OISEAUX DE PROIE DIURIES
RAPACES DIURNI
Les oiseaux de proie diurnes forment deux grandes tribus : les Vulturidés, qui ne renferment qu’une famille, les Vautours, chez lesquels le bec et les ongles sont relativement longs, faibles et inoffensifs, quoique l’animal soit d’une grande taille et d’une grande force musculaire ; et les Falconidés, qui se composent de cinq famille^, comprenant les Aigles, chez lesquels les caractères de l’ordre, c’est-à-dire des armes et des moyens de destruction portés à la plus haute puissance , se trouvent plus ou moins complètement réunis ; car c’est graduellement et par des nuances souvent peu sensibles qu’on arrive aux Faucons, type le plus parfait de l’oiseau de proie.
Les proportions des différentes parties de ces oiseaux montrent leur force et leur légèreté. Tous, ou presque tous, ont le bec crochu, propre à déchirer, avec les bords tranchants ; un estomac simple et membraneux ; de courts intestins et un cæcum rudimentaire; leur sternum ample, sans échancrure et complètement ossifié , présente aux muscles qui s’y attachent
LES OISEAUX DE PROIE OU RAPACES
une large surface et. une forte crête. Sans parler de leur fourchette, également pleine et largement évasée, fonctionnant comme un ressort pour entretenir les efforts et le mouvement des ailes. Tous se distinguent, en outre, par une peau membraneuse, ou cire, semblable à celles des Perroquets, dont leur bec, de même que chez ceux-ci, est recouvert à sa base : c’est même un des motifs qui ont porté plusieurs méthodistes <à rapprocher les uns des autres.
Ils nichent, selon les familles elles groupes, dans les rochers, sur les arbres, au milieu des buissons, et même à terre. .4ux Vulturidés les chairs mortes, aux Falconidés les chairs vives et palpitantes,
11 y a peu de familles d’oiseaux, à part celles que renferme l’ordre des Passereaux, dont on connaisse autant de spécimens oologiques, que celles dont se compose le sous-ordre des Rapaces diurnes, malgré le petit nombre d’œufs qu’ils pondent et la difficulté d’accéder à leurs nids. Et pourtant on serait embarrassé pour établir entre elles des catégories qui offrissent des rapports satisfaisants avec le classement méthodique adopté en ornithologie. Ce qui est remarquable, c’est, en dehors de la forme de leur œuf, qui ne varie que de la figure ovalaire à la figure ovée, et, dans un ou deux groupes exotiques, à la figure ovoïconique, l’unité constante de la couleur qui, sous des nuances diverses de brun, en décore la coquille toujours d’un blanc légèrement azuré ou bleuâtre. Tout ce que, du reste, on peut dire d’une manière générale, c’est que cette couleur, obstinément brune, mais variant du bistre à la couleur de Sienne, souvent même à l’ocre rouge, est plus abondante, en Europe, chez les Bondrées et le plus grand nombre des vrais Faucons, et beaucoup moins chez les autres groupes, dont quelques-uns n’en présentent pas la moindre trace.
LES VAUTOURS