‹ Musée ornithologique illustréChapitre 76 sur 85 · PL. 75. - OÏE NAINE · texte numérisé non relu

PL. 75. - OÏE NAINE

Ariser erythropus (Newton, eæLinn.). — Anas erythropus (Linn.).

Adulte : large bandeau blanc, en arrière de la mandibule supérieure, limitée en arrière par un trait noir remontant en pointe mousse sur le front, vers le milieu des yeux ; dessus de la tête et partie postérieure du cou d’un gris brun foncé ; côtés de la tête, devant et côté du cou d’un gris cendré, lavé de brun; plumes du manteau et petites scapulaires brun cendré, frangées de roussâtre ; grandes scapulaires d’un gris brun un peu plus sombre, sans bordure claire, ou avec un liseré blanchâtre très fin et à peine sensible ; bas du dos et croupion d’un gris noirâtre glacé de cendré ; sus-caudales latérales blanches ; parties inférieures, jusqu’au basventre, d’un brun cendré clair, passant au brun sombre sur les flancs, ondulées de blanchâtre et de noir sur une. grande partie de l’abdomen , de roussâtre sur les côtés de la poitrine et des régions inférieures du cou; bord externe de la plupart des plumes des flancs frangé de blanc; bas-ventre et sous-caudales blancs ; petites couvertures supérieures des ailes grises; les moyennes, grises à la base, teintées de brun à l’extrémité ; les grandes primaires d’un gris cendré clair ; les grandes secondaires brunes, terminées de blanc ,- grandes rémiges primaires noires, extérieurement bordées de gris ; rémiges secondaires noires ; rectrices d’un gris noirâtre bordées et terminées d.e blanc teinté de roussâtre. Bec et pieds couleur de chair; onglet blanchâtre; iris brun. Longueur totale d’environ cinquante- six centimètres.

Gerbe:)

LES OISEAUX D’EAU - LAMELLIROSTRES

Habile les régions du cercle arctique, et se montre dans l’Europe tempérée à l’époque de ses migrations.

On ne connaît ni son mode de nidification, ni ses œufs.

PL. 76. — OIE HYPERBORÉE ou DE NEIGE.

Ânser hyperboreus (Pallas).

Mâle adulte : d’un banc pur, avec le front d’un roux de rouille, et la moité postérieure des rémiges noire. Bec très membraneux et ridé à la base, d’un beau rouge à la mandibule supérieure ’ l’inférieure blanchâtre, avec les onglets bleus; iris d’un gris brun; cercle nu des yeux du même rouge que la mandibule supérieure du bec ; tarses un peu plus longs que ceux des espèces précédentes, d’un rouge très foncé. Longueur totale d’environ soixanteseize centimètres.

Femelle : en tout semblable.

Habite les régions arctiques ; de passage régulier dans les parties orientales de l’Europe ; se rencontre souvent en Grèce, en Crimée et sur la mer Noire; accidentellement en France et en Autriche ; jamais en Hollande.

Se nourrit de joncs, de racines d’herbe et d’insectes.

Niche en Sibérie et dans les régions polaires de l’Amérique ; pond des œufs d’un blanc jaunâtre.

Les rides du bec et la légère différence de longueur des tarses sont les seuls caractères sur lesquels se soient appuyés les méthodistes pour faire de cette espèce, sous le nom de Chen, le type d’un groupe générique à part, que nous ne reconnaissons pas ; d’autant qu’ils ne sont même pas d’accord sur l’identification spécifique de leur type.

Mais les auteurs sont loin d’être d’accord. Ainsi, Temminck, et à la suite Ch. Bonaparte et Gerbe, donnent comme jeunes de l’Oie de neige, et synonymes de l’Oie bleuâtre de Gmelin et de Linné, les individus que d’autres auteurs, et en tête M. Barnston, considèrent, d’après leurs observations personnelles, comme une espèce essentiellement distincte. Nous rangeant aux raisons de

Des Murs, Les Oiseaux d'Eau.

J. Rothschild, Éditeur, Paris.

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