‹ Musée ou magasin comique de PhiliponChapitre 57 sur 95 · ACTE V · texte numérisé non relu

ACTE V

Galette-ah!, pour s'entretenir la main, a fait assassiner LÉLio (qui , bien entendu , n'est pas Lélio mais Paris). Lélio , pâle, en désordre, paraît enveloppé dans un manteau; il vient en chancelant remercier snn prince de l'honneur qu'il a bien voulu lui faire de s'occuper de lui... Galette-ah ! se réjouit de sa plaisanterie et blague à mort le comédien qui va mourir; mais le comédien se relève en riant et lui dit : — Tu la gobes ! je ne suis pas mort, ce n'était qu'une charge. Le régent est furieux. Paris lui tire la langue.

Dans ce moment retentissent les acclamations du peuple , le bourdon sonne en volées; les sénateurs, les ministres, les généraux des armées et les amirau.x des flottes de Milan , tous les dignitaires et toute la population du royaume , montant à soixante figurants , entrent dans la salle. Galette-ah ! se dirige vers le trône : mais il le trouve occupé par le feu duc Jean ,

véritalilo roi de pique , dont le rôle est joué avec beaucoup d'intelligence par un mannequin de Giroux.

Galette-ah ! est repoussé avec perte ; Paris lui apprend comme quoi il est prodigieusement enfoncé , pt comme quoi Giova-nais et Stella se marient à son détriment

Galette-ah ! tombe évanoui , et Paris exprime par un geste ailniirable de simplicité son opinion sur la réussite politique du régent , sur la réussite littéraire de la pièce et sur le succès d'argent auquel elle est appelée.

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