‹ Musée ou magasin comique de PhiliponChapitre 42 sur 95 · LA BARBE · texte numérisé non relu

LA BARBE

De grandes moustaches chez celui qui n'est pas militaire cachent une vilame bouche ou de vihiines dents, sauf le cas oii elles font l'ornement d'un officier de la milice citovenne ; aloi's elles ne sont plus que l'enfantillage d'un dadais jouant au soldat.

Le collier de poils est parfaitement porté. . . par les cochers Je fiacre et les scrgeiits-de-ville.

Les favoris coupés au niveau de la bouche et ceux qui, minces du haut, vont en s'élargissant occuper l'espace compris entre la bouche 2t l'oreille, sont la parure naturelle du serrurier, du marchand de vin, du commissionnaire et du marchand de remplaçants militaires.

Le pinntre de dixième ordre porte la moustache à la Vandyck ou à la Henri IIL

Mais la barbe à tous crins est le propre des modèles d'atelier, des poètes incompréhensibles, des mendiants de village et des lions parisiens à qui elle tient lieu de crinière.

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