ACTE IIL
Le ihiâlic représente le parc de la villa de Cenl-Lui .nmcs , baigné par les eaui
de la Breiua, celle rivière qui coule dans tous les biillets de l'Opéra. La lune,
écUiirant ce tableau, en fait la vdla de Cent-et-uDe-Lncarnes.
On est à la fin d'une joyeuse orgie , la tristesse est sur tous les visages. BÉ.\- triste n'a pas encore digéré la finale du deuxième acte; elle voit toujours les deux terribles lucarnes de
son père braquées sur elle ; les charmes du monsieur à trois jambes se sont effacés de son souvenir ; elle est plongée dans le pot au noir paternel.
Sans-lucarne ordonne aussitôt des danses grotesques pour amuser sa maîtresse. Une danse folle , échevelée , commence aussitôt. JuLLi et les courtisanes forment entre elles les pas les plus voluptueux, pas d'écharpes, pas d'échasses et autres imitations do la danse des morts.
MUSEE PHIX.IPOK.
Don Buse-amante propose à son ami Sans-lccahne une petite partie de loto pour tuer le temps; on joue, Sans-lucarne perd un peu, beaucoup, passionnément. Il perd tout, sa fortune, son château sans lucarne, et finit par jouer Béa-triste, sa dernière fiche de consolation.
Sans-lucarne perd encore cette partie, et Buse- amante, profitant de son domino, qui ressemble à celui de son coupable ami, entraîne Béa- triste abusée. Béa-triste, confiante d'abord, finit par se douter du tour ; elle arrache le masque du faux Sanslucarne , qui , furieux de voir sa ruse découverte , ne veut pas abandonner la proie que le sort lui a livrée.
On ne sait trop. . . ou plutôt on sait trop ce qui serait arrivé si le ciel n'avait envoyé un sauveur à la malheureuse jeune fille ( le libretto dit jeune fille).
Ce sauveur, c'est Sans-lucarne lui-même, qui, après avoir perdu la tête, sa fortune et sa belle, revient fort à propos pour envoyer le ra\ isseur deviser sur l'amour au fond des eaux de la Brenta.
Béa-triste est saisie de vapeurs.
FIN DU deuxième tableau.