‹ Musée ornithologique illustré (volume 2)Chapitre 2 sur 61 · TRIBU · texte numérisé non relu

TRIBU

DÉODACTYLES CONIROSTRES

Deodactyli conirostri

C’est la plus considérable des quatre tribus, puisqu’elle comprend tout ce qui reste de Passereaux. Impossible donc d’en assigner , même d’une manière générale , les caractères organiques ; encore moins celui du bec, qui varie des Mésanges aux Corbeaux, cette dernière expression conventionnelle des Passereaux.

Cette tribu se compose des sept familles suivantes :

Paridés ou Mésanges ;

Sturnidés ou Etourneaux ;

Textoridés ou Tisserins (pour les Moineaux) ;

Fringillidés ou Gros-Becs ;

Muscicapidés ou Gobe-Mouches ;

Laniidés ou Pies-Grièches ;

et Corvidés ou Corbeaux (cette dernière famille renfermant les Geais, les Pies et le Casse-Noix).

PARIDÉS ou MÉSANGES. — Paridæ (Degland).

Les Mésanges forment une famille des plus intéressantes par leur gentillesse, leur pétulance et leur vivacité, toujours en mouvement et véritables écureuils des oiseaux, par leur manière de contourner les branches en tous sens, à la recherche des œufs de papillons, des chenilles et des insectes , ce qui ne les empêche pas de se nourrir autant et plus de baies de toutes sortes, de graines, de fruits, d’amandes, et même de viande. Mais, pour les

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m LES OISEAUX UES CHAMPS ET DES BOIS

amandes et les noyaux de fruits, elles ont un procédé tout particulier nom- les extraire de leurs enveloppes ligneuses elles assujettissent entre leurs deux pieds joints, et frappent àeoups redoublés de leur bec, comme avec un corn, po 11 trou d’où elles extraient l’amande en morceaux et pai pel.tes miettes ; elles en agissent de même avec le. . gr ams de chènev^ Quant à la viande, quelle que soit 1 exiguïté de leu taille et la

faiblesse apparente de leurs moyens d’attaquer, avec eur .

1ère hargneux et querelleur , il ne faut pas s’y fier : elles ne icmileiUpas devant un meurtre et n’hésitent pas à se a procurer sur le vivant. Après avoir harcelé et fatigué un petit oiseau, si ses forces viennent à lui manquer pour se défendre ou pour u, un coup d’assommoir de ce bec l’abat, et sa cervelle fa t les i a, s du repas de la Mésange. C’est ce qui rend impossible de leur associer, en cage ou en volière, le moindre oiseau, fut-ce

'^Et cependant les Mésanges offrent ce contraste, en liberté, du besoin et de la société de leurs congénères de tou e espece puisque, partout où elles se rencontrent, dans les bois, e long haies, dans les jardins, on ne les voit jamais isolées e toujours, en toute saison , par petites troupes se rappelant sans cessm 11 est difficile, chez une même famille, a paît celle de Alouettes, de voir plus de variations dans la forme et les dimensions du bec des espèces qui la composent, et en meme tej plus d’uniformités dans les habitudes, et surtout dan, le mode de construction de leur nid , en forme de boule de mousse : < an une enfourchure ou dans un trou d’arbre, de poche ou de bourse

finement tissée, suspendue à l'extrémité des brancies.

Il en résulte que celle famille ne se compose que de deu. groupes : les Mésanges et les Jaseurs.

8 Une observation importante, c’est que si les Mésanges sont es plus forts des oiseaux à proportion de leur taille, ce son e'issi es plus féconds: il est telles de leurs pontes qui vont de d.x-h

à vingt œufs.

Des Murs, Les Oiseaux des Champs et des Dois. J. Rothschild, Éditeur, l’aris.

Tl. 95. — MK SAN G E C H A R B O N N I È R E — Farm major. Linnæus. — £ nat.

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