LA GOUALEUSE
Neuf heures sonnaient. . . C'est singulier comme on entend sonner les heures dans le roman de M. Sue! Neuf heures sonnaient que Fleur-de-Marie dormait encore. Elle aussi avait un petit cauchemar... Un biillant soleil d'hiver répandait une teinte vermeille dans la chambre de la Goualeuse et donna ^ son pâle et doux visage les couleurs qui lui manquaient.
En ce moment madame Georges entra ; elle venait voir une lettre de son amie m'adame Dubreuil, qui la priait ut
venir avec J^^^^''^-''^-"- ^TnTÎp Tnî rlnrmpr rpvnlimtinn H^nn nini
anglais.
Une aiFaire de cette importance ne pouvant souffrir de ret; madame Georges et la Goualeuse montent dans le cabriol.-: madame Dubreuil ot vont donner la leçon demandée.
Elles arrivent chez madame Dubreuil.
Cette dame et mademoiselle, Clara, sa fille, les . avec la plus aimable cordialité; et Fleur-de-Marie, que mademoiselle Clara nomme sa petite sœur, est particulièrement l'objet des attentions, de cette jeune et jolie personne.
— Ma chère amie , dit madame Dubreuil à madame ' je sais dans le plus grand embarras... J'ai absolumei de savoir ce que veut dire comfortable!
— Parbleu ! répond son amie , \c vais vous le dirp
— Bon !... que vous êtes heureuse de savoir 1 ang:
Corofor'"''T'''^ on anglais vpnf lîirp pn fraiir-,
fortable. . .
t;,.,;. ~t bon !
— Voilà, ma cnere, ça n o^i pa.- pius difficile
MUSEE ET MAGASXn COMIQUES.
— C'est que, voj'ez-vous , madame la: comtesse de Luoonay, à |ui cette ferme appai ' opre, désire que je fasse arrau-
II" d'une ma-
•ndant ces causeries et; ^ e suivie de deux
: une laitière ilont
i ferme, t vêtus.
:e ipleurait son hoiij . nnement àç <
oiis et naïfs ^allageois.
"'orie, émue au reut dea \\\\.. .:-cUi; bu:.
-... la voir et s'approcha en cou,, .... .le son ;i' ireuil, qui lui demandait la cause de sa triste, ituelie et lui reprochait de ne pas. la tuto
-J'étais distraite, lui répondait Fleui-ut.-.vj.uiit; na-
. raite ! cela serait déjà bien mal ; mais non , non , civois-tu, Marie... je finirai par te croirt-
Iv.i ce moment la laitière apprr-ut la Ooualeuse et poussa un cri de colère et d'horreu;
C'était la laitière qui , lous les iiiituns , > enaaii tui laii aux habitués du tapis-franc.
Voilà une malheureuse qui connaît t' assassin de feu mu époux, s !e... Je l'ai vue vingt fois pari
"■"'■' ( il coi ijn.;uiitable qu'rii- ■ — ' • -'-• ' • •■ - ' quoi est le srélérat q laît pas
r..a Goualeuse , pâle et la tête baissée ,
SemMai! se renfermer d.iDS sa triste pcnscc
. défendait son amie; mais la laitière injures, ces pleuvaieut dru
'ubrcuil. attirt^o par le? cris delà foule, arriva,
; dit cette femme ?
.„- ue la surprise, iiàleuse t dit la laitière
De fil en aiguii. ..,.„....^. , pr' T)nlirf<nil
gui n'avait pas sur la morale les idées saint-simon nés du jour. Il 'ées perrr
"" "' eut la peiiie^îL- ( - • nrnr, une amie in Elle «. 'onc la bonne
ière iois ver» : Goualeuse, s éoiia ; — Mane , ma
tu n'es pas i La malheureuse resta seule" ex- s de. ces
qui, se frayant un passade dar;
.e quoi .
vers la
ne som-
mes pas
lelques
-Iz-MlT'llli:
». J l » '.t 1 I 1 ' [ M 1. lUttl.it,
iij) . VOUS êtes nu'
JUUÏ il-.'
:-n onx b.
MUSÉE PBZX.XPOSr.
.1 seize ans, candide et pu:
liane avait été jetée ii.
n. 1 v/- elle était '^-■'■'■^ ,1^1,,^-,
. peut pa; ont parad
' . quitté leur village; mais pour peu qu'on ait : peu qu'on ait étudié de près les mœurs di ' ptru qu'on ait connu L s nv.'^^tèros politiques cra juste com: le comme
Or donc, cette pauvre Goualeusc poussait lescrupi
•' ' '" ' - i , revenue à la ferme, r"-
!oM.le cure, et rlles" j ce ilimo a creux c
~ ' • accourut
pùUi-
i de se G"!
Aussitôt que la Goualeuse
une bête féroce , se p: :r l'innoc
enlevé. ; dans un
•:L ifirii roniii-
[Ue le prince r
ir, ^ plus que
Demai;
ici l'auteur juge à pro[ au et de tirer la ficcl'- '
sser son lecteur le liée dan- "-^r une autre tableau
! ant améliorer le soi t "
MUSEE ET MACASIN COMIQUES
■1,, ma pauvre maman qui était bien malheureuse, lVii\-ova ûav» ■il: monde meilleur et prit une dame de compagnie.
:.atte dame, par des raisons que vous saurez plus lard. m« maria au comte d'Harville, dont les manières, l'esprit et la fi gure me plaisaient. C'était un homme honnête et même vertueux ; mais ce n'était pas un homme sain.
:.a nuit de mes noces fut le plus malheureux jour de yja vu Al. d'Harville était épileptique^^
-Pouah! dit Rodolphe avec accablement... Je comprend» .mtenant ce que vous alliez chercher rue du Temple... des >iractions! Oui, ce sont des distractions qu'il vous faut., demain je vous mènerai voir des gens plongés dans la plus affreuss misère. — Vous verrez, ça vous amusera.
— Ça va, repartit la marquise.
:^:n revenant chez lui, lé prince était assez content de soi.
MISÈRE. ' Peut-être n'a-t-on pas oublié qu'une famille malheureuse dont chef, ouvrier lapidaire, se nommait Morel, occupait la man- :ide de la maison de la rue du Temple. Sur deux brins de bois, une chandelle au long nez perce à |,eine de sa lumière jaune et vacillante les ténèbres de ce grenier, iL'duit étroit, bas, nauséabond et pestilentiel. Cloisons mal recrépies d'un plâtre noir et crevassé ; lézardes qui mettent à jour les bittes vermoulues que se disputent les rats, à défaut d'autre nourriture ; sol gluant, froid, infect et parsemé de brins de paille : .urrifi, de haillons vprnnineux et d'os parfaitement rongés : tel taudis où it une famille entii i
Plus loin, cinq enfants et une temme, tous malades,; transi* et affamés, blottis dans la paille d'une mauva'isepaillasst tiennent les cris de la douleur, étouffent les soupirs de la l'aiii. pour ne pas troubler le sommeil du pauvre artisar l'^""' n>,i,T... soutien
1 lUi. l'jin eiicviu, ic iL'ij;
■ijg .1 uii mur d^tppui moins humide .;uf lesautres cloisons, est placé sur le carreau un méchant matelas . lepose une octogénaire idiote. . . la belle-mère de Morël, la grandmère des cinq enfants. La pauvre idiote se lève et va réchaufftjr à la chandelle ses mains livides et tremblantes ; le scintilleuieni des rubis et des diamants attire ses regards, elle oublie de tenir ses mains à distance convenable de la lumière ^ se bsûh pousse un cri qui réveille l'artisan.
Morel, craignant pour les diamants qui lui sont confiés , veui contraindre la folle à regagner son grabat ; il esi menacer du fouet.
i. de froid , de
de terreur qu'elle pousse, les enfants s'écrie lu pleurant : - Ne bats pas grand'mère, ne la bats pas ! ■•• Ici le rire s'éteint...
Nous pouvons parodier des scènes fort belles et paraître insensibles à des situations très-intéressantes, nous rions alors soiî<it.« invraisemblances.'soit des exagérations qu'il faut oublierou ne pas voir pour s'attendrir ; m.iis ce dernier chapitre est tellement irro-
lirelaparodi»'.