‹ Musée ou magasin comique de PhiliponChapitre 40 sur 95 · MYTHOLOGIE COMIQUE · texte numérisé non relu

MYTHOLOGIE COMIQUE

llliitiirép par C'11.411.

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Ovide.

Les hommes adorèrent d'abord les astres, puis les héros, ensuite les vertus, les légumes, les tiges de bottes , les lézards, les crapauds, tout, et bien d'autres choses encore.

LE cru os.

Laualure !ians \ie, indij^esle, uniforme, N'élail qu'un tout ronfus où rien n'.ivail sa furnie. On l'appela chaos, mélange léiiehreux D'èlenifnis discordants et mal unis entre eux.

Le chaos n'était autre chose qu'une ratatouille générale , un • tohu-bohu physique et moral dans lequel tout était mélangé, confondu; des bottes dépareillées traversaient le vide , la gendarmerie fraternisait avec les voleurs , les procureurs du roi dansaient le cancan avec n'importe qui : c'était le bouleversement des bouleversements.

Cependant le jour, vexé de rester dans l'obscurité, voulut se

mUSÉB PBXI.IPOS.

distraire : le fruit de cette distraction fut ia naissance d'Uranus.

Uranus, qui devait le jour à son père et à sa tante , pensa qu'il ne leur devait pas la nuit, et , en conséquence , il la mit à profit.

De là naquirent les Titans , qui vinrent au monde les uns au bout des autres, comme une rangée de pains d'épices, et furent l'origine des rassemblements.

Ces gaillards-là

N'étaieni pas d'un minois, dil-ou, fort gracieux. Demoustier.

Le papa Uranus , fort peu charmé des grâces de sa progéniture, mais en revanche très-effrayé de ses excellentes dispo-

sitions , enferma messieurs ses fils dans un cachot où ils pouvaient à peine voir le jour, mais oii ils ne pouvaient le donner à persoime.

Cependant, malgré l'obscurité qui enveloppe ces faits déjà un peu anciens , il paraît qu'un des Titans, le jeune Saturne , vit plus clair que les autres dans ses affaires ; il souleva la porte, s'enfuit de prison, et se dirigea vers l'hôtel de M. son père.

Le brave homme de père, qui ne se doutait de rien (dans ce temps-là les dieux n'étaient pas forts sur la prescience; ils étaient ce que nous appelons bons enfants), Uranus allait dîner en ville

Ti.

MUSÉE ET MAGASIN COMIQUES

lorsque son fils Saturne se présenta brusquement et lui bmla malhonnêtement la cervelle.

Le sang d'Uranus avait la vertu des jupons de la mère Gigogne , il enfanta les géants (dont nous avons fait plus tard des tambours-majors et des chasseurs de voiture!, féconda l'eau qui

devint alors mer (mère) , et donna naissance à Vénus Aphrodite. Titan, fils aîné d'Uranus, abandonna son droit d'aînesse à Saturne dont il admirait la vilaine conduite, et ne mit d'autre con-

dition à cet acte généreux que l'obligation pour Saturne de manger tous ses enfants mâles.

On conçoit qu'un si bon fils ne pouvait refuser une semblable bagatelle à son aîné.

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Fidèle donc à sa promesse royale, Saturne ne manquait jamais d'avaler les enfants mâles que sa femme lui donnait.

Les historiens du temps rapportent que le malheureux se plaignait beaucoup, son appétit n'étant plus en rapport avec la fécondité de madame Saturne; il devenait obèse en diable.

De son côté Cybèle se fatiguait aussi d'une fabrication complètement inutile. Un jour elle accoucha de Jupiter et de Junon : c'était son chef-d'œuvre ; jamais elle n'avait aussi bien

réussi ; elle voulut en conséquence a ? à la voracité

de son mari ,

K SOD appé lii Ht 1111 lour Assez plaisant, et voici connue.

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