UN SATYRE ET UN HERMAPHRODITE
fbbsqVx de pompéi.
Ud satyre a sarpris une nymphe couchée dans un lieu tolttatre. II «^apprête à la violer, et déjà ayant soulevé le voile dout elle est enveloppée il jette sur ses appas les plus seM'ets Un regard profane; mais quelle n'est pas sa confusion lorsqu'il s'aperçoit qu'il s'est adressé à un hermaphrodite! il veut fuir plein de honte et de dépit; mais l'hçrmaphrodite, qui sans doute feignait de dormir, s'efforce de le retenir,, et semble lui-même lui promettre des plaisirs auxquels il n'aVait pas. songé.
Pour que rien ne manqueii l'obscénité de cette peinture, on voit dans le fond un hermès coiffé du pétase, portant d'une main le pedum , ou bâton pastoral, et de l'autre le vase à boire en fibrrae de corne, appelé Kfctttif.
Ainsi que nous l'avons déjà dit , ces hermès aux gigantesques phallus étaient placés à l'entrée des jardins pour éloigner les voleurs et les gens à maléfices. On y joignait ordinairement une inscription aussi plaisante par la pensée qu'inconvenante par les expressions : nous allons en citer deux extraites an hasard du recueil intitulé Priapeia, etc.
• Fœmina si furtum faciet mihi vîrque puerque , Haec cunnnm, capul hic , prabeat Uie iiates. »
{ Pr. Carm. xxi. )
« Quod situ iigneu*, utvide« > Prîapai, » £t faix lignea , ligneusque peuis :
* Preudaro te tamen et tenebo pranaam :
• Totamque hanc aine fraude j quantacumquc est, » Tormento, cilharlque tcnsio«em ,
» AJ coitam tibi seplimam reooQdcm. >
( Pr. Carm. cv. )
Cette fresque n'est pas sans mérite, et les contours y sont moelleux et bien dessinés » les poses agréables et les figures riches d'expression; mais le satyre est évidemment trop petit « et le peintre s'est mépris sur les lois de la perspective. Le contact des personnages, qui forment à eux seuls les premiers et seconds plans , rend celte dispa-rate plus sensible.
L'herm&phrodite est couché sur une peau de léopard , son manteau est d'un beau bleu d'azur, et derrière hii onvoil un élégant coussin. Le coloris de cette fresque est vrainif nt remarquable pour l'époque.