REPRENONS
Le petit Chaperon-Rouge finit par arriver. Toc, toc. — Qui est là ? — Le petit Chaperon-Rougo, qui entendit la grosse voix du loup , eut peur d'abord ; mais rélléchissant que sa mère Grand' avait bien le droit d'être enrhumée, il répondit :
niiFFciUB
— Zesuis le petit Saperon-Rouze, qui vous apporte une tite galette et un tit pot de beurre que m'man vous envoie. — Le loup lui cria, le moins bêtement qu'il put : Tire la chevillette, la bobinette cherra.
MUSEE PBXX.XPOM.
ôi
Le sournois, se cachant sous la couverture , ajouta ; Donnetoi la peine de l'asseoir.
Et comme le loup avait aussi mangé les chaises, le petit Chaperon sauta sur le lit.
Couche-toi avec moi, ajouta l'enjôleur. — Le pauvre petit Chaperon, cjui était l'obéissance même , se déshabille et se met dans le lit , oii il fut bien étonné de voir comment sa mère Grand' était en son déshabillé. L'enfant avait sauté sur le lit. avec une pétulance bien excusable à cet âge, et le loup avait éprouvé une commotion tellement violente qu'il avait à l'instant même digéré la mère Grand'. Son appétit revenant de plus belle , le féroce animal se permit un second déjeuner dans la personne du petit Chaperon-Rouge.
Prodigieusement engraissé et poursuivi par les remords et par les gardes-champêtres, il s'enfuit dans une forêt vierge du Brésil, emportant avec lui la malédiction des bons citoyens et le mouchoir bleu à carreaux rouges de sa victime.
Il niourut dans un âgre fort avancé, pleurant l'es bêtisss de jeunesse que lui avait fait conmiettre l'imagination vagabonde de M. Charles Perrault.
PUBLICATIO.\S ARTISTIO^ES.
Après le GR.'iND-CHEMK DE L.\ POSTÉRITÉ, qui obtient toujours un succès de vogue, notre éditeur, Aubert , a mis en vente l'HisToiEE DU PRINCE Colibri et de la fée C.iPERDUL.iBOUL.'i. par Cham, auteur de I'.Albim s.wgrexc, dps Folies CARiCATViîALES, de M. Lamélasse, de M. Lajavmsse , de M. Jobard et des Deux vieilles filles a >larier , albums de salon qui se vendent tous le même prix: 6 francs.
MUSEE ET MAGASIN COMIQUES
LES
IIÉTAIIORPIIOSES M JOUR,
Par GrandviUe.
Mises sur bois par E. FOREST.
Nez à nez.
Que diable ! vous n'y voyez donc pas clair? — Et vous-même, donc !
I<e jeune pîou-piou.
(Juiind-quand-quand licherai-je le camp d • ce maudit camp !
P; " III Ij^i
mm\
Prenez garde , monsieur Jaquot , mon vilain ours peut vous entendre.
Ma femme est sortie , ma petite chatte.
Y fait beau, à ce matin, vieille bavarde.
— C'est bon! laissez-moi tranquille,
Imprimé par Bplliuiie et flou , a Pans.