V. I. — Bi.VTBTIR I PIID 8 POUCES. K. 3. — HlVTEUil a PIEDS
Ces colonnes votives en forme de phallus, bizarres monuntens d'un culte honteux , portent chacune une inscription en langue et caractères caques.
Les Osques étaient des peuples de la Campanie, entre Capoue et Naples. Ils étaient tellement adonnés aux plair sirs des sens que leur corruption devint proverbiale dans toute l'Italie. Ces peuples instituèrent des jeux fort indécens, et firent célébrer à Atella». l'une de leurs villes, des pièces de théâtre où lé cynisme de la débauche était porté à son comble; mais les Roipains, déjà fort corrompus eux-mêmes, adoptèrent l'usage de ces représentations impudiques , et les nommèrent par étjrmologie atellanes. La langne grecque, que parlaient dans le principe les peuples de la Campanie, subit les phases de la dégradation des mœurs chez leS Osques; aussi les Latins disaient-ils indistinctement : oscï loqui, pour exprimer un langage dissolu et des expressions surannées : c'est du latin osci ou opsi ou obsci qu'est dérivé le mot ohsclne.
S'il faut en croire Silius-Italicus , le pays des Osques comprenait toutes les villes qui se trouvent le long de la côte , entre Terracine et Curaes, Capoue, dont les dé-
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lices, ou plutôt les débaucher, sont devenues si célèbres, était leur place principale.
Cette nation fut détruite, et ses débris se confondirent avec les peuples voisins. Cependant on parla long-temps encore à RomC) dans les pièces ottscïnes, le langage osque. Les souvenirs de cette langue sont aujourd'hui enlièrcr ment efTacés de la mémojre des hommes; aussi les inscriptions osques , aussi bien que les étrusques^ sont pour la plupart indéchiffrables. Plusieurs antiquaires, et notamment le savant Montfaucon, se sqnt occupé^ des diverses transformations des lettres grecques, depuis leur origine phénicienne jusqu'à leur complet anéantissement chez les peuples de ritalie^ mais il n'en est pas de même du langage; et ce serait en vain qu'on parviendrait, à l'aide de la paléographie grecque, à convertir le» inscriptions étrusques ou osques en lettres pures, puisque l'interprétation des mots n'en serait pas moins la plupart du temps un problème insoluble.
Sur la figure n» i se trouvent deux mots seulement où l'on pourrait peut-être, eu égard à une certaine ressemblance alphabétique, reconnaître l'inscription suivante : Au fils de Mala; ce serait alors un monument votif à Mercure; mais nous sommes loin de vouloir donner à cette hypothèse l'importance qu'elle n'a pas, Cependant le second mot paraît commencer par PRH dérivé de v«r terre, racine de génération, engendrer, produire, Vf/!>«,u«(.
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DRILLOPOTA.
TERRE CCITB. — BACTCOR JO POUCEÎ.
Cette petite figure grotesque a été trouvée à Civita ' ; elle représente un de ces êtres malheureux qui semblent n'avoir d'autre eœploi sur la route de la vie que de servir de jouets à leurs compagnons de voyage. Tristes avortons d'une mère capricieuse , qu'ont-ils fait pour mériter d'avoir la plus mauvaise part dans la répartition de l'héritage commun? Providence incompréhensible! sans doute il faudrait encore ici admirer tes volontés si le motif en était connu; mais il n'est pas donné à l'homme de pouvoir lire dans ce livre sacré ; il sait que la vérité existe ; il la pressent , mais ne la connaît point.
Ainsi que. cela se pratiquait il y a peu de temps encore dans plusieurs cours de l'Europe, les riches parmi les anciens prenaient à leur service des nains > dont l'emploi était de divertir la compagnie quand elle s'ennuyait. On les faisait danser sur la table, on les enfermait dans de volumineux pâtés ; ils versaient à boire et suivaient leurs maîtres à la promenade publique ; on les nommait morionesy de ftMpaf , niais, et de morus, mot employé par Plante; faiui , d'où nous avons fait le mot fat; imaniy nugatores j etc.
Celui-ci est entièrement chauve ; les bouffons étaient
, Civita, ville du royaume de Naples , près de Cassano, dans la partie septeutriocale des Calabres.
nktcut XI.
dans Tusagc de se raser la tête pour se rendre plus ridimiles. On voit à^on bras gauche le& tablettes, ifitotee pugU" lares t dont les cnfanii faisaient usage dans les écoles. Il porte, Huspendue à son cou, la bulla; c'était un globe d'or qui servait à distinguer les fils des sénateurs et des nobles; l'origine en remonte jusqu'à Tarquin rAncieo, qui donnai cette marque d'honneur à son fils pour avdir terrassé son adversaire dans un combat singulier '. La buUa s'ouvrait à volonté, et Ton y mettait des préservatifs contre les maléfices.
La tunique de ce bizarre personnage est soulevée, et laisse apercevoir un phallus d'une dimensfon fort exagérée. Théophraste prétend qu'un homme avait le membre grand parce qu'il était nain, attendu que les nain$ ont cette partie hors de toute proportion •,
K«< &totçufof ùç ueivveu uii'ùn ij^auTtt fuy»y H Atff uiivutt .«ffVt
» Pljnjs , xxnj, 1".
* L'anse trouée qui s« trouye derrière cette ligure dénote ua de oei vases à boire appelés (irillopota. Nous en parleroua à la planche sui~ Taute.
s SuiJas. — Hesychius.