PL. 120. - BOUVREUIL VULGAIRE
Pyrrhula vulgaris (Temm.).
Mâle adulte : en dessus , toute la tête d’un noir velouté a reflets violets ; derrière du cou , dos et épaules d’un cendré bleuâtre, tournant au blanc sur le croupion; ailes et queue d’un noir àreflets violets ; grandes couvertures blanches dans leur dernière moitié, formant un miroir éclatant; en dessous, menton noir et tout le reste du corps d’un beau rouge minium ; région anale d’un blanc pur. Bec noir ; iris et pieds bruns. Taille : seize
centimètres «
Habite l’Europe méridionale et occidentale; fréquente les pays montueux ; de passage régulier en France, où il est répandu, ainsi que dans toute la Russie ; il est surtout fort commun dans les forêts montagneuses de l’Allemagne; il est également répandu dans l’Asie septentrionale et dans l’Asie centrale. ^
Niche à plat sur une branche horizontale de chêne ou d arbre vert plus souvent encore caché dans les enfourchures des
LES OISEAUX DES CHAMPS ET DES DOIS
branches formant la chevelure touffue des jeunes sapins ; de môme que dans les buissons ; pond quaire oucinq œufs d'un blanc légèrement azuré , avec des taches brunes et violettes , le plus souvent réunies au gros bout; ils mesurent vingt et un à vingtdeux millimètres sur dix-sept ou dix-huit.
Le nid, construit avec art en forme de coupe, se compose à l’extérieur de bûchettes, de brins d’herbe, de racines chevelues et d’un peu de crin en dedans ; on n’y remarque généralement aucune trace de plumes, de mousse ni de laine.
Armé d’un bec fort et trapu, il s’en sert pour décortiquer et briser toutes sortes de graines ; il est friand des bourgeons des arbres fruitiers auxquels il n’est pas sans porter préjudice en hiver ; ce n’est que demi-mal lorsqu’il se rabat sur les bourgeons des ormes, des chênes, des frênes, des aunes, qui nel’affriandent pas moins et qui le nourrissent de leurs semences ; pour les couper et les dépouiller de leurs involucres, il s’accroche et se suspend par les pieds aux branches, comme plusieurs F ringilles, et il reste souvent dans cette position pour en manger l'intérieur ; il s’accommode aussi des baies du sorbier et de l’épine blanche, comme des graines des plantes oléagineuses et de celles de l’armoise. C’est Y Êbourgeonneur des campagnes.
Quelques auteurs ont voulu considérer comme espèce, sous le nom de Bouvreuil ponceau ( Piyrrhula coccinea ), une simple variété de race qui, sous le rapport des couleurs et de leur distribution, ne diffère absolument en rien de notre Bouvreuil ordinaire ; il est seulement un peu plus fort de taille, de un et demi à deux centimètres, et se trouve plus communément que lui dans les Alpes.