‹ Musée ou magasin comique de PhiliponChapitre 64 sur 95 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

Le ihéûire représenie le pabis de Sans-Lucarue à Venis-e. — Co palais de Cenl- Lucarnes cûl élti d'un meilleur effet.

BÉA-TRisTE est devenue Yamie de Sans-lucarne, elle éprouve des remords ; son amant l'accable cependant de présents, il jette-

Le pauvre maître de danse se trouve mal et se tâte partout, en revenante lui, pour s'assurer qu'il vit encore; sa perruque seule est blessée.

. Mais le marquis Sans-lucarne vise, tire et attrape la couronne, qu'il dépose sur la tête de Béa-triste. Dès ce moment on ne tire plus, par prudence.

BÉA-TRISTE, qui commence à réfléchir, remet la clef de sa chambre à Julu, en l'invitant à venir passer la soirée chez elle pour babiller.

Un affreux orage éclate tout à coup, Jvua perd la tête et la clef, le marquis ne perd pas la tête et trouve la clef. . . il arrive dans la chambre de BÉj\.-triste. Ne vous alarmez pas, il lui reste un peignoir et sa vertu ; elle repousse le seigneur, qui , entendant du bruit, se cache derrière les rideaux.

On vient annoncer à BÉa-triste que son mariage aura lieu le lendemain à six heures.

Le marquis s'échappe en annonçant qu'il viendra l'enlever à six heures. . . Le marquis devrait prendre le nom de Benet-onze.

Bë.\-triste danse une prière et mime une invocation à Dieu , à son père et à tous les saints du paradis, après quoi elle s'endort.

rait tout à la tête de sa BÉa-triste. Elle est l'objet de l'admiration générale et du mépris particulier.

Le ZÉPHIR-ROSS du premier acte est annoncé ; il est ^devenu imprésario du théâtre de la Fenice, il donne un bal masqué le soir même et vient offrir des billets.

Survient Juua, qui s'est faite danseuse. Elle est accompagnée d'un jeune et beau seigneur , son proiecleur, qu'elle idolâtre. Béa-Thiste croyait sa cousine l'amante de Buse-amante ; elle s'indigne de la légèreté de Jlxia , qui lui répond par un flic-flac :

Un jiiur, un jour lu feras comme moi ; Uu jour, un jour tu sauras pourquoi.

MUSEE ET MAGASIN COMIQUES

La bcène a changé , comme vous voyez ; c'est un bal masqué, un bal à mort , parsemé de débardeurs , de balochards, de sauvages: il n'y manque rien... rien que Musard (c'est une faute). Galop , cancan , chaloupe , tout ce qui fait le charme de la vie, tout ce qui embellit l'existence de carnaval , tout y est. On y voit un monsieur à trois jambes qui danse un pas très-disgracieux.

Mais survient un monsieur infiniment moins amusant que le premier ; c'est le père R.ibat-joie , le personnage au cirage anglais, qui vient terminer le bal par un affreux galop...

Il danse un pas de malédiction ; sa fille danse un pas de supplication , puis elle tombe épuisée de fatigue et de douleur. Le brave homme de père se retire en dansant avec fureur.

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