‹ Musée ornithologique illustré (volume 2)Chapitre 57 sur 61 · PL. 149. - CORBEAU CORNEILLE · texte numérisé non relu

PL. 149. - CORBEAU CORNEILLE

Corvus corone (Liîm.).

Mâle adulte : en dessus et en dessous, noir à reflets violets, principalement aux ailes. Bec, pieds et ongles hoirs ; iris noisette. Taille : cinquante à cinquante et un centimètres.

Type du groupe générique Corone de Kaup.

Habite l’Europe et l’Asie ; très rare en Suède ; sédentaire et commune en France.

Niche sur le haut des arbres; pond cinq ou six œufs sem-

LES OISEAUX DES CHAMPS ET DES BOIS

blables à ceux des précédents, qui mesurent quarante-cinq ou quarante-six millimètres sur trente.

Au printemps, de nombreuses réunions de ces Corneilles, dont on ne connaît pas bien encore le but (quoiqu’il paraisse être celui de l’accouplement),- ont lieu autour des endroits choisis pour leur nidification.

En hiver, elles vivent en compagnie des Freux et des Corbeaux mantelés, et à peu près de la même manière. C’est alors, dit M. Bailly, que l’on voit, autour des lieux habités, des volées nombreuses composées de ces oiseaux , se tenant presque sans cesse à terre pendant tout le jour, errant pêle-mêle avec nos troupeaux et nos bergers , voltigeant sur les pas- de nos laboureurs, et sautant quelquefois sur le dos des porcs et des brebis, avec une familiarité qui les ferait prendre pour des oiseaux domestiques et apprivoisés. La nuit, elles se retirent dans les bois, sur les arbres de leur choix, et qui sont des sortes de rendezvous , des points de ralliement où elles se rassemblent le soir de tous côtés, quelquefois de douze kilomètres à la ronde , et d où elles se dispersent le matin.

A part ces particularités, cette espèce aime la charogne elle poisson, et passe pour un des Corbeaux piscivores ou ichthyophages. M. Millet raconte avoir vu, en 1826 et en 1827, sur le bord de la Mayenne et à l’embouchure de l’Antron , sept où huit Corneilles prendre de petits poissons vivants à la manière des Mouettes, surtout des ablettes, et aller les manger à terre ou sur un mur voisin.

D’après Degland et Gerbe , on en voit des bandes considérables en hiver fréquenter les côtes de Dunkerque, pour s y repaître de ce que la mer laisse en se retirant.

La Corneille ne dédaigne cependant ni les vers, qu'elle picore en suivant la charrue , ni les insectes, ni même les hannetons.

PL 149. — C ORBEAU CORNEILLE — Corvus Corone. Linnæus. — ,-J nat.

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