‹ Musée ornithologique illustréChapitre 8 sur 85 · ALQUE, ALCA (L · texte numérisé non relu

ALQUE, ALCA (L

Bec de même forme que chez le grand Pingouin; les sillons delà mandibule supérieure réduits à trois ou quatre; l’os de l’avant-bras beaucoup plus allongé, et dès lors plus favorable aux mouvements du vol; les pennes alaires dépassant la base de la queue, et, sans être positivement propres à un vol soutenu, pouvant servir de parachute pour amortir l’élan d’en haut en bas.

PL. 2. - PETIT PINGOUIN (Buffon). — PINGOUIN MACROPTÈRE (Temminck). espèce unique.

Alque macroptère. — Alca tarda, L.

Chez lui, la tête, la gorge, la partie supérieure de la face antérieure du cou, la totalité des faces latérales et postérieures sont d’un noir tirant sur une couleur de suie rougeâtre, avec une fine ligne d’un blanc pur qui, du haut du bec, se rend aux yeux; le dos et les sus-candales sont d’un noir profond tirant au brunâtre sur les scapulaires ; le bas de la face antérieure du cou, la poitrine, l’abdomen et les sous-caudales sont d’un blanc pur ; la queue est noire ; le bec est noir, avec trois rainures courbes sur la mandibule supérieure, celle du milieu blanche et la plus étendue, et deux ou trois rainures également sur l’inférieure, correspondant aux précédentes, la plus longue blanche ; les pieds sont noirs ; l’iris est brun. Il ne mesure que trente-huit centimètres, de longueur.

Cette espèce est tellement nombreuse, ainsi que celles des deux groupes qui vont suivre, qu’il n’est pas à craindre que la race s’en éteigne de sitôt.

LES OISEAUX DE TRANSITION OU IMPENNES

Il se reproduil, en France, aux Aiguilles d’Étretat, sur les côtes de la Bretagne, de Cherbourg et à Aurigny. 11 se reproduit aussi, dit-on, sur la côte occidentale de l’Angleterre.

Quoiqu’en apparence des plus mal conformés pour le vol, après le grand Pingouin, des oiseaux de la tribu, il joint à cette faculté, qu’il possède dans une certaine mesure, celle de pouvoir plonger à de grandes profondeurs ; ce qui n’a rien qui surprenne, d’après son organisation si rapprochée de celle de ce dernier.

Les œufs d’Alques sont généralement d’un blanc pur largement moucheté de brun rougeâtre foncé ou de noir ; les mouchetures formant ordinairement un cercle sur le gros bout. Quant aux taches, les unes sont superficielles, ce sont les plus foncées; les autres profondes, et elles sont d’un gris cendré ou veineux. Leur grand diamètre est de soixante-quatorze à soixantedix-neuf millimètres, et le petit, de quarante-sept à quaranteneuf.

La nourriture de l’Alque consiste en crevettes, en divers autres animaux marins, en petits poissons et en frai de poissons. Audubon a trouvé, dans l’estomac d’un grand nombre de ces oiseaux, des écailles, des morceaux de poissons et des débris de coquillages.

3e FAMILLE

URINÉS. - Uriinæ.

Les Uriens ou Guillemots diffèrent des Pingouins et des Alques, en ce que leur bec, au lieu d’être aplati verticalement, courbé en crochet et sillonné (ce qui leur a valu le nom de Becen-rasoir , que leur donnent les Anglo-Américains), est plus ou moins long, droit., avec la mandibule supérieure légèrement infléchie , vers la pointe seulement, et l’inférieure formant un angle plus ou moins ouvert. Les teintes de leur plumage ne varient également que du noir au blanc.

De même que les Pingouins et les Alques, et avec eux, les Guillemots se trouvent rélégués dans des climats couverts de frimas

LES OISEAUX D’EAU — PINGOUINS

éternels ; et ce n’est que contraints par les glaces de quitter, en hiver, les contrées arctiques, qu’ils émigrent, dans cette saison, le long des côtes maritimes, et visitent les pays froids et, parfois même, les pays tempérés de l’Amérique et de l’Europe. Leur apparition à terre, excepté au temps de la ponte, est le plus souvent due à des perturbations atmosphériques, qui les forcent d’abandonner leur élément favori ; plusieurs s’égarent par les mêmes causes dans les rivières et dans les lacs où, dit Temminck, on les voit souvent en hiver.

On les a divisés en deux groupes génériques : les Guillemots proprement dits et les Mergules, qui, pour nous, n’en font qu’un seul et même, sous le titre de Guillemots.

LES OISEAUX DE TRANSITION OU IMPENNES

GROUPE GÉNÉRIQUE UNIQUE

GUILLEMOT, URIA (Briss.).

Bec plus court que la tête, plus ou moins droit ou convexe en dessus, anguleux en dessous, un peu courbé et échancré à l’extrémité des deux mandibules; narines plus ou moins étroites, ovalaires, à moitié fermées par une membrane emplumée, percées de part en part en avant; ailes de moyenne dimension, les deux premières pennes égales, les plus longues; queue courte et arrondie; tarses courts, de la longueur du doigt médian, réticulés; pas de pouce; ongles moyens, faiblement courbés et aigus, celui du doigt médian le plus fort.

Ce groupe ne comprend que trois espèces: car, nous rangeant à l’opinion de Faber et de Graba, et quoiqu’il nous en coûte de nous séparer de celle de Thienemann, nous n’admettons ni le Guillemot à gros bec ou Arra ( Uria arra) Pallas, ni le Guillemot de Brünnicb ( Uria Brunnichii , Sabine) , comme espèces distinctes, ne les considérant que pour des variétés locales du Troile, ainsi que le suivant, dont nous nous bornons à donner la figure comme comparaison.

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