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Larthia Ljsia Ânniae , vel Annaeae nata.
Un ruban qui sort de la bouche d’un masque de Silène barbu , indiqué tout au haut de la patère, sert d’ornement à l’histoire; et à la partie opposée, on trouve près du manche, un beau groupe dessiné n. 2, qui représente les jeux d’une Nymphe et d’un Faune dans les Bacchanales .
L’art que l’on remarque dans l’exécution des ciselures de ce bronze curieux est tel que tout en montrant la grossièreté et l’ignorance da dessin de la part de celui qui a fait ce travail , lequel cependant n’appartient pas à une
nation des moins éclairées, il nous indique en même-temps la perfection qu’avaient a la meme époque d'autres maîtres et une autre nation dans ce genre de travaux. L’attitude gracieuse d’Apollon élégamment disposée , la distribution bien étudiée d’une riche draperie dans la figure de Thallo, le bon goût des plis du manteau posé sur les épaules de Jupiter, prouvent une invention pleine d’intelligence, bien supérieure à ia manière pauvre que l’on voit dans les contours de Bacchus enfaut, et aux imperfections de dessin dans beaucoup d’autres parties. La draperie de la Parque inférieure est grossièrement imitée d’après des ouvrages grecs. On voit une disposition de figure semblable , un même parti de plis , dans le bel herrnès de marbre grec qu’on a découvert par les soins du prince Cbigi sur les bords Laurentins. Nous devons donc en conclure que tout ce que nous voyons de bon sur la patère, peut être attribué à l’imitation qui a été faite de travaux grecs, et tout ce qui est grossier aux arts italiques, encore faibles dans les villes de cette contrée qui n’étaient pas grecques. Car je ne crois pas qu’on puisse fixer l’époque de ce monument au de-là du quatrième siècle de Rome , puisque la mode des draperies annonce certainement un temps peu antérieur à Polygnotte qui vivait dans ce siècle, et les ornemens de tête ainsi que les coiffures bien étudiées furent in-
troduites dans la sculpture par ce maître. On ne peut pas, d’après les caractères qu’on y trouve, le porter à une époque plus reculée, pafce que le savant abbé Lanzi vient de prouver par son ouvrage que les nations étrusques et italiennes n’avaient point abandonné leur alphabet, même après les guerres puniques, et jusqu’à la guerre sociale.
B. I , num . 5. On a dessiné ici en grand la main de l’enfant rétheur, sculpté dans le basrelief, dont on a parlé à la pi. XV, pag. 126, note (1). C’est le geste oratoire décrit par Fuigence.
B. I, num. 4* Voici le pied chaussé d’un cothurne, qui appartient à un très-beau Bacchus, et parfaitement conservé dans la ville Ludovisi. Au milieu des bandelettes est un ornement qui représente le visage d’Acratus , % póa&wov j^ióvov , comme le dépeint Pausanias , et avec deux petites ailes dans le genre de nos modernes chérubins. L’origine de ces images remonte donc à la bonne antiquité : non pas malgré cela que l’on ne doive regarder comme des travaux modernes tous ceux où se trouvent de pareilles têtes ailées , sans que l’on puisse leur attribuer des rapports avec les Génies Bacchiques, lei est, à mon avis, la pierre gravée du duc d’Orléans publiée dans cette collection , toni. Il , pi. XXXIV , et la copie d‘un revers de médaille de Domitien expliquée
par F abbé Belley dans les Mémoires de VA cadémie des Inscriptions } etc. s tome XXVI in-4.°
B. II , num . 5 et 6. Ce sont les deux côtés du sarcophage représenté pi. XLIV: on y trouvera l'explication des sujets.
B. Ilï , num. 7. B. II, num « 8. Ce sont les douze travaux d’Hercule distribués trois à trois autour d’un bel autel, très-antique, en marbre penthélique, qui est placé au rez-de-chaussée du Musée Capitolin , jusqu’à présent inédit parce qu’on ne Fa pas compris dans les basreliefs publiés dans le IV volume de ce Musée, mais on a seulement placé en cul de-lampe au bas de la page 102 le dessin de son second côté , lequel contient les trois groupes gravés au commencement du num . 8. C’est par équivoque que dans Fèdi lion romaine de Winckelmami ( Hist. de Vart , liv. III, c. 2, § 19, note (2), ou indique ce monument comme publié pi. X.LI dans l’ouvrage cité , et ce fut une faute d’attention de la part de Wrinckelmann d’attribuer aux arts étrusques un morceau exécuté en marbre de la Grèce , et dans une manière qui n’est pas indigne des Mirons et des Poî.yclètesj artistes auxquels les anciens eux-mêmes reprochèrent de manquer quelquefois de morbidesse et d’une certaine élégance, seuls défauts qu’on puisse trouver dans ce beau monument. Les travaux d’Hercule y sont placés
selon la série qu’en donne Diodore, celle qui est plus communément suivie, en y transposant seulement la neuvième et la dixième , mais , je crois , pour rendre la distribution des figures plus commode. Celles qui sont reportées au n. 7 forment le commencement de l’histoire, et ce sont les trois premières actions, contre le lion de Nemée , contre l’hydre et contre le sanglier. Hercule est représenté au moment oii il a enlevé la peau au lion, avec les griffes mêmes de l’animal , comme l’indique Théocrite ( IdylL XXV, v. 277 ), et ce groupe est semblable à un autre du même sujet, sur un basrelief des travaux d’Hercule que l’on voit sous le portique de la ville Pinciana. Le combat contre le sanglier peut être déterminé par le rang j car il ne reste que la partie inférieure du corps du héros qui paraît devoir marcher. Les trois travaux qui remplissent le second côté sont la biche arrêtée , les oiseaux de Stympale tués à coups de flèche , et les écuries d’Augias. La première action est exprimée presque par le même groupe avec lequel tous les autres monumens nous la représentent, qui est décrit aussi dans une épigramme de l’anthologie, et que l’on peut voir planche XL, pag. 5oi , (2), ce qui prouve que l’amour du beau remportait chez les artistes grecs sur celui de produire du nouveau. Nous avons fait remarquer à la pl. XL, pag. 5o8 , (1), la con-
venance de la représentation dans le troisième groupe. J’observe ici que sur le tombeau où. sont représentés les travaux d’Hercule dans le palais Orsini Faction de nétoyer les écuries d’Augias est indiquée par la figure seule d’Hercule ayant dans la main droite la fourche à deux dents , dont le manche paraît, peut-être, aussi dans notre image. Le panier sur lequel il est assis ressemble à celui avec lequel il vide les immondices tant sur le bas-relief des travaux d’Hercule de la collection Borgia , que sur beaucoup d’autres. Le commentateur des basreliefs Capitolins a interprété cette figure par le répos d’Hercule. Les trois actions qui occupent la troisième face sont les suivantes: le taureau de Crête , Diomede le Thrace et Gérion. Celle-ci est à la neuvième place , bien que ce soit la dixième dans l’ordre de Diodore, et à la dixième place est la neuvième action , c’est-à-dire le baudrier de l’Amazone enlevé. La onzième est celle de Cerbère, et la dernière la conquête des pommes d’or.
Il n’y a rien d’extraordinaire dans le tableau de ces actions. Hercule porte le taureau vivant sur ses épaules conformément à ce qu’assurent presque tous les mythologues et à ce que représentent les monumens. Cependant sur le grand sarcophage Orsini où est cette action, Hercule est sculpté avec la massue appuyée sur la tête du taureau. Cette image sert à expliquer phi-
sieurs statues tFHercuIe par ce symbole , au nombre desquelles est une de celles de la galerie Farnese. En effet le taureau est supposé tué non-seulement par Virgile (VIII, Aen , , V. 294 ) dans ces vers:
. ... tu Cressia mactas
Prodigio,, et <v astimi Nemeae sub rupe leonem ,
mais aussi par Théocrite ( Idjll. XVII, v.20 ) Hercule est appelé Tavpofpôvoç.
Cet autel était jadis à Albano, découvert probablement dans les ruines des maisons de campagne romaines, qui étaient construites sur ces collines. »
B, IV, n . 9. Voici le fragment de Finscription greque du temple de Minerve Poliades à Athènes dont il a été parlé page 325.