PL. 4. - GUILLEMOT A MIROIR
Urici grylle (Lath., ex Linn.).— Colymbus grylle (Linn., S. n., 1766). — Uria minor (Briss., Orn., 1760).
Il est entièrement d’un noir profond, avec les moyennes couvertures supérieures des ailes et la moitié terminale des grandes secondaires d’un blanc pur formant miroir. Le bec est noir en dehors, rouge en dedans ; l’iris, d’un brun foncé ; les pieds sont d’un rouge vif. La taille est de trente-trois à trente-quatre centimètres.
Contrairement aux habitudes du Guillemot à capuchon et de l’Alque, les Guillemots à miroir ne s’attachent pas à un lieu spécial, mais s’établissent, pour la saison, partout où ils trouvent des commodités appropriées à leurs besoins. On peut s’attendre à les rencontrer là où existent des fentes dans les rochers, ou de grands monceaux de blocs avec des trous dans leurs interstices.
Ce Guillemot est de passage irrégulier sur les côtes de France, et notamment sur celles de nos départements septentrionaux, où on l’a rencontré quelquefois en mai ou en novembre.
Les œufs, sur un fond cendré clair, ou verdâtre ou bleuâtre, quelquefois d’un jaune ocreux assez prononcé, offrent le même système de maculature que ceux de l’espèce précédente.
MM. Evans et Sturge ont trouvé de ces Guillemots couvant sur des rochers jusqu’à un ou deux milles au milieu des terres.
Des Murs, Les Oiseaux d’Eau.
J. Rothschild, Éditeur, Paris.
GUILLEMOT NAIN— VHa miiior. Brissou. - J liât. MACAREUX MOIN E — Fratercula Arctica. Leach. — J nat.
LES OISEAUX D’EAU — PINGOUINS
Après cette espèce, la plus petite est celle dont nous allons parler, dont quelques auteurs ont fait le type d’un groupe à part, sous le nom de Mergules, que nous n’adoptons point, pour ne pas compliquer la méthode. Il restera pour nous, comme pour Brisson et Temminck :