‹ Musée Pie-ClémentinChapitre 45 sur 49 · PEINT · texte numérisé non relu

PEINT

Les anciens ont fait usage de tableaux de pay«

Cette cavité intérieure fut encore pratiquée dans l'autel sacré des Holocaustes , comme on peut le voir aux ch. 27 et 58 de YExode.

(1) La couleur du griffon est en grande partie blanche, comme dans diverses peintures d'Herculanum. Le carquois est rouge ^ le baudrier azur, et l'arc verdàtre.

(u) Les deux autels consacrés à Phébus, et le vase placé sur l'un d'eux dans cette mosaïque^ me rappellent ces vers de Virgile ( Eglag. V , y. 66), dans lesquels il décrit une scène champêtre comme celle de notre mosaïque : En quatuor aras:

Ecce duos tîbî, Daphni, duos altaria Phoeho.

Poada bina novo spumantia lacté quotannis , O'aterasque duo statuant tihi pînguis oUvi»

La correspondance qu'ont les deux masques d'Apollon et de Bacchns nous rappelle que les deux sommets de l'Hélicon étaient consacrés à ces Dieux qui étaient frères.

^ Trouvée avec les précédent^ elle a les mêmes dimensions.

Musée Pie-Clém. Vol. TIt t-

sages pour orner l'iotérieur de leurs maisons. On eu a reirouvé plusieurs dans les peintures à fresque d'ilcrculanum et de Pompcja , et dans les iiiioes des palais et des tombeaux de l'ancienne Rome (i). On ne doit pas s'clOnner que la mosaïque ait répété ce que la peinture avait couiuiue d'imiter. Les deux mosaïques de la planche précédente s'approcliaieDt déjh de ce genre par leurs fonds ornés d'arbres; le présent morceau ne représenle pas autre châse qvt'une campagne où paissent des brebis et des chèvres, sur les Lords d'un ruisseau couleur d'azur. Sur un plau plus éloigné s'élève une petite statue de terre cuite , qui est l'image d'une

(i) L'nnassage de Plaion dans le Cririfij, t. [[I, p. io'^,C| Ae l'cdition de Scrrano , fait alluilon aux tableaux de pav sages, et prouve, comme dc'j^ plusieurs l'oQt fait remarquer, que ce genre de peinture «■tait en uaage clici les Grecs dèi long-temps avaat l'epoquc d'Alexandre. Mnis à Rome les tableaux de paysage furent en grande vogue BOm Auguste j et Ludius , selon Pline , iiv. XXXV, §5;, >e dUtîngna bekaconp dans ce genre: Parmi les morceaux qui DODl loOt testai, OD dffit'cfter principalement le ffym- ^&^ duMnt^eBarberin, poltHe parBellori, et un paysage trouva dans un faubourg dé la vctie Appia, qui fat publié par Wiackelmaan, Monum. ined. , a. a<>8. Nous vojods dans lei j^nfffMKt(!f<rfl«r-cu/snum beaucoup d'ornemena et de vignette ,' qui emiebÎMent cç bel ouvrage, nous repi^Motant des pêintnrei antique* de paysages. Le* grands maîtres du XVi ai^Te, ei surtout Hsphael ; Joies Bvmaio et les Zuccharl , ont souvent joint des tableaux de paysages à lenrt riches compoaîtiotts d'arabeiq ues , ou,comiDe nous disoD* Tulgaircmeni, de grottMC&i, dont ils omiicat les ullea des richei palais.

Déesse des champs ] soit Cérès , sok libéra ou Pales. Elle est placée sans ancnn piédestal devant un autel , près duquel ou voit des fiUunbeaux éteints, et des flûtes jetés k terre ^ restes ou vestiges d'une fcte et d'an sacrifice champêtre. La couronne de feuilles naturelles, dont est ornée la tête de la divinité, modelée en terre , est un autre reste de la cérémonie. Un peu en arrière est un petit toit, ou une table inclinée , soutenue par un pilastre isolé ; il paraît destiné à garantir de la pluie les instrumens de la fête qu'on y voit suspendus^ qui sont nu tambourin et un thyrse. Le choix et le ton des couleurs rendent ce tableau fort agréable; et la simplicité de la composition ne pouvait que faire valoir le bel effet de cette mosaïque , qui se trouve encadrée dans le centre d'un pavé lisse, et d'une seule couleur.

ado

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