‹ Musée royal de NaplesChapitre 10 sur 49 · LE GLADIATEUR · texte numérisé non relu

LE GLADIATEUR

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Voici uue de ces figures symboliques auxquelles les anciens attribuaient la propriété d'éloigner les maléfices. Ils les suspendaient à l'entrée des boutiques » sous le péristyle des maisons , dans les chambres à coucher ou dans le venereum. Quelquefois ces bronzes servaient de lampes.

Un gladiateur couvert d'une armure complète, la main droite armée d'un glaive recoa-bé , fait mine de vouloir enlacer son ennemi dans un réseau qui enveloppe sa main gauche ; c'était la manière de combattre des gladiateurs nommés retlaru. L'adversaire de celui-ci est un animal furieux qui ressemble à un chien ou à une hyène, et dont la tête sert de couronnement à l'énorme phallus de notre gladiateur. C'est évidemment l'image des combats que l'homme fort et sage livre à ses sens révoltés.

 cette figure sont suspendues cinq clochettes. Mous avons dit dans l'Introduction de cet ouvrage que ces instrumens étaient considérés comme des talismans contre les maléfices; mais ici Ils peuvent encore servir de symbole au triomphe que le gladiateur est sur le point d'obtenir. En effet, nous savons que les anciens, et surtout Les Romains , obligeaient les vaincus et les esclaves qui suivaient le char du triomphateur à porter des clochelle!^ que, par une heureuse onomatopée , les Latins appelaient tintinnabula.

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