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joncs, et à portée des étangs, des marais et des rivières poissonneuses. Niche dans les terres basses, à peu de hauteur du sol, dans des buissons, ou même sur des mottes couvertes d’herbes épaisses ; pond trois ou quatre œufs d’un blanc légèrement bleuâtre, unis et sans taches; quelquefois ondés d’une nuance brun jaunâtre peu apparente, avec quelques grivelures et des nuages de la même teinte à peine perceptibles; assez fréquemment marqués de quelques points et taches rares d’un brun de bistre clair,' irrégulièrement réparties tantôt au sommet, tantôt à la base de l’œuf. Dans ce cas, ils figurent souvent dans les cabinets des amateurs, et sont ramassés par les dénicheurs, comme provenant du Busard Harpaye^ qu’ils distinguent spécifiquement du Busard de marais^ comme font fait plusieurs naturalistes, notamment Lesson. Ces œufs mesurent cinq centimètres sur quatre.
Ce Busard passe généralement , en assez grand nombre, le Bosphore aux deux saisons, en compagnie du Busard de Swainson et des Éperviers; mais, comme eux, il est rare dans les migrations où les Faucons sont abondants; il séjourne peu dans les environs de Constantinople.
Hardy, de Dieppe, assistait aussi, à chaque printemps, à la migration de ces oiseaux. Les vieux passent les premiers, vers la fin de mars; les femelles, les individus de moyen âge, ou les jeunes sujets passent seulement en avril. Cet excellent observateur les a vus, appareillés ensemble, chasser de compagnie.
Le Busard Harpaye est un des plus voraces. 11 fait une cruelle guerre aux lapins, et est aussi avide de poisson que de gibier.
En Hollande, suivant Temminck, on le trouve, l’hiver et le printemps, dans les dunes, dans les lieux arides, où il se nourrit de lapins tués par les hermines, et à la saison de la ponte d’œufs de gallinacés, d’échassiers et des palmipèdes ; il revient ensuite dans les marais àl’époque des couvées ety devient le fléau des Foulques, des Plongeons, des Canards, et des autres oiseaux d’eau ; comme en Sicile, au rapport de Malherbe, il est le plus cruel ennemi des jeunes Porphyrions, ou Poules-Sultanes, et des autres espèces qui abondent dans les marais de Catane. Il prend les poissons
LES OISEAUX DE PROIE OU RAPACES
YÎvanls et les enlève dans ses serres ; à défaut de gd^ier ou de poisson, il se nourrit do reptiles, de crapauds de grenouilles et d’insectes aquatiques.
Belon assure en avoir vus, qu’on avait élevés a chassci et prendre des Lapins, des Perdreaux et des Cailles.
On l’appelait autrefois en fauconnerie : Faux-Perdrieux.
C’est le Busard le llarpaije, et le Busard de marais de Buffon.