‹ Musée littéraireChapitre 24 sur 170 · LE TAP · texte numérisé non relu

LE TAP

Jamais, au grand jamais on n'avait vu Bob Lantern s'occuper si ai tivement d'une chose qui ne le regardait point. Les coups de ranne du bon capitaine CChrane semblaient lui avoir communiqué un entrain txtraordinaire, et, lorsque Snail, de retour de son expédition, revint à The Pipe and Pot, Bob travaillait des pieds et des mains à déblayer le tap, empli de décombres, pour faire plaisir, di&ait-il, à son ami l'honnête Mich.

L'Iiiinnête Mich ne paraissait point aniaé à son endroit d'une gratitude fort chaude.

Il avait toujours ses coudes sur la table et sa tête entre ses deux mains. Sa tumeur avait grossi et se montrait blanchâtre, veillée de sang, sous les mèches humides de ses épais '■heveux roux.

Bob interrompait parfois son travail, dans lequel du reste il était aidé par trois ou quatre vagabonds à mines patibulaires, pour venir s'asseoir auprès de Miih.

— Bois un peu, mon garçon, lui di^aii-il, mais ne bois pas trop. Quand on a bu, on fait du bruit et pas de besogne... Je t'ai vu t-iper comme il convient queliiucfois, sous Loodon- Bridge -, mais tu as affaire ce soir à un vigoureux drôle... Ueureusem ut, .Mii h, mon b> nnête Mxb, Tom Turnbull est une brute qui frappe m aveugle, et si tu t'es laissé toucher àla tempe, mon vieux c'est que tu avais bu...

— Tom ne viendra pas, répondait Mi< h, exprimant involontairement sou espoT; —c'est un lÂcbel

— Cest un lâche, Mich, un vrai lâche, mais il viendra... Oh ! j'irai le chercher, s'il ne vient pas, Dieu me damne I... car intérêt pour toi, Mich, mon garçon.

Quelqu'un qui eût observé le visage de Bob tandis qu'il soufDail ainsi ses paroUs à voix basse dans l'oreille de Mich, aurait reculé de dègoùt et d'effroi. La sueur perçait sous ses cheveux durs et bas plantés; ses yeux scintillaient cautelcuïcment derrière les j oi's abaissés de ses sourcils. Une convulsion péiiodique agilait les muscles de sa face, et, à chaque angle de sa bombe, il y avait un petit flocon d'écume qu'il essuyait sans c«sse et qui, sans cesse, reparaissait.

Tout l'ensemble de sa physionomie exprimait avec une éBcrkiique hideyr l'instinct de cruauté féroce, peureuse et terrible i la fois qui était quelque part au fond de sa nature,

et que recouvrait d'ordinaire l'appétit insatiable et victorieux qui le poussait incessamment à la déprédation. Le masque de bonhomie que revêlait parfois son visage, dans la joie de l'avidité assouvie ou dans le besoin de tromper, s'était violemment déchiré et laissait voir à nu l'effrayant caractère de celte figure où tous les penchans mauvais qui peuvent vicier le coeur d'un homme avaient laissé tour-à-lour leur stigmate.

Ce n'éuit pas Satan, car Satan ose^ et quelque farouche grandeur a survécu à sa chute-, c'était un démon Inconnu, ignoble, repoussant, odieux des pieds à la téie, un dcmoa qui n'était pas tombé du ciel, mais engendré par l'eijfer mt me... si ce n'est faire tort à l'enfer que de le comparer aux impurs et venimeux cloaques où naissent les truands de Londres!

En voyant cet œil sanglant éclairer sourdement l'anguleux pêle-mêle de lignes qui, se heurtant comme au hasard, donnaient en ce moment au laid visage de Bob une vigueur réellement diabolique, on se fût repenti d'avoir souri naguère à ses patelines et gauches allures. Le bouffon s'était fait hyène, et rien de plus atroce que ces transformations dont l'histoire nous fournit de si redoutables exemples I

Depuis deux heures il était là, tâchant d'échauffer le sang inerte de Mich, soufflant sans relâche l'esprit de colère et de discorde, prêchant, raillant, priant tour-à-tour.

Car, depuis deux heures, une haine furieuse bouillonnait au dedans de lui contre Tom Turnbull, — et il n'osait pas attaquer Tom lui-même face à face. Tom lui faisait peur. Qui ne sait ce que la peur ajoute de fiel à la haine?

Lorsqu'il quittait Mich, son champion, durant une minute, c'était pour préparer le tap qu'il avait marqué dans sa sagesse comme un lieu parfaitement convenable k la lutte annoncée. Le tap était vaste; son sol gardait le niveau, et la poudre épaisse qui le couvrait, annulant les dangers véniels de la chute, prolongerait le combat, et lui donnerait pour résultat presque certain une sanglante catastrophe.

Oh ! quelle allégresse sauvage brillait sous les sourcils de Bob en traçant les deux lignes qui désignaient la place i prendre par les deux adversaires ! Comme il se délectait aux mortels tableaux que voyait son imagination excitée ! En ce moment, pour lui faire lâcher prise, il eût fallu le bras d'un géant, — ou bien encore l'appât de quelques guinëes, car Bob, en ses plus folles colères, avait un côté sensible, tendre, éminemment vulnérable. Son avarice sans limites ne doimait jamais que d'un œil.

Snail avait repris son costume naturel et portait sous le brasses habits d'emprunt arrangés en paquet. Il vintse rasseoir â sa place, vis-â-vis de Mich et à côté de Madge.

Il y avait deux heures qu'il était parti. Madge n'avait pas bougé ; elle n'avait pas non plus ouvert la bouche, si ce n'est pour boire de temps en temps une gorgée de gin. Sa pipe brûlante et humide était toujours entre ses dents. Ni le tabac, ni le gin, ni le rhum n'avaient produit le moindre effet sur elle.

Au contraire, la pauvre petite Loo, brisée par l'ivresse et la fatigue, était tombée sans mouvement au milieu de son bal extravagant. On la voyait, étendue â terre, dans le coin même où elle dansait tout-a-l'bcure. Ses forme grêles se dessinaient sous l'étoffe de sa robe, trempée d'ale et de sueur. Sa bouche ouverte respirait péniblement et rendait à chaque aspiration un râle rauque, haletant, affreux à entendre. Elle avait la tête renversée, et d'admirables cheveux blonds, seuls débris d'une beauté polluée en son germe, ruisselaient suc le sol autour d'elle. Ses joues hâves et creusées avaient deui taches de f«u aux pommettes, et ses paupières demi-bais&éei laissiient voir l'émail terni de ses grands yeux.

Elle dormait.

Bob Laniern jeta en tapinois sur Snail un regard de rancune et se leva sans mot dire pour aider à déblayer le tap

— Ilo hé 1 s'écria Snail, tout le monde dort il ici?., ma jolie Madge ne me dit seulement pas bonsoir; Mich, mou beau frère, a l'air d'un bœuf à l'abattoir; ce vieil hypocrite de Bob me regarde cl s'en va... el Loo... «ù diable est Loo. ma jolie Madge P

LES MYSTERES DE LONDRES

Marfge étendit silencieusement la main vers le coin où pisait la pauvre petite lille.

— Tu es un gros coquin, Mich, dit Snail,de laisser comme cet» fa f^mm-""... Que lui faudrait il, à Loo?.. un peu de gin, pirdieu !eielle serait paillarde comme toi et moi.

tl Ht le tour de la talile et s'approcha de sa saur.

— Pauvre Loo l dit-il. Mie brûle comme un tison de coke!.. Elle étouffe comme cela, la lèie en bas... Loo ! Loo!

Il la secoua, et la petite tille se leva à demi pour retomber lourdement â terre.

— Loo I Loo ! répéta Snali en tâchant de la soulever. Loo mit ses deux mahis sur sa poitrine haletante.

— Oh ! oh I dit-elle d'une voix creuse ; — j'ai du feu... du feu là dedans I

— Ton verre, Madge ! s'écria Snail.

Madge passa le verre plein de rhum à Snail, qui l'approcha des lèvres de sa soeur. Celle-ci le but d'un trait. Elle ouvrit les yeux alors, se leva et se prit à rire.

— Du tabac I dit-elle;— j'ai lait un bon somme, pardieul.. Qui veut danser avec moi ?

Le rhum venait d'engourdir pour un instant sa souffrance, et la pauvre fille se croyait guérie.

Elle voulut entraîner Mich, qui grogna et la repoussa rudement; puis elle s'en prit à la jolie Madt;e, qui pouvait en effet fort bien servir de cavalier ; puis enfin, elle s'en alla danser seule dans son coin.

Le verre de rhum avait réchauffé son ivresse. Ses longs cheveux blonds tombaient, épars et mêlés,. sur son visage. Elle riait et grimaçait derrière ce voile, comme une enfant qu'elle était.

El c'était chose faite pour serrer le cœur douloureusement que de voir celle précoce victime du vice secouer pour ainsi dire son agonie et trouver dans l'iTrcsse ce qu'il fallait de force pour épuiser son dernier souffle.

— Attention, Mich, mon ga'çoHjdit Bob, qui vint s'asseoir auprès du lighterma», — j'eniends du bruit dans la rue. Ce sont eux.

Mich se redressa et parut écouter attentivement. Son regard hébété se baissa comme par un mouvemeni subit de terreur.

— Les voilà ! les voilà ! s'écria Snail ; — Mich, de par Dieu ! lève-toi! lève-toi comme un bon garçon... Tu as peur, je pense... Madge, n'a-t-il pa^^ peur?

— Non, Snail, non, il n'a pas peur... Mich est un brave... N'est-ce pas, Mich?

C'était Bob qui parlait ainsi, et tout en parlant, il interrogeait avideiiieiit la pliysiononiie effrayée du ligluerman.

— Du diable s'il ne tremble pas comme la feuille! grommela l-il; — il faut pourtant que ce coquin de Tom ail son compte !.. Ah! Timpérance ! Tempérance !..

Bob grinçait des dents et serrait convulsivement les poings.

— Ma bonne mistnss Witch, dit-il tout ba?, avezvous mis à chauffer ce que je vous ai dit?

— J'ai mis une mesure de rhum, monsieur Bob, j'ai mis deux mesures de gin, un quart de pinte d'eau-dc-vie de France, une demi once decanelle et un verre de sherry.

— C'est cela, raa bonne dame... Est ce chaud ?

— BcuiMani, monsieur Bob... Je vais vous le servir. PegWiieh disparut un instant et revint, presijue aussitôt

avec un bowl fumanl, dont l'acre vapeur la taisait tousser en chemin.

— Allons, Mich I un verre de gro^, mon fils ! cria joyeuiement Bob... ça te dùniu'ra du cœur, înon garçon... Tu n'en

manques pas, je '<• sais bien, pardieu! — maison n'en a jamais trop.

Bob versa le brûlant mélange à la ronde. Mich but son verre d'un trait ; Madge l'imita ; S'iail fi; la grimace, et jeta ce grog de nouvelle espèce qu'il déclara détestable.

— Le fait est, dit Madge, proliiant du moment où elle avait ô;^ sa pipe pour boire,— le fait est qu'il n'est pas assez lort.

— Un autre verre, Mic^ I reprit Bob.

Mich but un second verre.

Comme il achevait, un violent coup de pied lança la porto en dedans.

— Quand je vous disais que c'étaient eux ! s'écria Snail ; les voilà! voilà le /un qui va commencer... le /«n, vive le /'un I The fan for evtr * !

En parlant, il s'était levé.— Bob versa un troisième verre à Mich, qui, datis son trouble, l'avala jusqu'à la derHièri goutte.

Bob le regarda en face. L'inerte visage de Mich s'animait insensiblement. Ses paupières battaient: les veines de son front se gonflaient.

Ce que voyant, Bob saisit le bowl à moitié plein eacore et le brisa sur le carreau delà salle.

— Il en a assez! murmura-Ul, — et il ne faut pas que Turnbull en goûte! •

Snail, cependant, s'élaitélancé vers les nouveaux arrivans. C'étaient Tom Turnbull, le gros Charlie, Miichell, et deux ou trois autres des matelots nocturnes du bon capitaine Paddy. Tous, ils étaient ivres; seulement Turnbull l'était un peu plus que les autres.

lis entrèrent en chantant, et couvrirent Peg WUrh de ma IcdicliOQs en guise de salut. On leur fil place autour d'une table.

— Je suis ici, leur dit Snail, avec ma femme Madge, mes gais camarades ; mais je ne puis vous offrir à boire p,irce que Mich est mon beau-frère et boit avec moi... Allons-nous commencer la danse?

— Ah! Mich est ton beau-frère I répliqua Turnbull. C'est bien. Je vais l'assommer.

Bob avait suivi S.'iail tout doucement. Il donna une ronde poignée de main à To.ii Turnbull.

— Allons, allons, mon vieux Tom, dit-il ; Mich est un bon garçon et va devenirnotre camarade... Est-ce qu'on ne pourrait pas arranger cela ?

Tom, malgré son ivresse, regarda Bob d'un air soupçonneux.

— Puisque tu t'en môles, (oi, dit-îl d'un air sombre, il y aura un crâne brisé ce soir... peut-être deux... que veux tu?

— Je veux vous calmer tous deux, mon vieux compagnon, reprit Bob en mettant dans sa voix une nouvelle dose de miel.

— Tu veux nous donner le diable au corps... c'est bien... j'ai mes seconds... va-t'en!

Cob s'en alla retrouver Mich. Celui-ci n'était plus le même homme. Son torse robuste s'était redressé. Il y avait uue flamme sauvage dans son regard. Le grog infernal de Bob faisait son efl'et.

— Mon garçon, dit ce dernier, ce diable deTora ne veut entendre à rien !

-—Quel Tom? demanda Mich, dont l'épaisse cervelle se troublait en même temps que son sang s'échauffait.

Bâb pressa du doigt la tumeur qu'il avait au-dessus de l'oreille.

— Celui qu; l'a fait cela, pardieul murmura-t-il; le coquin de Tom Turnbull.

A ce nom, Mich tressaillit convulsivement et asséna sur la table un coup de poing i^ui fil sauter les verres ei les cruchons.

. — Où eslil?où est il ? s'écria-t-il ; — ah ! je vais le tue.cetle fois !

— Puisses-tu dire vrai ! pensa Bob.

Snail battait des mains et répétait sur tous les tons que le bal allait commencer. Il ne se trompait pas. Turnbull avait iritenda la menace de Mich; il se leva et l'apiiela par son nom. L'instant d'aprè.^, le lap présentait l'aspect d'un cbjnipclos. Tous les chalands de J/ie Pipe and Pot étaient rangés en galerie autour de i'aiène tracée par les soins de Bob Lantern. Derrière les hommes on voyait, montées sur des banci apportés, PegWitcb, Assy-Ia-Rousse, et Loo qui chantai;, toujours d'une voix creuse et monotone.

Madge avait, bien entendu, sa place marquée parmi les

" Form'ile anglaise, sorte de rivit : It funpour tomowrs t

PAUL FEVAL.

liomnips. Son tliappau, sa veste, ses bottes, sa pipe et sa barbe lui tloniiaifiit imonti'stabUimnt droit à tel honneur.

Peg Witoh et son aide-dc-camp Assy avaient fermé la devanture de la taverne. Il était plus de minuit.

Mi(h et Tiiriibul! éiaient placés vis-à-vis l'un de l'autre, Turiibull assisté par le (jrosCharlie, Mi' h par BobLaiilern, sonnonvrlami. — Snailet Milc.h.'ll tenaient, l'un du vulnéraire (i-'esi-ù-dire de la s^uge infusée dans de leau de-vie), l'antre un pot de pommade contre les cnrttusions. Ces deux baumes sortaient de la pharmaiopiie de Peg ■\Vilrh, dont le bou?e fiait fréquemment le ibé.Mre d«^ ces sortes d'ébats.

Les diux ihanipiniis < onimencèreiit use mesurer du regard, tin.lis que Bub cl Charlie discutaient les conditions du combat.

A ce moment, on frappa décernent à la porte de la rue.

— N'ouvre pas, Peg ! s'écria Mitchell, ou je l'étrangle 1 ce sont les policemi'n.

La laverniére était allée mettre son oreille sur les planches mal jointes de la purte.

— Ouvrez, Peggy, ma bonne, dit une voix à l'extérieur. C'est un aiuien ami (lui vient vous voir et vous n'aurez pas à vous repentir de sa visite.

— Que Dieu me pai donne! murmura Pe^, c'est la voix de Gilb.Tl PatiTsiiu, que je n'ai pas vu depuis dix ans, et qui est, dit-on, maintenant, l'homme d'affaires du riche comte de White-llaiior... Seigneur ! c'est le dernier homme que j'aie aimé, pourtant.

— Peppy ! ma chère amie ! Peggy !

— Du diable si je n'ouvre pas, dit la tavernière mettant fin à ses inceriitudes ; — en tout cas, Gilbert Palersou était un coquin ; il a droit d'entrer ici.

Elle lira les barres de la porte, et l'intendant du comte eiitra.... Il était enveloppé d'un vaste manteau. Son chapeau tombait sur ses yeux.

— Bonsoir, Peg, dit-il en changeant tout à-coup de ton ; — bonsoir.

— heigneur Dieu ! Gilbert, comme vous avez grossi, —et vieilli,— et grisonné, mon homme I

— Bien, Pe;;!... On se bal chez vous, ce soir? j'attendrai que la bataille soit linie.

— Pour quoi faiie?

— J'ai besoin d'un coquin sans peur et san« entrailles, Peg !

— Pardieu! Gilbert, vous aurez ici ù choisir... Aidez-moi, je vous prie, à refermer ma porte.

Les lourdes barres fuient remises en place. Patcrson, qui avait l'air soucieux et fort abattu, s'assit tout seul à une table. Peg remonta sur son banc.

Une vive coiitesialifn s'était eiiS'igée sur la question de savoir si le comoal serait à merci ou à mort. Turnbull penchait pour la première solution ; mais Mich, excité par Bob et surtout p;ir le f«meiix grog, ne voulait entendre à rien.

Siiail ne se possédait pas de joie.

De temps en lemp-, lorsque le fracas de la discussion se taisait, on entendait la voix rauque et moDOlone de Loo qui chantait.

On frappa une seconde fois îi la porte de la me.

— Peg ! noire damnée! dit- on rudement au dehors ; ouvre, ou je mets le feu à ton repaire.

Peg reciniiui sans doute la voix, car elle s'empressa de tirer les barres de sa porie.

Un homme de taille au dessus de la moyenne et d'une carrur»; iKTculéenne entra; il était, comme Paterson, rouvert d'un visie manteau, dont le capuchon rabatti. lui tenait lieu de coiffure.

— Bob est-Il ici' d,'manda-t-il.

— On esi en irain de se battre, répondit Peg.

— Cest bien !

Le nouvel arrivant se dirigea vers le tap.

— Jusqu'à la mort ' hMrlaii Mich en ce moment; —je veux tuer ou être lue! mille diables!

— Deux mil> dia' les' iiuu car'-on. lu dis bien, répondit Ihoninie au manlenu qui, écjrlanl la foule à droite et a gauche, c'avança entre les deux combaitans ; la mort... vous en

valez la peine tous les deux ; et, d'avance, j'achète deux guinées le corps du vaincu... Le marché v»usva-l-il?

Ce disant, il rejeta en arrière son capuchon.

— Bishop!... Bisbop le burkeur ! murmura l'assistaace avec un frémissement de crainte.

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