IDYLLE
Cinq heures sonnent au coucou de la paroisse de Bouqueval ; le froid, est vif , le ciel est clair et le âoleil.aussi (écla,ire) ; il jette des rayons pâles et obliques sur les vastes plaines dur - .«ies par la geléç. C'est dur !
Mais aux champs, chaque saison plfre des aspects charmants.
Tantôt la neige éblouissante change la campagne en d'immenses paysages farineux qui déploient leurs splendeurs immatxJLÉEs sur un qiçldjun,' gri.s rose... ou couleur. de chair.
J'aime cette immaculée conception de l'autfeuri ; , '
Tantôt , dès le matin , le givre suspend auv arbres ses giia^idoles de cristal ^cintillçintes et diamantées coipm.e le.. style moderne et fondantes comme lui langeant comme lui en r'etites gouttes d'eau, claire. ■ •• . ,
Alors , les fermiers sortentdu logis; chevaux, manteaux, chapeaux, bestiaux, tout est couvert de neige. . .• Oh ! que c'est joli. . .
Quelquefois la scène s'anime : l'écho renvoie les sons du
WF et les cris de la meute ; un daim , sous l'ei^pire- d'une horri-
ette, débouche dans la plaine et va se perdre à l'horizon.
Les trompes, les aboiements se rapprochent; des.chiens blancs et orangés courent sur la terre brune , leurs nez noirs sont collés au sol jaunâtre. A leur suite viennent les chass.eurs roujs courbés sur l'encolure de leurs chevaux bais ; ils animiDi ::.
meute à cor et a e tourbillon éclatant passe sur la terre
comme le lecteur le passe dans le livre; et alors chiéné, chevaux n adjectifs disparaissent , le calme ^renaî L , tL
. ■ lecteur reprend le fil de l'histoire . .
Ces tableaux abondaient aux environs du village de Bouqueval, situé, malgré sa proximité dé Paris,' dans une saute' de désert auquel on ne pouvait arriver que par dei- chéiiilns de traverse.
Aussi l'auteur, comme vous le voyez,''h'a-t-il pas pris le plus court pour nous y conduin
Une rivière plus longue que laigo resseinuiaii u uu ruoan ae queue mal déroulé, nu tnilieu des prés à th.^-Vers lesquels de belles vaches pal . idée , vu la saison...
Ui ■,; lourde charrette , traînée par trois chevaux vigoureux,'
trapus, à robe lustrée, à colliers bleus -garnis' de houpp* 'laine et de bas idem, entrait dans là' cour dé la'fern^ et gens étaient aussi impatients ' que' n^ws d'arVivç'
Il régnait dans cette ferme l'ordre qn bliothèqûe royale : les instruments aratoires ctuioi. tés , lavés , propres et peints à la colle riininr' !:i !r le ciel gris-rose, les chiens orangés et t de M. Sue. Aussi , dans le pays ferme-modèle. Je le crois fichtre bien : " Une révolution se fit tout à coup rarmi les habitants-' bassercour : les poules partirt
les difidons' gloussèrent , les ânes braiiêni , les.pfntailes reift, les chiens aboyèrent, les pigen'^^^ , , m. „.ii;.i',.iit .-t uv rentse prost'êrner aux pieds delà»'.
de-Marie C| ^
Watti au, le peintredes bergères rococo , n'aurait jamais rêvé un aussi charmant modèle, si les joues de la pauvre Goualeusv eussent été plus rondes et plus roses ; pourtant- le naturel de cette pastoureUe de la rue aux Fèves eût été digne encore d'exercer les pinceaux mignards de ce grand peintre. ;
Elle portait un bonnet rond ; comme toutes les- paysannes .V^ environs de Paris, par-dessus ve bonnet elle, portait, un mouchoir d'indienne rout '■ plat et .retenu derri.
tête avec une... non, avec ticu-> épingles. (Coiffurfe pittQï*:^q.e et gracieuse, que la Suisse et ntslK ,-: a., cnviemic'ftt sf 'cl^çs n'e-: avaient pas de plus séduisant et une .1 uwfàiï..
Elle avait aussi •' -^^ ^^''^ '
maSÉE ET MAGASIM COMIQUES.
;«è! eHe puisait des poiçnées rfrtigjain qu'elle distribuait à
Les dcnuers raytuis ■ . i un a eu un.
i*^mPiit Tiaïf. ] - -•
.1 que la Goualeuse s'occupa J ladame, Georges et l'a'
ail coin du faii , parlaient ^v, j. ..<>,...,..... l., ,^ , ...j... —
toujours: in téressanj... pour eux. Ils parlaient de la tristesse de i pauvre Goualeuse, de sa toux sèche , de ses i rithmétique et de la nécessité delà bapi naturellement mniliiMn Georges à pai mt le besoin ussi par se faire sentir... le mai
"Y pensez-vous ? s'écria M. Laporte... la manque des choses trop essentielles!... Si ce n ^t.n.. ^.-^
sa dot!... on pourrait lui en faire une, mais
est impo:- En ce moment, l: ^.e entra dans le s:
abiller d'une fiifo- m: sur sr>; noires ce — ,
es pommes dV ibins dans un nid
mousse, que M. le > 4- bien m en aU
'^omme il faisait nuu v\ ijee le i:uii eu " — ^it les mai
'^contres, la Gnualcuse qui n'avait . ^ «lu loup, ause, — . . ils partirent.
■^3 minutes après, '^. es du chemin creu:
c.a^L,..L embusqués leMaîti^. .. .-^^.^, .-' - '■^"'•"■" "^ T.irfnin,,
Nos trois hériis. nom- ehru-mP!
saient à dévide j lis. Le Maître-d'ci attaque projet'' •
Tout à coup u Maîtrehouette, abûsaiil -
^^UeRodolpl" '■ ' :.' :
ma ceintur
Tiens, toute-
urijuoi je ne te tu~ "'
Tortillard, à qui fier de fonction. Toriil
,;a TMnmin nrlr,-
1 qui as fa; use à ça, je ne sais
dir auprès de lui cette honorable eaaman par intérim,
>ui'iea'àx, il est oL jx pieds de son '-
:ierai pas , j'aihe'^i
:ie-loi et laisse rire cet tu, je ne t'abandc^' ; après laPégriote môvie qui est mort à la
est toi qui seras
^ en train d'al
, mon chien , i , ma Pégriotte , tu seras ma
'^'■■-'nce. C'est u.i |.i,u ehenu, heinf
'vie' — s'écria le Maître-d'école. en se
quiit. ....
pose, t'aii
lolie
lieu u ;j: !.■ :■
— J'r-i'en-' lard,
iCi ta Vieille I... Jili ù..
-, ^u de la vie qv 'w {.-> -
■s rentes, rouler carres
eoir clair e Lure...
;t à coup Ton.
>e soue. l'p-
M. Lu
ueauiea ar
>. parce que \.
'iai'ie pleurait
MUSEE PBZI.ZPOX(.
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."iMorii ni'iHiii Irnii (ITitre bêtes,
il achever
at pL'cli
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-vous él'.
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la fange dont
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raient yionp une ci;
yageurs [uc la prciïiicre iii
linl r.'nvrsil, nas te
;ias ce qu'on p Néanmoins ou s'empressa de les
uiuiiard qu'ils rcuju-
s devons
ic leur lut point lavora' '
s. TùrUliaiii, sceptique, ellruiité con. . ..- .. ..... ,,- croyais M. Sue Parisien), et conséque,,.
rompu à la mamelle, riait Feul de ce qui faisait frissonaître-dVcole '
' ' ' '' ^'■'•'■'.iiwi 1 ari.ei)un:isrnK:m. (ics convive-. " vcn(h'ahlo père supposé, lui versa:
0 une atti été, et lui lançait des coups
illard, tu souf
jit oii l'anneau de '.uujours vive et saignante.
i.uvrc papa, lui répondait lan, et allez de:
porter l'attenc!
\r:i<j du cher pu;..; l'étouffer son
MUSÉE ET MAGASIN COMIQUES
• f^une bienfaiteur; une idée cependant l'arrêta dans son transport liaternel : — Plus de Tortillard, sedit-il. plus de Goualeuse, par- 1 -mt i'1u> de vengeance, et il le reposa sur sa chaise.
■ Pauvre papal dit Tortillard, remis de son émotion et jetant un regard diabolique sur le Maître-d'école.
1 -i le vieux Gaulois, le père Châtelain, bavard comme une pie "Oigne, se mit à jaboter : il parla du médecin de Vallée des Vev-
/v .V. de la ferme-modèle de Rodolphe et de madame Georges
" Rodolphe î madame Georges ! . . . mon bourreau ! mon épouse ! iiinmura le brigand, foudroyé par cette révélation. Quoi! je la retrouverais ! Ah ! le ciel serait-il assez rageur pour me rendre ma femme! plutôt mille fois reperdre les yeux ! plutôt monter i :: rde! plutôt lire quatre volumes en feuilletons!... — Vienstu- t'en ? dit-il à Tortillard. . . et Tortillard fit signe aux paysans que ^on malheureux papa était 6m...-
— Viens, viens, allons nous coucher.
Venez, mon brave homme, dit le père Châtelain, et toi, suis-
mon enfant. - Il les conduisit dans une petite chambre, où
■ j vèrent par un corridor sur lequel s'ouvraient plusieurs portes.
brigand alla s'asseoir, sombre et pensif, sur le bord du lit .
lupros duquel il fut conduit par Tortillard, qui ne tarda pas à le
tirer de sa rêverie par u..
ioulnureuse du tibia.
1 TM/3rl C11Î' \ i nrivîic
1" uneux, it Maitre-d tci.i. 't veut fi
'\ui ricane toujours. <-* "„,■. „,.,,,,.
femme qui- couche r
assassiner si lui. Tortillard, voulait le conduire .
Le brigand s'arme d'un couteau,; et, dans sa ragt ii
puissante, il veut se tuer; mais il n'en a pas le courage.
Le malheureux vieillard ne peut supporter tant de secousses, et tombe frappé d'un coup- de sang. C'est dommage !
Le fils de Bras-Rouge le laisse étendu sur le carreau, et »e met à prendre les empreintes des serrures.
Un hasard avait préservé le Maître-d'école d'une congestn'i, cérébrale ; son nez lui avait sauvé la vie.
Il n'était donc pas mort, il dormait... Quedis-je, il dormait le sommeil n'est pas fait pour un polisson comme ça. pour un
TinTnmp dm' n pli l.i nef.ifPSSR d'en as>;l-;siiior (r.'ilit.rrs ' 11 iv-v^if