DES DIFFÉRENTS LECTEURS
nenains itar TRr.fIOI.ET.
Le lecteur par lequel nous devons commencer cette revue, c'est le martyr de l'alphabet; le pauvre bambin, mettant à regret le pied dans cette galère baptisée T instruction, où son instinct semble déjà prévoir les privations , les pensums et les retenues qui l'attendent.
C'est bien à contre-cœur et en protestant par ses trépignements et par ses sanglots , qu'il subit la violence faite à sa liberté individuelle.
A seize ans vient la floraison de l'arbre de science arrosé par tant de pleurs ; la lecture alors a des charmes qui font tout oublier.
A trente ans un livre est un bon et cher compagnon, un camarade de lit, un ami fi'ièle dont l'entretien console, distrait ou divertit.
A quarante ans l'instruction porte ses fruits... On les mange , et la carte du restaurateur devient notre lecture favorite.
MUSEE PBZX.ZPOSf.
C'est l'âge où le bjutiquier de la rue Saint-Denis se couche dans les blés de Bourg-la-Reine et , n'ayant rien de mieux à y faire, lit à sa grosse aïoitié les romans grivois de Paul de Kock ou de Pigault-Lebrun.
A cet âge encore , un livre remplace un mari , et la femme veuve ou autre qu'on voit assise solitaire dans les Tuilerfes ou
^ LovmeL. s
dans le Luxembourg, conserve son rang de funme comme il faut, si elle s'est placée sous la sauvegarde d'un simple in-32, qu'elle a même le droit de tenir sens dessus dessous.
(Z,« suite à un prochain numéro.)
MÉLANGES
J»«r VHAlfM et E. FOHEiS'r
Madame Gibou soulageant l'humanité souffrante dans la personne de son serin.
Xieçon de bâton.
Pour bien connaître la valeur du coup qu'on doit porter, il faut d'abord le recevoir.
Le professeur de bâton ne demande pas de cachet, il marque sa leçon sur le nez des élèves.
MUSEE ET MAGASIN COMI9UES
Mœurs anglaises.
Les dames quittent d'abord la table, les messieurs la quittent après.
Bain de pieds préparé pour le locataire qui n a pas donné d'étrennes.