TIENT CIRAGE, VERNIS, ALLUMETTES CHIMIQUES
Rue Saint-Marlin, 109.
I ail tout ce qui concerne son ét.K. et des envois en province.
Le père Flocart, tout en invitant les chasseurs à recommencer le lendemain, leur fit manger tout le gibier qu'il avait tué ; et la liande, de joyeuse qu'elle était, fit, toute désappointée, sa rentrée dans ce même coucou que vous connaissez, mais qui revenait, rigoureusement parlant, privé de toute espèce de lapin.
Comme cela se pratique toujours, tous nos chasseurs se séparèrent pour courir, chacun de son côté, chez les marchands de gibier de la Halle ou de la Vallée. Oscar, lui, se rendit chez Desforges, marchand de comestibles du boulevard Poissonnière. Un gros monsieur était dans la boutique, en train de marchander un homard magnifique. Oscar choisit des perdreaux, fit son prix en même temps que le monsieur se décidait à prendre le homard : et, après avoir enveloppé le tout dans du feuillage, le marchand plaça le gibier d'Oscar dans sa carnassière.
Collinet arriva le premier chez lui, et présenta à sa femme un lièvre magnifique, mais déjà tellement faisandé, que madame CoUinelne put s'empêcher de lui dire : •• Peste ! mon ami, quand donc as-tu tué ce lièvre-là? — Ce matin même, reprit Collinet ; je l'ai tué à la première heure du jour. — Vraiment? Eh bien, il était temps, reprit-elle naïvement; car si tu l'avais tué seulement ce soir, on n'aurait jamais pu le manger. . . •• Mais ce n'était rien auprèsdu désagrément qui devait arriver à OscarBeurdelet. . . le dieu du guignon devait lui porter le dernier coup ; et lorsque, en rentrant, il laissa à sa femme tout le plaisir de visiter sa chasse, elle tira du carnier le homard du gros monsieur, que le marchand de comestibles, par distraction sans doute, lui faisait rapporter comme ayant été tué sur le territoire de Gonesse.
Oscar furieux rossa son chien, retira sa pratique au père Flocart, et revendit le lendemain tout son appareil de chasse; tout en maudissant le ridicule impôt du port-d'armes, il le déchira et
Jura , quoiqu'un peu lard, qu'on ne l'y preniiraii plus.
tt-
MUSEE ET MAGASIN COMIQUES
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