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SILEX, SCULPTURES ET OS

C'est à l'époque solutréenne que commence et se développe largement le grattoir simple, qui continue jusqu'à la fin de la pierre. C'est également à cette époque que commence le grattoir double que l'on retrouve encore à l'époque de la Madeleine. L'art fait aussi son apparition. Ses premières œuvres sont sur pierre. L'emploi de l'os ne se montre qu'à la fin de cette époque.

1 18. — Grattoir, type ordinaire, extrémité taillée avec soin, bords presque pas retouchés. Face inférieure toujours lisse, sans retouches, silex. Solutré (Saône-et-Loire). Récoltes Adrien Arcelin. (Musée de Saint-Germain, n"q2-;2.)

MO- — Grattoir, silex, soigneusement retouché sur les deux bords et se terminant en pointe à la base. Grotte de l'Eglise, à Saint-Martin d'Excideuil (Dordogne). Récoltes Parrot. (Musée de Saint-(jermain, n" 10864)

120. — Grattoir double en silex ruhané. Grotte de l'Eglise, a Saint-Martin d'Excideuil.

Récoltes Parrot. (Musée de Saint-Germain, n" 19863.) Les grattoirs doubles, bien moins communs que les grattoirs simples, ne sont pourtant pas rares. On en trouve à peu près dans toutes les stations solutréennes et magdaléniennes. 11 ne caractérisent que la seconde moitié des temps quaternaires. Quant au grattoir simple, c|u'il faut absolument connaître, parce qu'il est extrêmement répandu, il ne caractérise rien du tout.

121. — Grattoir complet, en jaspe rouge. Grottes des Baoussé-Roussés, dites lie Men-

ton, commune de Grimaldi, l.igurie (Italie). Récoltes E. Ri\'iére. (Musée de Saint- Germain, n" 1883 1). Les silex et roches siliceuses du littoral méditerranéen, entre Monaco et Vintimille. étant peu répandus, mais très variés, il \' a une grande di\'crsité dans la composition et surtout dans l'aspect des objets en pierre taillée qu'on rencontre dans les grottes des Baoussé-Roussés. En OLitre. les di\erses roches propres

à être taillées, étant de petites proportions et se brisant facilement, les produits de la taille sont généralement de très petites dimensions. 11 serait bien difficile de trouver des séries de pointes et surtout de grattoirs plus exigus que ceux qui proviennent de ce gisement.

2. — Poinçon ou perçoir. silex. Solutré (Saône-et-Loire). Récoltes G. de Mortillet. (Musée de Saint-Germain, n" 2^946.)

5. — Pointe à cran, en bois de cervidé, probablement de renne. Grotte de l'Eglise. Récoltes Parrot. (Musée de. Saint-Germain, n'' 19855.) 11 est curieux et fort intéressant de voir les instruments en os, débuter par une imitation d'une forme de la pierre, forme caractéristique de l'époque.

4. — Pointe de dard, en os. Fragment d'os plat, plutôt cassé que taillé. Facture de

transition, emploi du mode de travail dont on se servait à l'égard de la pierre. La hampe appliquée contre la pointe en os et liée à elle, se terminait par un des bouts aigus, tandis que l'autre arqué formait barbelure latérale. C'est encore une forme analogue à celle des pointes de silex à cran. Grotte de l'Hglise. (Musée de Saint- Germain, n° 19S56).

;. — Corps d'un petit cervidé, probablement d'un renne, sculpté sur une roche silicéocalcaire, assez tendre Le cou et la tête manquent. Le sexe féminin est bien accentué. Les pattes sont rapprochées et reunies sous le ventre. Solutré (Saône-et-Loire). Récoltes de Ferry. (Collection de Ferrv).

5. — Corps d'un cervidé, en même matière que le précédent. La tête manque, les

pattes sont rapprochées sous le ventre. Des taches ornent la robe. Au-dessous du train de derrière de l'animal, on voit une main humaine a\-ec les quatre doigts allongés. Solutré. (Collection de Ferry.)

Toutes les figures de cette planche sont de grandeur naturelle.

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PLANCHE XX aUATERNAIRli — 1-POaUliS DR'ERSHS

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