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PL. 43. — GRÈBE A COU NOIR

Podiceps nigricollis (Sundeval, 1848). — Golymbus auritus Var. (B. Linn.).— Podiceps auritus (Lath.).

Mâle adulte : parties supérieures d’un noir à reflets verdâtres, avec les plumes du vertex allongées et susceptibles d’érection ;

Des Murs, Les Oiseaux d’Eau.

J. Rothschild, Éditeur, Paris.

Pi.

j GRÈBE JOU-GRIS- Podiçeps griseigena. Gray. — J nat. (grèbe A COR NOIE — Podiceps nigricollis. Sundeval. — i nat.

LES* PLONGEURS OU COLYMBIENS

côtés et devant du cou, haut de la poitrine pareils au dos ; parties inférieures d’un blanc pur, à reflets métalliques, avec les côtés d’un roux marron vif nuancé de cendré; pinceau de longues plumes effilées, d’un jaune clair et roux luisant derrière chaque œil, s’épanouissant sur la région parotique ; couvertures supérieures des ailes noires, à reflets; rémiges primaires noirâtres ; rémiges secondaires entièrement blanches et plus ou moins nuancées de brun en dehors. Bec noir ; iris et bord libre des paupières rouge vermillon ; pieds d’un brun verdâtre en dehors, plus pâle en dedans. Taille : trente et un centimètres environ.

Habite l’Europe septentrionale et tempérée, rare au Nord de la France-, commun au Midi, dans les environs de Nîmes, où il se reproduit quelquefois.

Se nourrit et niche comme les précédents ;ses œufs, de même forme et couleur, au nombre de trois ou quatre, mesurent dé quarante-deux à quarante-quatre millimètres de grand diamètre sur vingt-huit à trente de petit.

PL. 44. — GRÈBE GASTAGNEUX.

Podiceps fluviatilis (Gerbe, ex Briss.). — 'Colymbus fluviatilis (Briss., 1760). — Colymbus minor (Gm., 1788).

Mâle adulte : dessus delà tête et gorge d’un noir profond; lorums blanchâtres ; nuque et dessus du corps noirs, lavés d’olivâtre ; devant et côtés du cou d’un roux marron vif ; poitrine et flancs roussâtres ; milieu de l’abdomen d’un cendré noirâtre, avec une teinte cendré bleuâtre ; cuisses et croupion roussâtres ; couvertures supérieures des ailes pareilles au manteau ; rémiges primaires brunes ; secondaires brunes sur les barbes externes, blanches sur les barbes internes. Bec noir, jaune verdâtre pâle à la pointe et en dessous à la base ; pieds brun verdâtre en dehors, carnés en dedans ; iris rouge. Taille : de vingt-trois à vingt-quatre centimètres.

Habite presque toute l’Europe; commun partout en France durant l’hiver, et sédentaire dans le Nord.

LES OISEAUX NAGEURS

Tout autant voyageur sur eau que les plus fortes espèces, il arrive parfois que, surpris par de rigoureux hivers, il se trouve entraîné à la dérive par les glaces. Nous nous rappelons, dans un des derniers grands hivers qui ont sévi à Paris, avoir vu deux ou trois couples de Grèbes Castagneux, portés sur de larges glaçons que charriait la Seine, les quittant pour se remettre à leau, plongeant et remontant ensuite. Ils passaient sous le Pont des Tournelles, à la grande satisfaction des curieux auxquels nous les avions signalés, accourus pour les voir.

Quant à la domestication de ces oiseaux, elle est des plus faciles et des plus connues.

J. Rothschild, Éditeur,

PI. 44. — GRÈBE CASTA.GNBTJX-i

TOTIPALMES OU PÉLICANS

3e TRIBU

TOTIPALMES OU PÉLICANS

Totipalmi

Cette tribu se compose des oiseaux de mer dont les trois doigts antérieurs et le pouce sont réunis par une seule et môme membrane natatoire.

Trois familles seules, sur six qu’elle comprend, sont représentées en Europe :

Les Fous ;

Les Pélicans ;

Et les Cormorans.

Tous se distinguent, en outre, par l’extensibilité, chez la plupart, et le développement extraordinaire, chez quelques-uns, de la membrane gulaire.

1" FAMILLE LES FOUS. — Sulinæ.

Selby dit qu’ils sont d’un caractère fort doux ; qu’à l’ile de Bass, comme ils ne sont jamais tourmentés, ils deviennent très familiers ; et que, dans les lieux où leurs nids sont d’un accès facile, à la surface plane du rocher, sur la côte sud-ouest de l’île, ils se laissent flatter de la main sans la moindre résistance, et sans montrer d’autre signe d’impatience que de faire entendre un grave cri guttural.

Mac-Gillivray affirme également que lorsqu’ils courent, ils se laissent approcher à une distance d’un mètre, et quelquefois beaucoup plus près, de manière à ce qu’on puisse les toucher. Lorsqu’on en approche, ils se contentent d’ouvrir leur bec et de faire entendre leur cri ordinaire, ou bien de se lever sur leurs pattes, et de montrer quelque symptôme de mécontentement, mais peu de crainte du danger.

LES OISEAUX NAGEURS

La réputation d’imbécillité faite à ces oiseaux est loin d’être établie, et de se produire d’une manière générale. Quoi qu’il en soit, avec cette imbécillité qui, après tout, n’est qu’apparente, les Fous sont, de tous les oiseaux de mer, ceux qui ont le plus l’instinct de secours et d’assistance entre eux ; et ils partagent tous les autres instincts de conservation ou de défense départis à la généralité de leurs congénères. Nous verrons, en effet, par la suite ce qu’il en est de cette prétendue stupidité.

On a dit des Fous ce qu’on a dit de presque tous les oiseaux de mer, qu’il n’est pas d’oiseaux marins dont la présence soit un indice plus certain de la proximité des terres; ce qui doit s’entendre, lorsqu’ils se montrent en troupes.

Les rochers et les îlots que fréquentent les Fous sont les mêmes que ceux où se trouvent et habitent par peuplades les Goélands, les Phaëtons, etc., ainsi que les Frégates, leurs ennemies acharnées cependant, selon les latitudes propres à chacune de ces familles.

Deux des principales stations ou lieux de reproduction des Fous, des mieux connus en Europe, sont : une des côtes d’Écosse, et l’une des Hébrides, Saint-Kilda, dont nous avons déjà parlé.

En Islande, selon Faber, les Fous sont beaucoup plus nombreux dans le Sud que dans le Nord.

Mac-Gillivray estime en avoir vu environ vingt mille, lorsqu’il visita l’île de Bass en 1831, et M. Cunningham ne pense pas, d’après le grand nombre qu’il en vit en 1862, qu’il y eût eu une diminution sensible depuis cette époque. Nous verrons tout à l’heure que, même en 1863, leur nombre était resté le même.

Sur une douzaine d’espèces qui composent la famille, une seule, celle dont nous venons de parler, appartient à l’Europe. Cette famille ne forme également qu’un groupe générique.

Des Murs,

J. Rothschild, Éditeur, Paris.

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