‹ Musée ornithologique illustré (volume 2)Chapitre 25 sur 61 · PL. 118. — FRINGILLE A BEC JAUNE · texte numérisé non relu

PL. 118. — FRINGILLE A BEC JAUNE

Frinç/illa flavirostris (Linn.).

Mcîle adulte : en dessus, du front au bas du dos, d’un brun flamméclié de noir; croupion rouge cramoisi mélangé et strié de brunâtre; ailes et queue d’un brun noir, les grandes scapulaires largement bordées de fauve blanchâtre formant jniroir ; les rémiges bordées de brun, les primaires blanches dans leur page externe, ainsi que les rectrices latérales; en dessous, joues fauves; menton blanc; gorge, cou, poitrine et abdomen couleur ventre de biche, flamméchés de brun jusqu’au ventre; région anale d’un gris bleuâtre. Bec jaune noirâtre à la pointe; iris brun carné. Taille : treize centimètres.

Habite l’Europe septentrionale et occidentale, mais principalement l’Irlande, la Suède et la Norwége ; de passage régulier en France.

Niche sur les rochers qu’il fréquente, d’où son nom de Montium , ou tout près du sol , dans de petits buissons ; pond de cinq à six œufs semblables à ceux du précédent, quoique Schlegel et Ch. Bonaparte leur prêtent une teinte de beau vert bleu ; ils mesurent quinze millimètres sur onze.

Cette espèce se tient de préférence , pendant l’été , sur les

LES OISEAUX DES CHAMPS ET DES BOIS

montagnes ou au milieu des rocliers dénudés d’arbres et couverts de broussailles ou d’arbustes rabougris ou clairsemés.

Son chant est agréable et paraît être un mélange de celui du Tarin et du Linot qui précèdent.

PL. 118. — FRINGILLE BORÉAL.

F ringilla borealis (Vieill.).

Mule adulte : en dessus, ventre rouge sanguin ; cou et dos gris brunâtre flamméclié de brun noirâtre ; croupion rose pâle tlamméché de même; front et joues gris bleuâtre ; lorum noir; ailes et queue noirâtres; les petites et les grandes couvertures bordées de blanc formant double miroir ; les rémiges secondaires largement bordées de même, ainsi que les rectrices plus finement ; en dessous, menton noir; gorge et poitrine du même rose que le croupion, côtés du cou et flancs d’un cendré bleuâtre flamméclié de noir; région anale d’un blanc cendré. Bec brun de corne en dessus, jaunâtre en dessous; iris brun; pieds d’un gris brunâtre. Taille : environ treize centimètres.

Type du groupe générique Linaria.de Aieillot.

Habite, en été, les régions des deux mondes voisines du cercle arctique; en Europe, jusque dans la partie moyenne de la Norvège, dans l’Islande et dans l’Écosse ; en Amérique, jusque dans le nord du Canada.

Niche sur les arbrisseaux et les buissons, â la manière des précédents; pond quatre œufs d’un blanc bleuâtre ou verdâtre parsemé de petites taches de brun rougeâtre et ayant même forme et mêmes dimensions.

Il se tient de préférence dans les endroits rocailleux revêtus d’une végétation rare, dans les vallées et même dans les lieux marécageux.

Son chant est simple, peu varié et souvent interrompu par les sons brefs de sa voix d’appel. Il partage, au reste, toutes les habitudes du Linot.

PI. 119. — PRINGrILLE SIZERIN. ou CABARET - Fringilla rufescens. 0. Des Murs, ex Vieillot — Presque nat.

DÉODACTYLES CüNIROSTRES 251

Nous considérons comme simple variété ou race locale l’espèce que plusieurs ornithologistes ont établie sous le nom de

Holbëll.

FRINGILLE BLANCHÂTRE

Fringilla cane&cens (Gould.).

Mâle adulte : en dessus, vertex et front rouge cramoisi ; base du bec noire; sourcils d’un blanc fauve ; nuque, derrière du cou et du dos brun fauve flamméclié de brun ; croupion blanc azuré flammèche de brun clair ; ailes et rectrices comme chez le Boi éal, sauf que les bordures sont plus blanches et les miroirs plus tranchés; en dessous, lorum et menton noirs; gorge, cou, poitrine et abdomen d’un blanc très légèrement teinté d’isabelle, la gorge sans taches, le reste flamméclié d’un brun clair; région anale blanche. Bec jaune; iris brun ; pieds d’un gris brunâtre. Taille : quatorze centimètres.

Cette description et notre figure sont celles de la livrée de la plus grande partie de l’année ; la livrée du printemps n en diffère que par une légère teinte rosée répandue sur la poitrine et sur le croupion, et qui n est que passagèie.

Habite le cercle arctique, le Groenland ; accidentellement en Allemagne, en Belgique et dans le nord de la Fiance.

Niche comme ses congénères dont il a les mœurs ; pond comme eux de quatre à cinq œufs d’un blanc azuré piqueté de brun rouge; ils mesurent seize millimètres sur sept.

Bâillon en a nourri en cage un individu qui avait été pris aux filets près d’Abbeville.

PL. 119. — FRINGILLE SIZERIN, ou CABARET.

Fringilla rufescens (0. des Murs, ex Vieill.).

Mâle adulte : en dessus, ventre rouge sanguin ; front et lorums noirs; nuque, cou et dos d’un brun clair flamméclié de noir,

LES OISEAUX DES CHAMPS ET DES BOIS

croupion rose avec le centre de chaque plume brun ; ailes et queue brun foncé bordé de fauve; les petites et les grandes couvertures claires, bordées de blanchâtre formant double miroir; en dessous, menton noir; gorge et cou rosés avec de petits traits brunâtres; poitrine et abdomen blancs, flamméchés de brun, surtout aux flancs; région anale d’un blanc grisâtre. Bec jaune à pointe noire; iris brun; pieds brunâtres. Taille : onze centimètres.

Habite le cercle arctique et l’Europe occidentale ; de passage régulier dans le nord de la France.

Niche sur les arbres et dans les taillis, comme le Sizerin ; pond cinq à six œufs d'un bleuâtre plus ou moins clair et même verdâtre, mouchetés d’un rougeâtre ou d’un violâtre presque effacé, surtout vers le gros bout, où souvent ces couleurs tracent une sorte de couronne; on y découvre aussi quelques zigzags rares, d’un brun foncé, ou noirâtre, ou rouge sang; ils mesurent seize à dix-sept millimètres sur douze ou treize.

Son nid ne fait pas plus de volume sur les arbres que celui du Tarin; aussi est-il également très difficile à découvrir. Il se trouve du reste caché soit dans la mousse longue et pendante des sapins, soit au milieu d’une touffe de rameaux très épaisse, soit enfin sur un tronc étêté et recouvert de mousse et de lichens, ou bien il est fixé parmi les branches les plus rapprochées et les plus feuillues des taillis.

Le mâle, dit M. Bailly, a un chant d’amour très vif, très expressif, qui a même beaucoup de ressemblance avec celui du Serin ou Cini ; mais il le traîne par moments sur un ton aigre ; alors il se rapproche plutôt de celui du Tarin.

Des Murs, Les Oiseaux des Champs et des Bois.

J. Rothschild, Éditeur Paris.

PI. 120. — B OUVREUIL VÏÏL6AIEB — Pyrrhula mlyaris. Temminck. - J nat.

DÉODACTYLES CON1ROSTRES

3e GROUPE GÉNÉRIQUE BOUVREUIL, PYRRHULA (Briss.).

Bec moitié de longueur de la tête, du double plus haut que large, bombé à partir de la racine; mandibule supérieure sans échancrure, dépassant de la pointe 1 inférieure , narines basales, arrondies, entièrement engagées sous les plumes frontales; ailes courtes, subaigués, les troisième et quatrième rémiges égales, les plus longues; queue ordinaire, échancrée; tarses épais, de la longueur du doigt médian; ongles crochus.

Trois espèces.

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