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VUE ET EMMANCHURES

90. — Manière de tenir les pointes moiistériennes. La pointe, en silex, vient de la grotte

de l'Hermitage, à Lussac-les-Chàteaux (Vienne). Récoltes H. Demairé. (Musée de Saint-Germain, n" 23177.) Les pointes nioustériennes étaient maniées à la main et non emmancliées. En eflet, c'est la base qui est la partie la plus large, la plus épaisse, la plus grossière, conditions très défavorables pour la jonction et la fixation à un manche, excellentes au contraire, pour l'emploi à la main. L'épaisseur et la largeur permettent de saisir plus facilement. La grossièreté de la taille empêche la main d'être blessée. En outre, le conchoïde en creux et le plat supérieur sont très commodes pour placer le pouce. Le conchoïde en relief, du côté opposé, sert à reposer et à fixer l'index recourbé en crochet. La forme ne peut pas être plus favorable pour la préhension. Demi-grandeur.

91. — Pointe, retouchée sur les deux faces, en schiste ardoisier brun. Provenant du Groen-

land. Don du Musée de Copenhague. (Musée de Saint-Germain, n" 11416.) Elle affecte, dans son ensemble, la forme des pointes solutréennes, pourtant la base n'est pas pointue. Cette base entrait dans les lèvres d'une hampe en bois, fendue à l'extrémité supérieure. Pointe et hampe étaient ficelés ensemble. Demi-grandeur.

92. — Pointe retouchée sur les deux faces et tout autour. En silex calcédonieux. Amérique

du Nord. (Musée de Saint-Germain, n°.56o.) Se rapprochant beaucoup des pointes solutréennes, peut-être un peu plus épaisses. Ne sais à laquelle de nos époques elle se rapporte en Amérique. Lame de poignard. Demi-grandeur.

93. — Poignard mexicain emmanché, d'après un dessin de Waldeck, dans les Moituim-iils

anciens du Mfxujiw. La lame, qui a exactement la forme des pointes solutréennes est en obsidienne. Mais M. Boban a eu entre les mains de nombreuses lames analogues en silex. J'en ai même présenté, en son nom, d'aussi belles que celles de Volgu, à la Société d'anthropologie. Le manche est en bois, consolidé au point d'emmanciiure

avec de fines nattes cordées. 11 est. de plus, orné d'une sculpture avec mosaïque. Mais nous n'avons pas ici à nous préoccuper de cette ornementation. Cette pièce montre comment devaient être emmanchées les pointes solutréennes, qui étaient des lames de poignards plutôt que des sommets de lances et de lleclies. 1/5 grandeur.

- Vue de la station et de la montagne de Solutré, d'après une photographie. Tout le premier plan représente la station. On y voit les fouilles préparées par l'Académie de Mâcon, à l'occasion de la visite faite, le 23 août 1875, par l'Association française pour l'avancement des sciences, venue exprés de Lyon. La station, grande friche en forme de berceau, au pied de la montagne, s'étend sur les vignes et les champs du voisinage. On appelle ce berceau le Cro ou Creux du Charnier, à cause de la grande quantité d'os qu'on y rencontre. Ce sont surtout des os de cheval qui sont là par milliers. Viennent ensuite des os de rennes, de bœufs et d'autres animaux. Le Cro du Charnier contient aussi des ossements humains, mais ils appartiennent à des sépultures postérieures à la station préhistorique. Sur la droite, a peu de distance, coule une très belle et très bonne source.

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PLANCHE XVII QUATI-RNAIRF. — SOLUTRÉF.N

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