‹ Musée littéraireChapitre 72 sur 170 · L'ENSEIGNE DE SHAKSPEARE · texte numérisé non relu

L'ENSEIGNE DE SHAKSPEARE

Stephen avait complètement oublié Donnor d'Ardagh , le pauvre Irlandais, et l'étrange marché qu'il lui avait proposé à la porte de Bishop le burkeur.

Eût-il songé encore à Donnor d'Ardagh , le commencement d'explication de Betty , affirmant que l'homme qui attendait dans la salle du rez-de-chaussée parlait de deui jeunes filles , eût rejeté Stephen à cent lieues du pauvre Irlandais.

En entrant dans le parloir, il reconnut Donnor, plutôt ft son habit en lambeaux qu'à sa figure , car le pauvre Irlandais s'était assoupi en l'attendant, et son visage appuyé sur sa main, se cachait derrière les touffes en désordre de ses épais cheveux.

Stephen, qui s'élançait avec toute l'ardeur de sa curiosité inquiète, s'arrêta désappointé.

— Il n'y a que vous ici? s'écria-t-il.

Donnor ne saisit point le sens de ces paroles , mais il s'éveilla en sursaut; sa main s'appuya tout d'abord sur son estomac.

— Oh! murmura-t-il;— j'ai rêvé que je mangeais du pain!... Cela fait du bien , même en rêve, car je ne souffre plus de la faim...

Il aperçut Stephen et tressaillit de la tête aux pieds.

— Je n'ai pas rêvé , reprit-il ;— j'ai mangé... le prix de mon sang. — Me voilà. Votre Honneur, poursuivii-il avec une tristesse calme. — Je suis allé dans Saint-Gilles. La petite fille a des habits et j'ai acheté du pain... J'ai eu tort d'acheter du pain , ajoula-t-ii en soupirant , car le pain est bon et donne envie de vivre... C'est égal ; me voilà.

Donnor s'était levé et se tenait debout , les bras croisé» , en face de Stephen qui, harassé de faUgue, venait de se jeter dans un fauteuil.

PAUL FEVAL.

Je

— C'est Lien, murmura ce dernier avec disiraclion, Tcrrai à vous employer.

— Ecoutez , Voire Honneur , dit résolument Donnor , pas de relard !... Mainieiiani que je ne souffre plus , je me sens des idées de vivre... Je n'ai que quarante ans, après tout... linissons-en. J'ai une corde dans ma poche; vous n'aurez que le clou à fournir. i

Slephen le regarda , étonné. '

— Uemettez-raoi les vingt-cinq shellings que vous me devez , poursuivit Donnor , et montrez-moi le chemin de fOlre laboratoire... ce soir ce sera fait.

l£ souvenir de ce qui s'était passé revint tout à coup à Stephen.

— J'ai besoin d'amis vivans, Donnor, dil-il avec un sourire involontaire , et je tâcherai de vous ôter l'envie de vous pendre... Mais avez-vous été toujours seul ici depuis votre arrivée?...

— Votre Honneur 1... Votre Honneur! s'écria Donnor au lieu de répondre , diles-moi cela mieux et plus au long... Je suis un pauvre homme... il serait mal de me laisser croire... Ne voulez-vous donc point mon corps en échange de votre argent?

— Assurément non , mon ami , répliqua doucement Stepbeu.

— Oh!... fit Donnor étouffé par la surprise.

Puis il poursuivit avec un Dot de volubilité sans pareille :

— J'aurais dû m'en douter... Et ne me l'aviez-vous pas dit déjà dans Worship-Slreet, Votre Honneur?:.. Mais je ne voulais pas vous comprendre, parce que j'ai bien souvent espéré... Et cela fait tant de mal d'espérer en vain!... Mais, oh! Votre Honneur ! quand j'ai vu que vous demeuriez dans cette maison , d'où les deux petites demoiselles m'ont bien des fois jeté leur aumône...

— C'est donc vous qui avez parlé d'elles? interrompit 6tephen.

— C'est moi, Votre Honneur.

— Vous les reconnaîtriez?...

— Entre mille, sur mon salut éternel!... J'ai parlé d'elles parce que vous m'avez dit dans ^Vorship-Street que vous cherchiez deux jeunes filles enlevées... cl j'ai eu peur...

— Ce sont elles que je cherche, Donnor.

— Ce sont elles! répéta l'frlandais en joignant ses maigres mains qu'il éleva au-dessus de sa lèle; — ce sont ell^, les deux pauvres anges!... Et les avez-vous retrouvées, Votre Honneur?

Slephen secoua la tète avec tristesse.

— Oh ! je les retrouverai , moi I s'écria Donnor en saisissant le bras de Mae-Nab; je les retrouverai , fussentelles entre les griffes de ce démon à mille têtes , la l'amitle]... Snail et Loo, mes deux enlans , sont tombés au piège et font parlle de celte honteuse armée qui assiège imrcssamment la nuit de Londres... Quand je mourais de faim, j'ai refusé l'argent qu'ils voulaient me donner, parce que la main du fils de mon père est i)ure, Votre Honneur, Dieu merci!... Mais pour vous, (lui avez eu pillé de moi .. pour les deux pauvres anges qui ont si souvent soulage ma misère... oh! je ne sais pas ce que je ferais!...

— Merci, Donnor, merci dit Stephen; — mai» qu'espérezvous?

— La petite Loo a bon cœur, répondit l'Irlandais, et Snail est un garçon avisé... Voire Honneur, si la Famille est pour quelque chose daiis l'enlèvement des deux demoiselles... Je le «aurai... je saurai oii elles sont... Et alors je reviendrai vers vous, afin de suivre vos ordres et de vous aider dans vos efforts.

Slephen lui serra la main, et Donnor, dont la physionomie, pétrlllèe par la misère, s'illuminait maintenant au feu d'un enthousi.isl'- lèvoamenl, dit eninre avec cet aeeent de profonde reconnaissance quel'hvpocrisie la plus habile ne sut Jamais imiter:

— Vous avez donné U3C robe ù la petite f'Uc qui était toute

nue dansClmrcli-Slreet, Votre Honneur; vous avez promisune croix à la pauvre Nell : pour tout cela, je vous avais offert mon corps... Je vous donnerai ma vie, si je peux. Votre Honneur, à vous et aux demoiselles. Parce que vous trois toui seuls dans Londres entier avez eu pitié du pauvre Irlandais...

Il est certain que le lecteur a très grand désir de savoir cequemistressFooles, mistress CrubbelmistressBull, qui, bien entendu, se tenaient en observation à la fenêtre de mistress Bloomberry avec mistress Brovvne et mistress Crosscairn, pour surprendre quelque signe de désolation dans la maison de Mac-Nab, pensèrent de l'habit noir en lambeaux et des cheveux hérissés du pauvre Donnor d'Ardagh, mais certaines critiques nous ayant été faites touchant le rùle important que ces vertueuses dames jouent dans notre récit, nous nous bornerons à noter ici l'opinion de mistress Black et de mistress Dodd, qui ne pensèrent rien du tout.

Donnor descendit de toute la vitesse de ses jarrets le trot- ' toir de Cornhill, en se dirigeant vers Saint-Paul. Il était toujours bien faible, et ses misérables jambes, appauvries par un jeûne chronique, flageolaient sous le poids de son corps efflanqué : un coiip de poing de Tom Turnbull ou de Mich l'eût brisé litlérallement comme un verre; mais sa figure avait perdu son aspect de morne immobilité. H y avait du feu dans ses grands yeux expressifs et doux; le travail d'une marche rapide mettait de fugitives couleurs aux pommettes saillantes de ses joues creusées, et l'ensemble de son visage annonçait l'ardeur d'un courage bien au-dessus de ses forces.

Il allait le front haut, l'œil assuré, et tout en courant il s'enlretenait avec soi-même, suivant l'habilude des gens qui vivent dans la solitude et n'ont point d'oreille amie à qui confier leurs pensées.

— Oh! le bon jeune gentleman! se disait-il avec la loquacité redondante des gens de sa nation; — oh! le brave cœur!., et les pauvres chers anges ! Oh ! que Dieu, la Vierge et mon saint patron les protègent tous les trois !... Dire que le malheur s'est abattu justement sur celle pauvre maison, la seule dans Londres où j'aie trouvé de bonnes âmes pour avoir pitié de moi... Ah! Donnor, il faut travailler, chercher, mourir à la tâche... Et tu le feras, Donnor... Oui, oui, je le ferai.

Il s'arrêta , essoufflé , au bout de Fleet-Street , devant Temple-Bar.

— Mais où le trouver, maintenant, ce méchant enfant de Snail? pensa-t-il; — Dieu sait où il loge, s'il loge quelque part !.., Voyons: il y a le public-house de la femme Peg,

, dans Before-Lane... Mais c'est le soir, aux heures du spectacle... Il y a l'asile du Temple, — mais je n'ai pas le mot: on me refusera la porte... Et puis, Snail aime mieux boire et s'amuser ([ue de dormir dans une cave... Ah ! il y a le spiritshop de Shakspeare, a deux pas d'ici... Mes pauvres jambes ont grand besoin de se reposer.

Donnor reprit sa course, passa sur la gauche de l'église de Saint-Clément et tourna dans Wych-Slreet où est situé le spirii-shop de Shakspeare, connu dans Londres entier pour être le rendez-vous des voleurs de toute sorte.

A celte époque, on voyait encore au-dessus de la devanture, badigeonnée d'èclalantes couleurs, la fameuse enseigne allégorique: un poisson et un oiseau dans un globe de verre.

Nous avons peine à croire que les habitués de Shakspeare eussent besoin de cet avcriissement symbolique pour craindre Newgate et la déportation.

Ce célèbre rookery ' était alors, comme il est encore aujourd'hui, un public-house d'assez belle apparence, situé au milieu deWycli-Street, ù peu près à trois cents pas de l'église Saint-Clément. Ses chalands sont toujours, à l'exclusion de

• Nous avons déjà donné l'cxplicalioD de ce terme qui liltéralemciit veut dire : lieu où les giiillcs abondent.— Lo mot rook a du reste passé de l'argot dans la langue, et on remploie volontiers pour siguiOer Clou.— Ainsi rookery : repaire de filous.

LES J.rSTERES DE LONDRES.

toute autre classe de citoyen', des gens de police et des voleurs.

Ces deux castes, que le badaud croit ennemies mortelles, y vivent en parfaite intelligence, el se témoignent mutuellement ces égards que commande une estime réciproque.

Seulement de temps à autre un policeman en mauvaise bumeur croque { aTrète ) un voleur .«nns défiance. — L%ssistance ne s'en émeut point. C'est oans l'ordre, et ces pelils malheurs peuvent arriver ;'» tout le monde.

Nous parlons, comme de raison, du monde qui fréquente le public-hoMse de Sliakspeare.

La police de Londres verserait d'abondantes larmes si, par un maUicur impossible à prévoir, ce ruokerij modèle venait à être détruit. Ce public-bouse, en effet, lui sert de rise> i-nir. Elle n'a qu'à y plon;-:er sa main crochue pour en retirer au hasard, de temps fi autre, un plat tout préparé pour la cour des sessions. — El, par tous pays, la police aime à (aire preuve de zélé, sans renoncer aux douceurs dufar nh nte habituel. Donnor entra brusquement dans le comptoir et passa le plus vite possible devant l'obèse préposé Ji la comptabilité du public-house. Celui-ci eut bien veilléité de lui[refuser la porte du parloir, mais les voleurs de Londres sont sujets à revêtir de singuliers déguisemens, et notre homme se ravisa, craignant de mécontenter quelque bandit d'importance caché sous ces misérables haillons.

Il était alors quatre heures de l'après-midi environ. Le parloir du rookery était presque vide. Cependant deux ou trois cases étaient occupées, et, dans l'une d'elles, maître Snail, revêtu du fameux costume de gentleman qu'il avait acheté deux jours auparavant dans Ilarie-Strcet, sur l'ordre du lion capitaine Paddy O'Chrane, jouait gravement au whist avecTomTurnbull et deux autres hommes de la Famille.

Tom Turnbull avait le front bandé a l'aide d'ui^ mouchoir; mais, du reste, il ne gardait aucune trace de l'affreux combat soutenu par lui à The Pipe and Put. Le gros Mich, moins heureux ou plus sensible, était entre les mains d'un chirurgien.

Dans une autre case, vis-à-vis d'un miroir suspendu à la muraille, la petite Loo faisait sa toilette pour la promenade du soir. Elle avait disposé en boucles les masses abondantes de ses cheveux blonds, et passait sur ses joues baves un tampon chargé de vermillon.

La lumière du jour, éclairant ses formes amaigries, rendait plus visibles et plus elTrayans les ravages du vice sur cette misérable victime d'une précoce débauche. La pâleur livide de la pauvre enfant perçait sous son rouge, et aucun fard ne pouvait masquer le cercle bleuâtre, profond et large que l'ivresse, les veilles et la souffrance avaient tracé sous ses grands yeux abêtis.

Chaque fois qu'elle levait ses bras au-dessus de sa tête pour arranger sa chevelure, l'effort arrachait à sa poitrine malade un râle plaintif et rauque. — Elle s'arrêtait alors et buvaitdu gin.

Quand elle avait bu, un souflle de vie conrait par ses petits membres courbaturés. Elle souriait h son m i roi r, et chantait d'une voix triste un lambeau de refrain obscène.

L'infortunée présentait a elle seule un tableau complet, funeste, honteux de la dégradation hâtive oU meurt en son germe une partie de la jeunesse pauvre de l^ondres. Tout cœur honnête se fftt empli d'une douleur profonde en voyant cette prêtresse impubère de la Véntis anglaise, u^ée par les repoussans labeurs de ses nuits d'infamie, combattantl'agonie par l'ivresse, et chantant, insoucieuse, parmi le râle déchirant de ses poumons en feu.

Mais il ne faudrait point ici mêler à la pitié le mépris ou la colère. Bien cruel et bien insensé celui qui conspuerait aveuglément la victime, au lieu de garder au bourreau son dédain tout entier, son courroux et sa haine ! — Lhonime Qui sent donne une larme à ces tristes engins (pie la main du ticeà flétris et va tuer; l'homme i|ui pense cherche un remède à celte lèpre hideuse et mortelle; l'homme fort s'indigne et se retourne contre le monstre qui pollue ainsi sa propre race, contre ce peuple pourri jusqu'à la moelle, coiiire cette capitale, grande prostituée experte ù toutes hontes, dont la corruption colossale, mise à nu quelque jour, épou-

vantera tout le monde, et qui finira par s'écrouler, abîmée, comme Sodome ou Ninive, sous le fardeau trop lourd de son ignominie.

Or, il y avait à Londres en ce temps un homme qui sentait qui pensait cl qui était fort. Cet homme avait un coup d'œilî perçant et juste ; il vit l'excès du mal et leva pour le com-' battre un bras de puissance à renverser un empire. — Mais peut-être Dieu veut-il un cœur pur aux ministres de ses vcii« geances, et cet homme s'était fait bien souvent du crime une arme pour lutter, un moyen pour monter et se grandir â la taille de son gigantesque ennemi...

Pendant que la petite Loo se parait, en chantant et en bu* vaut, des oripeaux fanés qui servaient à sa toilette du soir, Snail, ù qui son costume de gentleman inspirait une fierté bien naturelle, poursuivait sa partie de whist avec ses trois camarades qui le trichaient.

— Trois et les honneurs! dit il en mêlant les cartes : — gagné triple, mon camarade Tom... Qui est ce qui dirait en me voyant jouer comme cela vis-à-vis de vous que vous avez presque tué Mich, mon beau-frère?... Mais je suis un bommcj pardieu ! et que le diable emporte Mich I

— Pauvre Mich I dit de loin Loo ; — voilà trois jours qu'il ne m'a battue.

— Buvez, ma sœur Loo, buvez et chantez, voyez-vous, et ne nous empêchez pas de jouer tranquillement, nous autres hommes!

Le tour commença et s'acheva. On avaitbeau tricher Snail, il gagnait toujours.

— Honneurs égaux! marquez deux points seulement, Tom, dit-il... Ah çà, ma jolie Madge m'a conlé cette nuit une histoire de tous les diables... Je veux mourir si j'y comprends un mot... Elle dit que milords de la nuit ont acheté Saunders l'éléphant, l'ancien géant du cirque d'Astley, pour creuser une mine sous le palais du roi.

— Ce n'est pas sous le palais du roi, répliqua Charlie, le gros watcrman, c'est sous le magasin des joyaux de la couronne, dans la Tour.

— Bonne idée ! s'écria Snail; — mais l'éléphant en aura long à percer, car le magasin est au milieu de la Tour ; — et la Tour est large.

— Bah ! ditTom Turnbull, — fadaises quetout cela... faites attention à vos cartes, vous autres!

— On peut parler tout en jouant, je pense, mon camarade Tom Turnbull ! repartit Snail ivec importance; — allez voir si les gentlemen des clubs font un rob entier sans causer à leur aise... Voyez-vous, ma femme Madge raconte des choses très curieuses là-dessus: je voudrais qu'elle fût ici, mais elle s'est embarquée ce matin pour porter des légumes frais etde la viande au brick le Kean, qui a jeté l'ancic hier au-dessus de Greenwich... elle dit que Saunders fait autant de besogne à lui seul que douze hommes... et il est assez gros pour cela, mes garçons!

— Douze hommes comme toi, escargot bavard ! grommela Tom.

— Comme moi ou comme vous, Turnbull... Il n'y a vraiment pas grande différence... nous sommes tous deux des gaillards!... Quant à ce Saunders, je donnerais, pardieu! une demi-guinée pour le voir à l'œuvre... Vous souvenezvous? l'an dernier, au cirque d'Astley, il soulevait un cheval I

— Ilsonlevaitce qu'il voulait, fils cadet du diable!... tournis à pique I

— Je fournis à pique, Tom... etj'inviteà Irèlle mon camarade... C'est Paddy, le capitaine, savez-vous,qui est le cornac de l'éléphant... Je lui demanderai de me faire voir cela.

— Le fait est que ce doit être joli, dit Charlie ; — mais, si on enlève les joyaux de la couronne, que nous en rcvi'iidrat-il?... quelques shellings?... Ah! si Son Honneur n'était pas venu, Turnbull, nous aurions maintenant les bauk-uotes d« monsieur Smith. .

— Et (juclle bamboche ! s'écria Tom.

— Quel /«M I dit Snail...

Loo toussa dans sa case et sa salive se teignit de sang.

— Je n'ai plus de gin, murmura-t-elle.

PAUL FEVAL.

Puis elle ajouta en pressant de ses deux mains sa poitrine balolante:

— Le feu revient. . le feu!... C'est du feu que j'ai là-dedans.

Ce fut à ce moment que la porte du parloir, brusquement ouverte, donna passage à Donnor d'Ardagli.

— Tiens, tiens! s'ccriaSnail sans se déconcerter; voilà le pt^rcl... Vous feriez bien doter votre chapeau, Tom Turnbull... Ma sœur Loo, faites la révérence, je vous prie...

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