SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
Tableau d^Au^iisfin Carrache.
Jejln BERfiiRDOTf , né à Assise en t 182 , et si connu sous le nom de François (V Assise^ resta dans le négoce, avec son père , jusqu'à l'âge de yingt-cinq ans. Sentant alors un grand mépris pour les biens de ce monde , il quitta sa famille , doiina aux indigens tout ce qu^il possédait , et fît voeu de ])auvreté. C'est à ce vœu surtout qu'il astreignit l'ordre des Cordeliers , fondé par lui en 1 209 sous le nom àe frères Mineurs^ titre d'humilité qui les distinguait des Dominicains, adonnés au ministère de la prédication. H donna ensuite des coosli- : tutions pour les religieuses deSainte-CIaire ou Pauvres Darnes^ et institua* enfin le iiers-ordre pour les homilies mariés qui voulaient suivre la régie des frères Mineurs. Vers la féfe de l'Assomption, l'an I224t îl se relira dans le lieu le plus solitaire du mont Alveme, et voulut y vivre dans la retraite jusqu'au jour de Saint-Michel . Ce fut là que les communications de l'Esprit saint lui devinrent surtout familières, et qu'il mérita, par son humilité et son ardent amour pour les souffrances, de recevoir l'impression des cinq plaies de notre Seigneur. Dans une vision , un séraphin en croix lui apparut dans les airs, et aussitôt il ressentit aux pieds, aux mains et au côté, des douleurs réelles produites par des plaies semblables à celles que les clous et la lance tirent sur le corps de Jésus-Christ. Pendant les deux ans qu'il vécut encore , le fervent reliffieux ne négligeait aucun moyen de cacher aux yeux de tous les preuves visibles de l'insigne bonheur doiît il avait été favorisé ; il n'en parlait qu'avec une extrême circonspection, ne voulant jamais découvrir ce qu'il avait entendu, tant était profonde son humililc.
Peu dé compositions présentent dans un cadre aussi simple un effet aussi vigoureux : l'expression de la phjsionomie dé saint François est pleine de douceur et de soumission aux ordres du dieu dont il est appelé à partager les souffrances. Au milieu d'un clair obscur on aperçoit une croix rayonnante qui répand une, vive clarté sur tout le tableau. Le ton de la couleur, parfaitement en harmonie avec le sujet , est une preuve évidente du profond génie d'Augustin Carrache.
Ce lableau fait partie de la galerie de Vienne.
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