LA S".-VIERGE ET L'ENFANT JESUS
Tableau de C. Dolci.
Charles Dolci, né àFloi^ence en 1616, est ordinairemeDt désigné sous le nom de Carlo Dolci. Elève de Jacques Yîgnali , il se fît remarquer dans l'école florentine , comme Sasso - Ferrato dans Técole romaine : Tun et l'autre semble avoir consacré son pinceau à des sujets de vierges presque toujours à mi-corps , et dont Jes têtes sont admirées pour leur expression pleine de douceur et de piété.
Ce qui distingue en général Carlo Dolci , c'est l'harmonie, et le suave.de son coloris^,. Texpression tendre et gracieuse des têtes. Aussi ses tableaux , très-recherchés , occupent-ils un rang fort honorable dans les cabinets les mieux composés. Celui que nous donnons ici se trouve dans la galerie du Belvédère, à Vienne.
Carlo Dolci mourut à Florence en .1686 , à l'âge de 70 ans. Il avait été comblé, d'honneurs et de bienfaits par l'empereur, qui l'avait appelé à la cour, où il fît les portraits de toute la famille impériale avec le plus grand succès.
ii4.
SAINTE FAMILLE
Tableau de Murillo.
En général , Raphaël a donné aux différentes compositions de son pinceau une noblesse et une dignité qui embellissent les sujets les plus simples dans leur conception , les plus familiers dans leurs détails. Son style toujours élevé ne dégénère jamais en triviale naïveté ; mais Murillo n'a pas su toujours éviter un défaut contre lequel Raphaël parvint sans cesse à se précaution ner ; il a mis , par exemple, dans la scène que représente ce tableau^ toute la simplicité possible. L'enfant Jésus, appuyé sur les genoux de saint Joseph , tient à la main un biseau et cherchera le défendre des attaques du chien qui le guette. La sainte Yierge suspend son travail pour jeter un coup-d'œil sur les jeux enfantins de son fils et jouir plus délicieusement du plaisir qu'elle éprouve, tandis que saint Joseph soutient avec tendresse ce divin enfant dans ses ^mouvemens.
La conservation i*emarquable de ce tableau le rend un des plus précieux morceaux de Murillo : le coloris plein de vigueur et d'harmonie , les expressions rendues avec une étonnante perfection , le firent admirer pendant son séjour à Paris ^ d'où, il fut reporté à Madrid; qui le possède dans son musée.
' ti .!'
fi-
ui-T* .
iiS.
SAINTE FAMILLE, dite LE RABOTEUR.
Tablea'ft d'AnnibalCarrache- RlEli de plus naturel et de plus gracieux que cett< charmante composition , dans laquelle Annibal Carrache nous montre une des scènes familières de la yie cachée du Sauveur dans la maison de saint Joseph Tout est mystère pour nous dans ces premières années de son existence : TEvangile ne les rappelle que dans une circonstance et en peu de mots : il était soumis à celle qu'il choisit pour sa mère , à celui qu'il voulut bien regarder comme son père parmi les hommes. Une tradition respectable porte à croire que les loisirs de cette enfance divine furent consacrés au travail dont s'occupait rhumble époux de la fille de David, et qu'il daigna souvent prêter son assistance aux efforts de Joseph.
Près de Marie, occupée à coudi*e, est une cor beille ; sur le devant une caisse, et appuyé sur cette caisse lerahot qui a été le motif du sobriquet donné à ce tableau.
Tout est délicieux dans ces trois personnages , qui ofirent à la fois à l'admiration des chrétiens fidèles tant de grandeur et tant d'abaissement.
en (-• Z <
ii' (
uG.