PLANCHES DE SUPPLEMENT
J jïs hiéroglyphes tracés sur la tUDtque, Burw ubiier, sur une cbapelte, sur un pilastre, ou pastophorium, sur la plinthe, etc., de la Pastch phore^ expliquée à la pi. Yl, sont esactcmeat' . recopies dans ces planches supplémentaires. L'in- ' dication suivante distingue ceux qui sont gra-r< vcs sur chacune des parties de la statue dont il est parlé ici.
PI. A, I, num. I. Hiéroglyphes gravés sur la figure que l'ou Toit, à son maoteau, ou tablier, et sur le pilastre qui soutient soo dos.
a, et Ct d. Pilastre.
e i f t g, h. Côté droit du manteau placé sous le. bras droit de U figure.
tt ht l, m. Sur la ounche droite de la tunique.
A* o , p% <J- Côté gauche du manteau, sous le bras droit de la figure.
r, «, f, u. Sur la manche gauche de U lunique.
a6i . PL A. n, /mut. 2. Hiéroglyphes gravés sur la partie extérieure du pastum où petite chapelle que la figure porte.
a^b^Cfà. Sur le plan supérieur horisontaL
^9 ^ 9/j ^ Sur le devant de la chapelle autour de la cavité oh est le simulacre.
g^ hy i, b. Sur le côté droit
c^ k y l, m. Sur le c6té gauche.
^* Oy p^/^ ^, r. Sur les trois côtés du pilastre ou pastophorium qui supporte la chapelle.
5, t Hiéroglyphes gravés sur la partie verticale unie , qui est entre le pied droit de la figure, le pilastre qui soutient la chapelle, et la plinthe, au côté marqué oU ils n'entraient pas.
PI. A. UI , nom. 5. Hiéroglyphes gravés sur le plan horizontal de la plinthe sur laquelle est posée la figure^ et autour de ses pieds.
a, b, Cp d. Du côté du pied droit.
e , / Du côté du pied gauche.
B. I, n. I , :i; B. n, 71. 3 , 4 9 ^' ^° '^^^^ sous ces cinq numéros les Amours, ou plutôt les Génies Bacchiques, dont sont ornés les côtés des autels qui soutiennent les candélabres gravés dans les planches XXXIX et XL.
Le candélabre de la planche XXXIX, in« dépendamment de Tenfant qui tient un panier de fruits dans la main gauche ( ce bas-relief est gravé sur U même planche ), a sur un autre côté
le bas-relief dcssiuû ici, pi. B. I, n. 1. Le G^' nie Bacchique qu'on j vyil représenté a les mêmes attributs que l'on trouve souvent dans les mains des Faunes. De la main gauche, qu'il a élevée, il lient des grappes de raisins, et daus la droite est le pedum ou liAloii pastoral.
Le bas-relief de la troisième face est toui-àf.iit efface.
L'autre candélabre correspondant, présente sur un côté 110 has-relicf semblable à celui que l'on voit gravé sur la pi. XXXIX. Un des côlcs est aussi efface. Sur la troisième face est le bas-relief qu'offre la pi. B. 1 , n. 2. Le Génie a une corne d'abondance pour attribut. Ce qui rend cet emblème digue d'être remarqué, c'est que la corne ne paraît pas être celle d'un bœuf. Sa surface n'est pas lisse , ni sa forme ronde , elle est au contraire raboteuse, et présente des angles, kpeu-près comme les cornes d'un bouc. 11 n'y a pas de doute que l'artiste a voulu indiquer que CL'tte corne d'abondance n'est pas celle d'Acbeloûs changé en taureau, mais plutôt celle de la chèvre Amslthée. 60e telle coroe convient mieux k un Génie de cettç diviDÎté, à laquelle on offrait pour victime un chevreau.
Le candélabre de la pi. XL, présente d'un cMé UD bas-relief semblable à celui qui a été décrit deraièremen^Iebas-reliefdu second c6té se trouve dans la pJ. XL. Le n. 3 de la pi. B. représente le basw-elief qui est dans le dernier côté. L'enfjut lient de la main gauche no oiseau; dans sa
a63 droite il a une grappe de raisin. "Nous ayons yu ailleurs que souvent les anciens sculpteurs ont représenté des enfans qui jouent avec diverses sortes d'oiseaux.
Le candélabre qui correspond à celui de la pi. XL a une face aussi dont le bas-relief n'est pas différent de celui qui est dessiné sur la même planche. Celui qui orne le second côté est plus curieux^ nous en donnons le dessin, pi. B II, n. 4- L^ Génie est occupé à se ceindre la tête d*un ruban ou diadème: ainsi il imite le célèbre Diadumène ou athlète qui se bande le front , ouvrage de Polyclete , dont il existait une ancienne copie en marbre, très-bien conservée, dana les jardins du palais Farnèse sur le mont Palatin. On la voit dans le recueil qui a pour titre : Insigniores statuarum Urbis JRomœ icônes^ n: 74* Winckelfuann , à qui cette observation n'a pas échappé, a produit une belle preuve de sa conjecture dans une figure semblable, sculptée sur le cippe d'un personnage mort qui s'appelait Dia«* dumème ; et elle semblait faire allusion à ce nom. Ce cippe , si intéressant pour l'Histoire de TArt, est à présent dans le Musée du Vatican. Il était du temps de Winckelmann k la villa Sinibaldi, comme il nous l'apprend dans une note qu'on trouve dans le liv. IX, chap. Il^ § 16 de VJffis^ toire de VArt, édit. de Rome. Le célèbre antiquaire ne manque pas d'indiquer dans la dite note le bas-relief que nous examinons à présent^ et d'autres semblables de la villa Pinciana qui
Scyihes entre les maios d'Hercule; cet arc que Becker a pris pour un serpent. Enfin le lias-rè« lief n. 8 de la même pL B. lY représente la même prétresse qui orne de rubans un trépied éleyé sur une petite colonne. Cétait ainsi qu'on plaçait ordinariament les objets qu'on consacrait comme anathèmata ou donarL Le prêtre du Vaeditimus tient une espèce de balai formé de petites branches, de même que l'Hyon décrit par Euripide , et qui était aussi prêtre du temple de Delphes.
PL B. Y. Le dessin sous ïe num..^ de cette planche représente un trépied en marbre, ou plutôt un autel rond, ayant la fcume d'un trépied Il était autrefois dans le palais Chigi { peut-être celui qui est près de l'église des saints Apôtres , et maintenant palais Odescalchi ). Ce dessin se trouve dans une très-rare collection qui appartenait à M. de Golbert , et qui est actuellement dans la bibliothèque de llnstitut de France. On en a parlé dans le discours de la pi. XLU.
PL B. Y, n. lo. Nous donnons sous ce numéro le pliin très-bizarre de l'autel quadrangulaire à huit pieds , et en forme de trépied , que Ton trouvera dans la plan. XLIL Ce plan avait été publié la première fois par le chev* G. Piranesi , Antichità' d'Albano , etc. ^ pi. 8.
PL B* Y , 71. 1 1 • Ce numéro offre le dessin d'une médaille , inédite , en argent, et de la même dimension. Elle provient du riche médaillier de M. d'Haroiand^ chef des Relations commerciales
au Ministère des Relations extérieures. D'un coié esc le bouclier Béotien dans sa forme ordinaîl^* De Tautre côté est Hercule nu qui enlevé le trépied, et qui tient sa massue levée comme pour combattre. L'épigraphe qu'on y lit est GEBAION peut-être pour 6HBAU1N, ( Thebanorum ) ^ k moins qu'on ne veuille admettre qu'on a laissé par ellipse le nom neutre numisma^ et que l'on doive expliquer la légende comme s'il y avait numisma Tkebanum. L'épigraphe, de même que l'empreinte , est renfermée dans une cavité //icusa de figure carrée.
En réfléchissant sur la singularité du sujet et sur le motif qui peut avoir engagé les Thébains k faire graver sur les empreintes des monnoies une action sacrilège du demi-Dieu leur compatriote, j'éprouve quelques doutes, avant de former des conjectures sur la circonstance qui a pu donner lieu à frapper cette monnoie. «Tai été persuadé que certainement elle le fut dans un temps ou il y avait guerre entre Thèbes et Delphes , entre les Béotiens et les Phocéens. Mais si je considère cependant la guerre sacrée qui exista pendant tant d'années entre ces deux na-* tions , il me parait impossible que cette médaille ait été fabriquée dans cette circonstance. Les Thé* bains faisaient la guerre aux f'hocéens, parce que ceux-ci s'étaient emparés des richesses du temple de Delphes , et le prétexte était de venger ce sacrilège. Gomment auraient-ils donc dans cette occasion voulu reproduire sur une de leurs mon-
aïoies la représentation d'un pareil sacrilège comxnis par leur Hercule? Je crois donc que cette médaille doit se rapporter à des temps d'une guerre plus ancienne, laquelle s'alluma entre les Thébains et les Phocéens vers Tan 3g4 ayant Fére chrétienne , 36o de Rome. Pausanias parle fortau-loDg de celte guerre au chap. g du livre III, pendant laquelle mourut Lysandre.
Les Thébains irrités contre les Phocéens pU' rent se vanter dans cette occasion de l'ancienne inimitié d'Hercule contre les prêtres du temple de Delphes , et paraître vouloir se venger en même temps des offenses nouvelles et de celle qu'avait reçu à Delphes leur héros. Si cette conjecture est vraisemblable, nous serions parvenus à connaître l'époque de cette médaille trèsancienne. Le mérite de l'art, que l'on remarque dans la gravure de cette figure, ne peut former une objection contre l'opinion que nous avançons ; car Phidias et son école avaient dès ce temps-là porté les arts à une très-grande perfection.
Nota. Nous avions promis, dans les notes du discours de la planche XXXYII , de publier ici les peintures d'un vase grec exécutées dans le genre dit étrusque , et qui sont très-rares eu égard au sujet Elles représentent la réconcilia-' tion d'Apollon et d'Hercule après la dispute née pour le trépied , réconciliation qui fut opérée par le moyen de diverses autres déités. M. Zoëga a parlé de ce beau vase dans le second tome des
BaS'reliefs , p. i o i , note i a. Le possesseur i
ce Tase l'ayant déjà fait graver avec beaacoa
d'exactitude ,. parmi d'autres vases curieux
sa belle collection , nous avons pensé qu'il étnt
inutile d'en donner une autre copie dans cettt
planche.
Fur va itrvAxB. ir Diunû tolvhe
DU MdSÎE Pn-Cl^MEKTlIt.
a69 TABLE DES PLANCHES
COHTBIiVES