PL. 11. - PYGARGUE ORDINAIRE
Halisetus albicillo, (Leacli, ex Linn.). — 1 ullu7' albicilhi i^Linii.).
Miîk et femelle très adultes : en entier d’un brun pur uniforme, sauf la tête et le cou, où il devient plus clair, et la face d’un blanc grisâtre ; rémiges d’un brun noirâtre ; (jueue d un blanc pur. Bec d’un jaune pâle de la base à la pointe ; iris jaune brillant; cire, tarses et doigts jaune citron ; ongles noirs. Taille du mâle : quatre-vingt cinq centimètres ; de la femelle : de quatre-vingtdix à quatre-vingt-quinze.
Le plumage offre , du reste , de très grandes variations avant d’arriver à l’état adulte.
Ce n’est même, d’après M. Alphonse Dubois, d’accord avec les longues observations du comte ryzenliauz, que vers 1 âge de dix ans qu’il possède son plumage parfait ; avant cette époque, il varie excessivement d’une année à l’autre ; mais ses teintes deviennent de plus en plus claires à mesure qu il vieillit. A partii de l’âge de dix. ans , jusqu’à celui de vingt à vingt-cinq ans , terme extrême de sa vie , il ne s’opère cependant plus de changemenls appréciables.
Habite toute l’Europe et l’Asie septentrionale, dans les montages et les forêts, le plus souvent dans le voisinage de la mer ou des grands lacs ; très commun , surtout en hiver, le long des côtes maritimes d’Angleterre, de Hollande et de b rance, laie dans le midi , quoique nichant en Turquie ; mais de passage léguliei en Allemagne , en Suisse, en France, en Italie et en Sicile, selon Gerbe ; se répand en hiver dans l’intérieur des provinces septentrionales de la Hollande , où ils se réunissent plusieurs dans les environs des villages ; très commun également , dans la même saison, sur le lilloral du Danemarck ; vit aussi en Islande, d apiès Eaber.
Des Murs, Les Oiseaux de Proie.
J. Rothschild, Édit<‘ur, Paris.
n. 11. — PYGrAKOUE OIÏ.DINAIPE — ITaliaetus albkiîla. Leach, ex Linnæus. — Vultur aîhküla. Linnæus. — nat.
LES FALCÜïNlUÉS OU FAUCONS
Cependant, il n’a jamais été remarqué par M. Alléon, dans les migrations du Bosphore ; mais il est sédentaire dans le pays, et très commun , surtout en hiver , sur les rivages de la mer Noire, où l’on en voit des compagnies, souvent nombreuses, occupées à déchirer les cadavres de marsouins rejetés par les pêcheurs et échoués sur le sable ; aussi leurs plumes sont-elles, à cette époque , enduites d’huile ; ils sont alors très méfiants et difficiles à aborder.
En Europe, et en Écosse particulièrement , les Pygargues établissent presque toujours leurs aires sur les rochers, et exceptionnellement sur des arbres , parce qu’ils n’en trouvent sans doute pas à leur convenance ; dans le premier cas , ils choisissent les roches les plus écartées , les plus abruptes et les mieux couvertes par quelque saillie qui les abrite.
LES OISEAUX DE PROIE OU RAPACES
3“ GROUPE GÉNÉRIQUE BALBUZAUD, PANDION (Savig.)-
Le caractère tout particulier des Aigles de ce groupe est d’avoir la plante des pieds et des doigts pourvue, en dessous, de pelotes rugueuses, chacune de ces rugosités ou granulations se terminant en une saillie cornée très prononcée, plus ou moins pointue ou épineuse’; ce qui, avec deux ongles acérés et courbés presque en demi-cercle, constitue l’appareil le plus complet d’un Rapace véritablement pécheur.
Les espèces de ce groupe , au nombre de cinq ou six espèces , dont deux connues de Buffon , de Linné et de Gmelin, toutes cosmopolites, une seule appartenant à l’Europe, sont donc , de tous les oiseaux de proie, les mieux organisés pour la pêche qui est, sinon leur seul et unique , du moins leur principal moyen de subsistance. Ainsi, d’une part, la conformation de leur arme indispensable , la patte , la disposition des écailles postérieures du tarse, imbriquées de bas en haut, ce qui ne s’observe chez aucun autre Rapace , celle du dessous des doigts, s’oppose à l’action de la viscosité du poisson, qui ne peut s’échapper des serres qui l’étreignent; et, d’une autre part, l’absence de toute membrane interdigitale, qui ne pourrait que faire obstacle et donner de la résistance à l’eau, lorsqu’ils y plongent leurs pattes pour saisir le poisson, leur donne plus de facilité à le retenir, par l’extrême versatilité de leur doigt externe. Enfin, comme pour leur donner plus d’avantages à entrer dans l’eau et à eu sortir, les plumes des membres abdominaux sont disposées de telle façon qu’au lieu d’être allongées et pendantes, elles sont, au contraire, courtes et serrées comme chez certains oiseaux de mer.
Ils vivent de poissons et d’oiseaux aquatiques.
Dos ■^T^rs, Los Oiseaiix de Proie- j, Rothschild, Éditeur, Paris. ^
LE BALBUZARD ORDINAIRE, OU PLUVIAL — Pandion haliaetus. G-, Ouvier, ex Lînnæus. —
PI. 12
Falco haliaetus. Linnæus. — L nat.