‹ Musée royal de NaplesChapitre 14 sur 49 · DEUX PHALLUS EIN PIERRE · texte numérisé non relu

DEUX PHALLUS EIN PIERRE

N° 1. i" PHXLLVS.

HJlUTxtra i PIED 3 poucu.

On voit encore, dans certaines villes, les coins desrues et Tentotirage des fontaines publiques garnis de bornes dont la forme ne diffère à peu près de celle-ci que par la base. L'habitude de les voir tous les jours fait seule qu'on ne les remarque pas; cependant on a adopté dans les nouvelles constructions, et surtout dans les beaux quartiers de Paris, une forme à la fois plus simple et moins inconvenante.

Priape était le protecteur des jardins; c'était loi qui en éloignait les voleurs. Les gens dévots pensaient qnil suffisait pour cela de placer sa statue et ses attributs sur le bord de leur propriété; mais une certaine étendue de terrain n'aurait pu être également préservée de tous côtés par un petit nombre de ces statues , et leur multiplicité aurait rendu la précaution trop coûteuse; on y sup-

PLARCBB IX.

pléait par des images grossières de la nature de celle que l'on voit ici représentée.

N" 2. SCDLPTURE.

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Nous Tavons déjà dit , les attributs du dieu des jardins passaient pour de sûrs préservatifs contre l'influence des médians, des magiciens, des cabalistes ; et cette croyance est encore répendue dans l'Orient , en Italie et en Espagne. Il ne faut donc pas s'étonner qu'à une époque où ce culte jouissait d'un libre accès dans Ic palais des grands et des riches , il se trouvât un humble artisan qni eût l'idée de mettre sur son échoppe l'image protectrice de ce dieu bizarre : hic habitat félicitas , c'est ici que le bonheur habite ; c'est à l'abri de cette image révérée que l'on vit ej^empt de troubles et de soins !

Cette pierre a été trouvée à Pompéi sur la porte d'une boulangerie.

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