nileuiain, le Times annonça que le Très Honorable Bri^iii de Lancesier couperait dans la journée les moustaches ds IHoiiorable Pegasus Anlicorn, men.bre du parleuient.

Celui-ci ajouia un sabre à ses pistolets.

Le .-urlendemîin, Ou V(>\i\i dans Londres des alGches de six pieds de haut cpii proineitaieiil cent livres de récompense i quiconque a. ponerail au domicile du Très Honora! le Brian de Lancesier les moustaches de l'Honorable Pegasus Anlicorn, membre du parlement.

Pegasus mit une cuirasse sous ses vêlemens. • Eutiii, le jour suivant, le J/cruld, le (. Ino/iicle et le Pont racontèreiii que plusieurs gentlemen portant de grosses moustaches avaient été massacrés, au sein de leurs familles, par des bandits désireux de gagner les ceut livres promises.

Pegasus rédéchil, fit venir un barbier et envoya ses moustaches a Bri n avec un cartel.— Briau lui coupai oreille droiie d'un coup de pi.iiolet.

Nons piurion-. remplir des volumes, des volumes in-folio, de tours semblables exéiutes avei' le sérieux brilaiiiiique et vériiablemeni sublimes d'invention ei d'- graviie buriei,i|ues. Malbeurcusemenl nous avons auire < hose à dire au bcieur,

C' niineoii le p.iise, c ( s iilaisanieriescoùtaieiiicberâ Brian, qui n en vit que p us liil la fin de sa modeste lé^ii iuie. Un iinldnl hâta sa ruine coiii, léte. son Irêre, le riche co i le de Whiie-Manor, o i p'uliji l'iiiten lanl de ce dernier, lit a Hrisn un procès que le pauvre eccenlrie perdit faute U arpent et de Soins.

Les deux frères ne s'étaient jamais a-més de lenilr^ssr» fort en hou$i;-sle. et de| uis la mort du feu . ointe, Brian, qui se r.gardititC' mme injuMi-ment s,.olie, gardait à son aine une sourde rancune. Cette ociasion la lit éclaier soudain . Brian jura qu'il soutiendrait coinre son fière une lu le a un. ri.

El il tint parole. — Les armes qu'il ■ hoisit lurent éhat.pes; mais il les mania l'riib ement et fr.tppa sans reil. lie. de sorte que la b'es-urese lit, et une lois laite, reslj nagiianle sans qu il lût possible de la fermer jamais.

Le comiese rcj' nit alors aniereuicii d'avoir poussé à bout cet houiuie que la (a eur «lu monde ri'iidaii puiss.int et qui, Sans pa-ser certaines boin s, etcouime en s.- joiaiii, iei;ii à plei s iraiDs l'aïueriume sur sa \ie; mais il nMa.l plus leaips.

Le comte se ravisa. Il roposi une nn'e faille, puis une rent'' plus forte, pnisdisnii liersde livres; — Hrioi lui demaiiila la moitié de son iiuniense loi tunr. |r cdmte refusa.

E' l< guerre continua, guii re meiv illcused fa blerouire le fort oà le faibie avait to l l'avaii'a^e; guerre i.ii I un des coinbaitaiis,ariiié l'une épingle, p qnail. i iquail sans cesse u adv, rs.iire iiiviniibleiiient léd'iit a ruieriie...

Le comte prit le spleen et devint rhomme le plus malheureux de< triiis royaumes. — Bri n. iinpiovable dans ~oii attaque de chaque jour, trappa encore, clierclia les défauts île cp! e sei sibiité qu'il a ait liii-uié e eogiuid e. làu, po 'ssa, et lit comme '"il eût voulu iiiirodiiir jiisi|u'au cusur son épingle ui piquait en vain mainienaiit ré,'ldei me.

Et, clu) e I tr.-nge, dans la l..ite, ses auî.iliaires, étaient ceux que la nature et les lois auraient ilil f.>ire ses ennemis ob igés. C'étaient tous de jemns lords . es bériiieis de pallies, des gens ijui, dais un temps donne, li'Vaiiiil se tionvc.r vis-à vis de leurs cadets dans a pi sillon où iialt le pauvre coilitein face de scn leri iide pcr.seï uieur. Mais n'en a-l-il pas clé aiii.si par tous l-s lenips ei |.ar tous les pays?

Ne .se .souvien -On plus de ces peiits inari)iiis, papillons é'ourdis.m 'Uches prédestinées a la ilanime, q'ii, d-ns les années qui précedére t la révolution franpise, catiueiaient, cab..laii ni, 1 onspira eut, faisairiii île l'iniiiélei a, >poriaieiii, enlin, cliaiuii Sa plani belle au grat d échafaud qui devait être leurdeiiiiere salle de Lai?

Ainsi laisaieiii os jeunes lords. Ils ne voyaient que le colé plais,-.ni de la coiolniti- de monsieur de Lamenter . ils ne coii.|ireiiairBi pas que chacune de ses ^.lla |Ues et t un coup loin lé porte Hu ilioil d'al':e se, u» irait de lime qui minait iiisensibiiaenl le- antqnes sjpiiuts de cette oi. ma^nitiqiîf dan sa barbarie, ijui est une pi riiou de la lorce it qui sera 1 eut être 1-1 ruine de la Giaïul' Bretagee.

Plus les boties porii^es par Brian d. ns cette espèce de duel él .ieni écl. lanies et bi/an- s, plus le lie'ii mon le afiplaiidis sait. Le Wesl-Eud entier lié i-iiait il'aise b.rsqn'oii lis,iii dans les colonnes du Times q elque h uvclle comme celle-ci :

• Hier, le noble côm de Wh.. M .., avant voulu faire une pi'omenade sur la Tamise, » recoiii-u. dans l'un des pau-

res iriiTii.iers qui co du. sait ni sa barque le Trè» Honorable Bi ... «te L... son Irére. •

• On ilii que Sa ,S i^nrurie a loiirné U léle d'un antre câté pou' 1 e pas voir le fl!s île son père, el qu'elle a urduiiiié d« condui.'e la banp e a la rive.

n Nous vi'.oiis dans un temps bien élran^et... etc., etc. • Ou bieu encore:

• Par celle soirée si froide el si humide de dimanche dernier, i|uelciues passons oui reconnu. cûuthr> sur la pierre des degri^s de \a maibon du nehie lomle de Wh...e-M...rle Très U«Morabie Br... de Lan r, frère de Sa Seigneurie.

• On dit, — el nous sommes f.inés de le croire, puisque les témoins qui l'aitcsleni sont des gens graves el dignes de foi, — que Sa Seigneurie a faii chasser par ses valets son malheureux frère.. eic.,elc.

Eitoul le monde riait à gorge déployée, parce que tout le Bonde était dans le secret de la comédie. Il n'y avait à ne pas rire que Brian lui mêuie, lequel accomplissaii snn œuvre avec tout le sérieux d'un Anglais perpélranl une atroce plaisanterie, el le malhe-ureux lomte, qui perdait le boire et le manger, qui se desséi hait, qui jaunissait, qui se blasait, comme disait ce «oquin d'intendant Paieison, même sur la marchandise de l'honnête Bob Lantern.

C'était fort cuiieux. Le puissant lord n'osait se montrer dans aucun salon. Il promenait liniidement son ennui dans les lieux oft il espérait ne poii t rencontrer son bourreau; mais Brian semblait avoir une police à ses ordres. En quelque lieu que se cachât le lomie, il trouvait toujours sur son chemin le visage glacial el r.nlleur de Brian. — Brian, lui, au contraire, él.it de plus en plii> H la mode. Ce duel prolongé semblait a tous les connaisseurs une ecce«trici/y de premier mérite. On le fêtait, on se lar.-a hiit, il aurait éié le Lio.\, à coup sur, si le marquis de Uio-Santo n'eût supérieurement porté la couronne royale du fastiion.

Le rideau s'éiait baissé pour la seconde fois lorsque Brian de Laiicester entra dans la salle, en costume de garçon de taverne II avait Ouvert sa boite et la tenait suspendue à son cou par un ruban.

11 lit d abord le tonr du parterre.

— Messieurs, disait il, achetez s'il vous plaît, mes pastilles ei offrez des bonbons à vos dames... C'est une mede de France... A Paris, on ne peut passer toute une représeutation sans niaiigi-r quelque (leiit morceau de sucre.

Bien peu achetèrent Ce n'éiait pas la couiume, et à Londres on ne se permet que difli. ileuirul ce qu'on ne s'est pas permis déjà une fois au moins. — Lorsque Biiao arriva devant la loge infernale, ce lurent de bruyaus bravos et d'enthousiastes applaud.sseniei;s.

Brian répéia fort gravenipnt sa formule. Chacun voulut acheter des pastilles, ei la boliede l'efce/iZnc eût été vidée en un clin d'œil s'il ne l'eût reierniéeen disant:

— Assez, mesbieurs, assez ; il faut qu'il en reate pour làbaut.

En prononçant ces dernier- mots, il avait levé les yeux vers la loge où le comte de White-Manor demeuraii immobile et ennuyé depuis le <:ûmmeiicemint de la représentation. Le comte ne s'émouvait pas le moins du monde et ne semblait point s'attendre à l'orage qui grondait au-dessus de sa tête.

— Je vous di'C'are, très cher, s'écria Laiituics-Luces , que l'idée est rawssanie, ma foi, au de^ré suprême!... Le fait est que chez nous, — là-bas, — à Paris, on vend des sucres d'Orge aux griseltes... Je parle sérieusement... Mais comment diable, 1res cher, feiai-je à vous voir quand vous allez êire là liant?... Je n'ai plus mon lorgnon... Pour en revenir à votre idée, vrai,— sans plaisanterie,— je la trouve ra- Tissante.

Brian était déjà loin que le . petit Français babiliait encore

11 monta aux galeries et promena de loges en loges sa boite el ses pasiilles Partout on l'accneillail par des éclais de rire. Les daiucs elb'S mêmes troinaienl le tour exquis. Dés qu'il éiait passé, on voyait les Incaiaiits des loges se pencher en dehors et le suivre d'un curieux et encourageant retard.

En sorte que lorsqu'il arriva devant la loje du comte de Wliiie-Mauur, quatre ou cinq cents binocles étaient braqués lur lec deux fieres.

Ou aiteudait avec une joyeuse impatience. De vrai, cet intermède laisait grand dommage ii la pièce, et le chefd'œu- TTC de Weber avait tort devant c ettc hci oïquc boutade.

— De par bleu! DoroUiy, mou cher cœur, dit le capitaine

O'Chraneà mistress Burnett, qui n'avait pu secouer encore sa mauvaise humeur, — je veux que je diable me berce si tous ces lords et ladies savent ce qu'ils font.. INe regardentils pas comme on pourrait faire d'une bête curieuse ce vagabond en tablier blanc qui vend de la farine sucrée!...

— Ils regardent ce qu'ils veulent, je pense, monsieur O'Chrane , repondit la rancuneuse tavernière, — et vous pouvez voir que ces lords achètent à leurs ladies de cette farine sucrée, comme vous l'appelez... Tout le monde n'est pas comme vous, Dieu merci, monsieur o'Chrane.

— C'est bien, Doroihy, c'est très bien!., mais, de par SatanI madame, vous êtes une...

— Que suis-je, monsieur O'Chrane?

Le capitaine eiiHIa un chapelet de jurons qui n'eut pae moins de trois douzaines de patenôtres, mais il n'osa pas dire à mistress Burnett ce qu'elle était.

Brian de Lancester venait de s'arrêter devant la loge du comte de White-Manor. Il demeura quelques inslans immobile pensant que sa seule présence ailirerail l'attention de son frère ; mais il était loin de compte. Le lord, plonué dans une sorte de somnolence chagrine , tournait le flanc au théâtre et regardait fixement d'un air absotbé la paroi de sa loge qui lui faisait face.

Brian, las d'attendre en vain, éleva sa boîte et en frappa doucement l'appui de la loge.

Le eomtede White-Manor tourna les yeux avec impatience. — Loisque son regard tomba sur Brian, il tressaillit de la tête aux pieds, comme on fait au choc d'un appareil voltaïrjue.Sa facedevintverdâtre, ses yeux morts s'allumèrent, et sa lèvre se prit à trembler sans produire aucun son.

Lasa'lle entière faisait silence.

— Milord, mon frère, di Brian d'une voix claire et sérieuse qui pénétra dans le plus éloigné recoin de la loge la plus reculée ,— achetez une boite de pasiilles au fils de votre père, pour qu'il puisse, lui, acheter du pain!

La loge infernale applaudit. —Le parterre, sans savoir pourquoi, applaudit de même; — les galeries, imitant le parterre, crièrent bravo, et Paddy lui-même, dans l'iniioceiice de sa bonne âme, poussa un <■ Dieu me damne ! • approbateur.

Les loges où il y avait des dames furent moins bruyantes, mais pins d'un joli visage se cacha derrière son éventail pour sourire, et 'ady Campbell déclara que Brian de Lancester élait un mauvais plaisant de h plus adorable espèce.

Lord de White-Manor, cependant, objet de toute cette outrageante curiosité, d. meuraii cumme frappé de la foudre.

— Eh bien! milord mon frère? dit l'implacable Brian.

Le comte ouvrit la bouche comme s il allait parler. Le silence se réiablit comme par enchantement.

Maison n'entenditque lavoixgréledu vicomte de Lantures- Luces qui disait :

— Je vous affirme sous serment, très chers, que je donnerais trois napoléons pour avoir mon lorgnon... Je parle sérieusement'... Je ne vois rien du tout '

Le comte, incapable dg prononcer un mot, avait jeté à 3on frère un regard de sang et tiré le rideau de sa loge par un dernier eûori.— On ne le voyait plus.

En ce moment même , il se tli dans les hautes galeries et au parterre un tapage infernal. Une foule nouvelle se rua tumultueusement sur les spectateurs déjà placés. On jura, on se battit; on prit d'assaut tous les sièges inoccupés.- Il était neuf heures et demie; c'était le moment de Ventrée à vwilié prix : privilège bien cher à la populace de Londres, et dont elle abuse de la façon la plus grossièrement impudente que l'on puisse imaginer.

Brian put s'échapper à la faveur de cette bagarre. Johnny reprit sa boite à pasiilles et lui rendit en écuange son costume fashiiinable.

Pendant cel? une scène élrange se passait dans la salle.

Arinstanioti le tumulte de l'entrée à demi-prix commençait à se calmer, on entendit dans l'une des loges d'avantscène un cri de femme, un cri de détresse et de terreur.

Il partait de la loge qui toucbail immédiatement la scène

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et où lady B... attudait seule la venue de son illustre protecteur

Tous les regards, oui s'étaient oréri'deniment pnriés vers le fond de la saille pour jouir delà coiiriiaion du comte de Whlte-Mannr, se tournèrtni du côté ilu théâtre.

On vit ladyB.., pâle, les tiails décomposes, s'élancer impétueusement dans le couloir en criant au secours.— et, presiiue aussitôt, sur le devant de sa loge, se montra le visage inerte deTyirel l'avengle que le monde coDoaissail sous le Bom de sir Edmund Hakensie.

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