‹ Musée royal de NaplesChapitre 37 sur 49 · UN FAUNE ET UNE BACCHANTE · texte numérisé non relu

UN FAUNE ET UNE BACCHANTE

FRESQUE DB; POMPÉt.

Un faune est aux prises avec une nymphe. L'originalité des poses n*est pas moins remarquable ici que la pureté du dessin.

Une lutte amoureuse s*est engagée entre le dieu et la nymphe ; le premier glisse et tombe , mais il ne paraît pas 4pie son amante veuille sérieusement profiter de cet accident pour se soustraire au sort qui l'attend. Il est évident qu'elle se défend avec mollesse ; ses traits, son regard enflammé» sa nudité, tout trahit en eile le désir d'être vaincue. Elle sait que sa propre défaite lui fournira de nouvelles armes pour subjuguer et enchaîner à son tour son heureux vainqueur.

Il y a au fond de cette fresque un paysage fort simple et assez mal conservé.

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SPINTHRIA.

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Cette fresque trouvée à Pompéi en est sans contredit une des plus remarquables sous le rapport du mérite de Texécution. Nous avons dit dans Tlntroduction que les peintures obscènes rentraient à Rome dans le domaine des peintres secondaires; mais, en faisant la part de la dé^ cadence de cet art, on ne peut disconvenir que l'auteur de cette fresque ne dût être pour son époque un homme fort habile. Contre l'ordinaire nous trouvons ici de l'expression dans les traits des deux acteurs : leur pose n'a rien de trivial; elle a ce caractère de naturel) dépourvu de dignité, qui nous frappe et nous humilie, même dans les momens où notre imagination est fascinée par les désirs amoureux. Comme chez les homnfes du midi , la carnation du héros de cette scène eft d'un brun très-prononcé. Le bras droit de la femme, appuyé sur sa hanche, laisse sans doute quelque chose à désirer; mais c'est un raccourci, écueil contre lequel pins d'un peintre moderne vient échouer.

Il su0it de jeter un coup d'œiî sur celte planche pour en deviner le sujet. Il nous serait d'ailleurs assez difficile de l'exprimer en termes honnêtes.

I>LA.MCHE XLiy.

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