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Nous ne parlerons pas du jeu à l'état de passion; trop de livres ont été faits , trop de livres restent à faire sur cet inépuisable sujet pour que nous l'abordions dans une revue aussi superficielle , aussi incomplète que celle-ci. Parlons seulrinent du jeu comme amu^^ement.
Règle générale. — L'homme qui veut toujours intéresser la partie est plus joueur qu'il ne croit ; sa passion n'attend iju'un gain , une perte , une occasion quelconque pour éclater.
Celui qui ne sait pas perdre sans tomber dans la tristesse et le mécontentement , celui qui se récrie contre son malheur, celui qui raille le perdant, celui qui chicane sur le- coupes . conteste les points , invoque à tout instant les règles , les usages , et en appelle à la galerie , — tous ceux-là , disons-nous , sont des esprits sans noblesse, ce sont des joueurs d'estaminet ou très dignes de l'être.
Un degré plus bas , nous trouvons ceux qui retroussent leurs manches, ceux qui lèchent leurs doigts pour prendre les cartes, — ceux qui accompagnent d'un coup de poing sur la table la
Cf.' NE FUr.'IE PAS
carte qu'ils jettent , — ceux qui mettent leur jeu entre leurs genoux : c'est la classe des marchands de bœuf;, des marchands de cochons en gros ou en détail , celle en un mot des rustres de cabaret.