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PLANCHES DE SUPPLÉMENT

À, I, n. i. A. II , /z. 2. Le vase, dont les con** tours et les peintures sont représentés sous ces deux numéros, qui a appartenu autrefois au Mu sée Gualtieri , et que possède aujourd’hui M. Thomas Jenkins, me paraît d’un assez grand mérite par rapport à la fable qu’on y voit peinte , et que je ne me rappelle pas avoir vue ailleurs. Le bélier , aux pieds de Mercure , les deux femmes et le jeune garçon, représentent , à ce que je pense, Phrixus et Hellé, pourvus, pour leur fuite, par ce Dieu, sollicité par les prières de Néphelé leur mère, du merveilleux mouton à toison d’or, qui cheminait à travers les airs et qui avait une voix humaine. Nous savons par les mythologues, et nous apprenons particulièrement d’Apollodore (1. g, i ), que le ur belle mère Ino ayant réduit les deux malheureux enfans au point d’être sacrifiés par Athamas leur père, trompé par les impostures

de sa perfide épouse, Néphelé leur mère, devenue Déesse selon Sophocle ( SchoL Aristoph. JYub Y. i58 ), les fit disparaître au moment des apprêts du sacrifice, et obtint pour eux de Mercure, d’autres disent de Junon, le fameux bélier. Je retrouve Néphelé divinité, dans la femme voilée qui tient un sceptre de la main

«auche. Dans le jeune homme et la jeune fille o } '

assise et ayant une patère , je crois voir représentés Phryxus et Hellé assis comme des supplians et des sacrifians , selon leritpayen, pour implorer le secours des Dieux d^ns leur fuite. Mercure, qui est devant eux, se montrant propice a leurs prières, et venant leur annoncer la commisération des Dieux , leur présente, sur les demandes pressantes de Néphelé, le bélier à toison d’or, don précieux, mais qui devint funeste a Hellé. Les autres figures séparées de la fable par l’intervalle des anses du vase, et qui sont d’un travail moins parfait, font, sans doute, allusion aux purifications en usage ; on les voit répétées sur beaucoup de vases, et placées comme devant être derrière , lorsque le vase était posé dans son armoire.

A. Il , 72. 3 , 4 et 5 , servent a représenter plus distinctement la forme des vittae , dont il est parlé dans la note (i), pag. 34- Le n. 3 représente en grand une des vittae sculptée sur les angles de la base des candélabres , et que l’artiste y a placée à sa fantaisie. Ou y

distingue les fils de laine et le discrimen ou le lien qui les resserre de distance en distance, en leur donnant une figure semblable à cet ornement que les architectes appellent fusarole. Le n. 4 nous montre la tête du bœuf ( b iterane ) ornée des vittae , tel qu’on la voit dans un bas-relief du Capitole, toni. 1Y, planche XXXIY. Enfin sous le num. 5 est gravé le type d’une grande médaille d’argent de la ville de Magnésie au Méandre ; Apollon y est représenté s’appuyant sur un trépied , couvert par un bassin , qui n’est pas hémisphérique comme à l’ordinaire, mais cilindrique. Le Dieu a dans les mains une branche de laurier ornée de semblables vittae. Celte médaille a été publiée dans le catalogue qu’a fait M. Combes de la célèbre Collection de feu le docteur Hunter , pi. XXX Y, fìg. IX. II n’a pas reconnu cependant ce qu’ Apollon avait dans la droite , l’ayant appelé lineam inargaritaram ( p, i83, num. i ). Une grande médaille que j’ai examinée dans le Musée üdescalchi, donne une idée très-distincte, telle que nous l’indiquons , des vittae suspendues à la brandie.

A. 111, num. 6. Cette pierre gravée de la Collection Worsleyenne représente la tête de Sérapis coiffée du bonnet, calathus ou medium, en forme de mortier, et placée entre le Soleil et la Lune; au-dessous est un aigle; et deux candélabres qui ont plusieurs rangs de petites coupes ^vec leurs broches en coin, triples, pour

y placer les torches ou les cierges. Ce sont , peut-être, les symboles des deux grands astres du ciel, le Soleil et la Lune, cpie l’on voit indiques au-dessus, et qui ont beaucoup de rapports avec Sérapis. C’est ainsi, que sur les médailles des Apolloniates un candélabre sert de symbole pour le Soleil. La plus grande partie des antiquaires cependant ne Font pas reconnu pour un candélabre; car quelques-uns en ont fait un obélisque , d'autres une colonne, Hancarville , Recherches sur V origine , etc. , des arts , liv. I, chap. i , § 4* Combe , Calai num. pop. et urh. G. Hunter , pag. 69, n. 2 t.

A. III , num. 7. Nous offrons ici l’image du Génie de la Muse Clio qui n’a pas été assez clairement distingué dans le dessin qu’on a donné à la plane. XV, parce qu’elle est placée sur le flanc du tombeau. Ou a déjà remarqué son génie relatif à là mémoire, ainsi que l’horloge solaire , symbole de la chronologie. Le cadran qui est sculpté devant Clio dans le bas-relief publié planche XIV ( le dessinateur inattentif l’a omis ) est absolument pareil.

A. III , n. 8. Ce numéro représente la face postérieure de l’autel des Lares qui est gravé pi. XLV. Nous avons déjà parlé dans l’explication de cet autel, pag. 54 i, des lauriers et de la couronne de chêne qui doit se rapporter, à mon avis, à Auguste, ou, selon d’autres, au culte des Lares. Je fais remarquer ici que

les deux lauriers sont représentés comme plantes vives, et non pas de simples branches détachées, ce qui me confirme encore plus, dans l’idée que ce sont les lauriers Palatins qui furent plantés devant la maison d’Auguste.

A. IV, num . 9. Voici une des plate-bandes sculptées du Panthéon , sur laquelle est représenté un feston suspendu aux anses de deux lampes placées sur le haut de deux candélabres. Elle servira, comme j’ai dit à la pag. 42, à faire connaître le véritable et le plus ordinaire usage que l’on faisait des candélabres dans les temples payens ; et il servira aussi à démontrer que le superbe Panthéon était assurément un édifice religieux consacré au culte des Dieux , et non pas , comme quelques-uns le croyent , faisant partie de thermes magnifiques.

B. I, num. 1 et 2. Ce morceau, très* estimable des restes de l’art italique, duquel j’ai promis, dans le discours de la pi. XIX, de donner une description plus précise et représenté ici trèsfidèlement dans sa grandeur naturelle , a été copié d’après l’original, qui après avoir embelli notre collection particulière , a passé dans la vaste et riche galerie Borgia à Velletri.

Jupiter est assis enveloppé, selon l’usage, depuis la ceinture en-bas, dans un grand man-

teau , s’appuyant de la main droite sur son sceptre, lequel est surmonté, comme dans le simulacre olympien, et comme le Scipion étrusque et romain, par un aigle ; il tient dans la gauche un foudre ailé. Les traits de son visage , la disposition de sa harbe et de ses cheveux, enfin sa couronne de fleurs, le font en tout ressembler aux images de Jupiter Eleuthere gravées sur les médailles des Syracusains* Au nombre des simulacres de ce Dieu dédiés dans les Alti d’Olympias , il y en avait plus d’un, dont le front était ceint par des couronnes de fleurs, comme celle qui ornent la tête de Jupiter que nous offrons ( Pausanias , EL I, 22 et 24 )•

On voit sortir de sa cuisse droite Bacchus enfant; et semblable à Minerve qui vint tout armée hors du cerveau de Jupiter, ce petit Dieu semble avoir déjà une grappe de raisin suspendue à la férule , ce qui lui fit donner le nom de ^Sap0^9eo(pôpoç , et son autre main élevée fait le geste, dont on a parlé ailleurs, comme s’il criait Evoè ( pi. XXVIII ). Une Déesse, dont la coiffure présente le sphendone , au cou de laquelle pend une bulle , paraît servir ici d’accoucheuse, et attacher au coi et sur 3a poitrine de l’enfant naissant un ruban. Apollon est un peu en arrière , et son symbole est le laurier qu’il tient. Une autre jeune femme, dont la tête et le sein sont ornés comme la précédente, qui a des ailes aux épaules , ce

qui est assez ordinaire sur les monumens étrusques, semble assister Jupiter, et dessiner dans le ciel quelque cliose avec une baguette* tandis que de la main gauche elle soutient un vase ou une fiole. A côté d’elle est un grand panier qui doit servir de berceau pour l’enfant. Dans le bas de la composition, à l’endroit où le manche de la "patère se détache , on aperçoit une autre figure ailée, un peu rongée, dont l’ornement de tête en forme de filet ressemble tout-à-fait à celui de la dernière figure. Elle a ses mains enveloppées dans sa draperie. Le manche en se rétrécissant est cause que cette image est terminée par une demi-figure.

Les inscriptions qui accompagnent le plus grand nombre des objets qui sont ici représentés, reçoivent à présent une clarté pour laquelle elles ne furent pas écrites , non afin qu’elles devinssent plus faciles à entendre, mais plutôt pour expliquer les objets. Tel est cependant le destin de toutes les langues. Sur le groupe de Jupiter et de Bacchus on lit dans un petit tableau T1N1A, ou même DIN1A, par

le défaut, déjà observé par les anciens, du D dans les alphabets italiques, d’où Tusculwn se dit presque A vcrxo'Àov selon le témoignage de Festus ( v. Tisci ). Sur la figure de Jupiter dans la patère Cospiane qui appartient à présent à l’institut de Bologne, laquelle représente la naissance de Minerve , analogue à celle-ci pour le sujet , par les figures et par la composition , on lit , DINA. On lit aussi

flìwrf- . D1NIA comme sur la nôtre , au-dessus d’un Bacclius dans une patère de la collection de Kirker. On les voit toutes deux dans Dempster ( Etrur. reg. , t. I, pi. I et III ). Si donc DINA est la même chose que AIA i Jupiter 3 sur la patère Cospienne; D1NIA sera la même chose que A iôwo'oç, fils de Jupiter , Bacchus , une espèce de nom patronimique. L’épenlhèse de FN dans le mot A iva est trèsconforme aux dialectes de la langue grecque , dont on faisait usage en Italie , ou l’on trouvait agréable d’interrompre par l’N les terminaisons de cette langue, faisant ainsi de A^rè , A^rooç , Latonam 9 de A M , Aiiïooç , Didonem , etc.: épenthèse également analogue au génie du dialecte dorique qui prévalait en Italie, selon lequel, comme le remarquent les grammairiens , les terminaisons des verbes euxmêmes sont interrompues par F N , d’oü Fou dit rivo au lieu de rio , ôpvro au lieu de ôpvo , etc* La femme ailée qui est au-dessus de Jupiter enfantant, a aussi son épigraphe M (\* .V H4 * dont la lettre du milieu est rongée. M. Fabhé Lanzi ( Saggio della lingua Etnisca , part. Ili, p. ig5 ) y lit et rétablit tantôt HPlÇVHi, MY2AN , et y reconnaît une Muse, tantôt ? NYXAN*

et croit que c’est Nisa nourrice de Bacchus : j’y lis KflWWl, MYRAN, MOIPAN, la Parque. Et selon les mythologues c’est une Parque qui assiste pour y présider à la naissance de tout mortel ; par celte raison elle

n est pas différente de Lueine ou éé Hylithye 3 ou au moins elle fut considérée comme sa compagne. 11 faut voir, outre les autorités qu’a recueilli Sraveren sur la fable CLXXï d’Hygin , Pausanias , Arcad. 3 XXI ; Pindare , Nem. , od. Y II , y. I , où son scoliaste , et d’autres dans Arnaud , de Dils Paredris , chap. XX1L Les Parques prirent soin de la naissance de Bacchus, selon Euripide ( Bacch. , y. 99):

JLrexe o’ âviKch M oîpat

TéAscrav ravposeépov <èsôv ;

d’autant plus, qu’indépendamment que ces fonctions convenaient parfaitement à leur office généthliaque , elles ne s’éloignent janiais, comme nous l’apprend le même poëte , des côtés de Jupiter ( dans un fragment du Pelée, dans Stobée , Eglog. , ch. IX ). Les ailes au dos conviennent à une Parque; l’auteur de l’hymne Homérique à Mercure ( v. 55 o ) les leur donne. La coiffure de filet est aussi propre à la Parque; car Pindare parle de cet ornement pour Lachésis ( Olymp od. Vil, y. ii5); de même on peut la représenter avec une baguette, radius, pour iudiquer les horoscopes et les signes pronostics de la naissance dans le ciel * et nous l’ayons vue avec cet instrument dans plusieurs sculptures ( v. la pi XX XI Y ). Le vase qu’elle a dans la main gauche peut lui appartenir par plusieurs motifs , ou pour préparer des bains à l’enfant, ou bien plutôt pour

indiquer dès sa naissance son caractère , tel que l’aura destiné Laehésis appelée à cet effet. La fiole est un symbole très-caractérisé de Bacchus , d’où Aristote dans sa poétique voulant expliquer la métaphore par analogie appelle la fiole bouclier de Bacchus , et dit que la fiole de Mars c’est son bouclier. On pourrait dire aussi que cette fiole est celle qui contient l’eau du Styx par laquelle on jurait dans le ciel., et que l’on portait, selon Hésiode , pour remplir le rit des sermens sacrés ( Theog. , v. 785 ). Les Parques avaient coutume, comme Pindare le dit ( Oljmp. , od. Vili ), pour donner un gage de leur véracité, d’accompagner du grand serment des Dieux, tout ce qu’elles révélaient des destinées futures. Mais quelque soit le motif pour lequel notre Parque, MVRA , soit représentée ayant une fiole à la main , il ne semblera pas étrange que son nom soit écrit par Y dans le second lieu , à la place des diphtongues 01 , GE , a qui est versé dans la connaissance des étymologies latines , et qui a observé comment de ifcoivixoç est dérivé P unie us , de OINOS unus , de : Ttoivfi punio , de moeri muri , etc.- nous ne devons pas être surpris de voir employer l’accusatif pour le nominatif ; car les grammairiens n’ignorent pas que cet échange réciproque des cas directs eût lieu dans les langues anciennes, usage dont nous avons des restes, peut-être, dans tant d’épigraphes grecques du bon temps avec

Je nom seul h l’accusatif, et dans cette épigraphe latine d’une médaille de Yitellius , sur laquelle on lit VRBEM RESTITVTAM. Ayant donc reconnu la Parque qui préside aux naissances, Lachésis, dans la figure indiquée, j’en reconnais une autre dans la divinité placée au-dçssous, à son ornement de tête semblable et à ses ailes. Celle-ci est, peut-être, la Parque de la nort, ütâpsdpa, qui est aussi près du trône de Jupiter, mais qui dans ce sujet reste éloignée et cachée , parce qu’elle ne peut avoir part aux destinées d’un enfant immortel. Cette Parque fut appelée par les Latins Morta ( Gellius , Noct. A tt. III, 16 ), et quelquefois K rjp Stavaroto par les écrivains grecs. 11 n’est pas extraordinaire qu’il n’y ait ici que deux Parques seulement, et non pas trois, comme semblerait l’exiger la mythologie vulgaire; car les anciens artistes grecs, d’accord avec les opinions antiques, n’en représentèrent souvent que deux. 11 n’y en avait que deux seules, une avec la sphère, l’autre tenant une clef, sculptées par Colotès de Paros, sur la table dont on se servait pour proposer les prix k Olympia ( Pausanias, El. I, et 20 ). On n’en voyait que deux seulement parmi les simulacres du temple de Delphes , df dépara M oipav dvo , et Apollon et Jupiter Mo ip a ferai , guides des Destins , tenaient lieu de la troisième, comme nous l’observe Pausanias ( Phoc. , ch. 20). Nous avons ici de même Jupiter et Apollon, et celui-ci

accompagné , comme sur d’autres patères de l’épigraphe V'4V *1 A * tient un laurier, arbre cher à Bacchus, et qui lui fut consacré comme s’il lui était propre. La Divinité qui regie le temps , qui préside aux destins , aux générations, peut assister à la naissance de son frère, avec lequel elle eut un séjour et des temples communs, et qui eurent des rapports semblables par leur beauté autant que par leurs travaux. Sur les bas-reliefs du frontispice du temple de Delphes on réunit ensuite à Apollon , Bacchus et toute sa suite ( Pausanias, Phoc. , ch. 19): nous avons fait connaître ci-desSus, à propos de la pi. XX, pag. 178, n. (2), d’autres rapports entre les deux Divinités eufans du même père.

Il reste à expliquer quelle est cette Déesse qui a pour épigraphe éfHOAO > THALNÀ.

L’abbé Lanzi a aussi proposé deux interprétations ingénieuses j dans une il lit T’HALNA, presque Tà ‘A tea, la Marine ou Pelagia, en le rapportant à Vénus , et il en tire le nom de SdÀÀG) , qui signifie produire , nom qui lui convient comme étant la Déesse de la génération ( Saggio , ec ., part. ILI, pag. 195 et Cette seconde étymologie est , sans doute, heureuse , mais pourquoi ne pas reconnaître au lieu de Vénus, Thalna SaXùô ou Thallona , dont parlent Pausanias ( Boeot . , ch. 55 ), Clément d’Alexandrie ( Protreptrico , pag. 16), Musée Pie -Glèni. Vol. IV. 24

Hygin ( fab. XX et XLI1I ), comme étant une des Heures Déesses du temps et des saisons, qui portent toutes à leur dernier degré, selon les allégories anciennes , les productions de l’univers ? Les Heures ont des rapports avec Apollon puisqu’elles font partie de sa suite : elles sont les compagnes et les ministres des Parques , elles assistent comme elles près du trône de Jupiter qui distribue les saisons , et qui gouverne le destin ( Pausanias , Attica 5 c. 4° )• Quand les poètes grecs parlent d’un événement qui a besoin pour s’accomplir d’une période soit naturelle soit instituée, ce sont toujours les Heures qui font formée. Dans Théocrite elles ramènent les mystères d’ Adonis ( /- XV, v. io3); dans Pindare elles guident les Olympiades ( Olimp. , od. IV, in princ. ); elles ont enfin porté à terme dans la cuisse de Jupiter l’embryon de Sémélé , et à peine est-il né qu’elles le parent d’une guirlande de lie rre; tel est le sujet précis de ce morceau. La pensée est de Nonnus dans les Dionysiaques, et il fut certainement d’accord en cela avec des poètes antérieurs, et c’est de cette source que l’artiste qui travailla ce bronze Ta tiré. ( Nonnus , liv. IX , v. n et suiv. ) :

Tôp ph vçtepxvtpavTa Serzysvéoç tokstoio ^réppan maffrieVTL /le^GÎdeç earegjop Qpui ’Ecrffopêvav Xf?pv2eeç.

« A peine l’eut-on tiré des flancs de son

te père, que les Heures, ministres de Saturne, tt le ceignirent d’une guirlande de lierre, pré- « sage de ses destins futurs. »

Sur la patère , dont il a été parlé plusieurs fois, qui représente la naissance de Minerve, on voit aussi, comme dans la nôtre, une Déesse demi-nue faisant l’office d’accoucheuse de Jupiter , et que l’épigraphe appelle Thalna . Si on la prenait pour Vénus en ce moment, on devrait aussi la reconnaître dans la nôtre pour cette Déesse. Le savant et judicieux M. Heeren dans l’élégante description qu’il a faite de notre patère, est cependant d’une opinion contraire ( Ejcpositio frammenti , etc. Musei B or g ici ni f Jiomae 1786, pag. 9, note (c) ), et moi je n’y vois aucune certitude. Thalna est encore là l’Heure qui a conduit à son terme dans le cerveau de Jupiter sa divine fille qui avait été conçue dans le sein de Métis. Elle est deminue, comme le sont souvent les Grâces et les Heures, leurs compagnes. Quant à l’oiseau représenté à ses pieds, je ne vois pas, en examinant de semblables monumens de l’art, comment on peut se déterminer à le croire plutôt la colombe de la prétendue Venus, que l’aigle qui accompagne Jupiter. Admettons que ce soit une colombe, ce sera une de celles de Dudone, consacrées à Jupiter , ou bien une de celles qui le nourrirent , comme le croit , dans le passage cité, M. Heeren. L’autre Déesse qui assiste à la

naissance de Minerve est AMO. THANA, ou T’HANA, ou aussi HANA, c’est-à-dire ANNA PERENNA , selon les Uaditions italiques, la nourrice de Jupiter , l’amie ei la confidente de la jeune guerrière ( Ovide, Fast ., 111, v. 65g et 667 et suiv. ).

Je reviens à notre patère, sur laquelle les lettres, un peu gâtées, qui sont près de la demiligure, sont les suivantes:

J MH fi ■ • • KWJO

que M. l’abbé Lanzi, en cherchant à y décou* vrir le nom de la matrone à qui appartient la patère, a lues ainsi avec assez de fondement et qu’il rétablit :

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