‹ Musée ou magasin comique de Philipon (volume 2)Chapitre 2 sur 70 · V. eu lieu · texte numérisé non relu

V. eu lieu

Le Maître d'école, toujours garrotté et gardé à vue, est amené devant le prince, qui, en vertu des droits que lui confère. la charte, jugeant son ami de la veille, son collaborateur, le condamne à Vaveiialemenf l o.n anTot cp mot paraît vouloi' .'îr^ cédié).

Mais les bienfaits de Rodolphe ne s'arrêtent pas là; le Maître d'école , à qui Ton vient de crever les yeux pour son bien , reçoit en outre cinq cents francs et un superbe discours prononcé en sa favair par le prince lui-même, avec la manière de se servir de la vertu , dans laquelle son aveuglement pourra le faire rentrer — s'il rentre en lui-même. . . . C'est clair!

Quant au bon, sensible, généreux, courageux et dévoué fagot affranchi, dit le Chourineur , Rodolphe, qui lui doit la vie, lui achète une charge de boucher. ... En voilà une autre chaîne !

Mais , au moment oii il s'apprête à chouriner un bœuf en bas . âge, le Chourineur trouve à cet innocent tant de ressemblance avec le caporal qu'il chourina jadis, que le remords se réveille encore une fois dans son cœur, et il jette son couteau '" ''■' criant •

/i , je ne pourrai jamais égorger une bête!

KuQûlphe , plus que jamais enchanté de son ami . st- huie av l'expédier en Algérie.

Quant à lui , connu des abonnés des Débats sous le nom de l'inconnu, il déclare enfin... qu'il continuera à garder l'incognito.

Page 1