‹ Musées de la HollandeChapitre 18 sur 72 · PEINTRES DIVERS · texte numérisé non relu

PEINTRES DIVERS

Quarante portraits, représentant des princes d'O-

range, des comtes de Nassau, et autres personnages historiques.

PxinTRes DIVERS. — Comme ce travail s'adresse aux artistes et aux amateurs qui étudient l’histoire de la peinture, je tiens à noter, du moins, les œuvres qui ont échappe à mes catégories. La plupart n'ont aucune valeur artistique, mais elles peuvent avoir un certain intérêt à titre de document.

A. van Beïjeren : Table garnie de poissons. Apparemment que les rédacteurs du catalogue ne savent rien de ce peintre, puisque son nom n'est pas même accompagné d'une date. Le catalogue du musée de Rotterdam où d'on voit un tableau analogue, assez bon , dit qu'Alhert van Beïjeren vivait au milieu du xvu® siècle. Nous ne sommes pas beaucoup plus avancés !.

P. van Hillegaard, mort en 1658 : /e Congé donné aux milices, dites Waardgelders, à Utrecht, en 1618 ?.

«€ G. Hoedt, » né à Bommel en 1648, mort à La Haye en 1733 : Mariage d'Alexandre avec Roxane ; le Triomphe d'Alexandre, pendant du précédent;

! Rien non plus dans le nouv. cat. Le tableau est signé d’un monogramme AVB accolés,

? Le tableau est signé : Pauwels van Hillig 1627 (nouv, fal.),

et deux paysages. Petits tableaux assez fins, dans le style pseudo-italien. Signés tous Les quatre. Ce Gerard Aoet est le père de Gerard Hoet , qui a publié deux volumes de Catalogues dé ventes, La Haye, 1752. Il était élève de son père Moses Hoet, de W. van Rijsen et de Cornelis Poelenburg. Les musées de Dresde et de Vienne possèdent de lui chacun un petit tableau.

Janson « l’ancien, » né en 1729, mort en 1784 : le Château de Heemstede. Signé et daté 1765.

L. de Moni, né (à Breda) en 1698, mort (à Leyde) en 1771 : une Femme arrosant des fleurs. Louis de Moni était élève de Philip van Dijk, d'Amsterdam , imitateur de Mieris.

Matthijs Naiveu, né en 1647, mort en 1721 :

Saint Jérôme priant. Signé et daté 1676.

J. Oudenrogge (sans autre désignation) : / Atelier d'un tisserand. Signé et daté 1652.

Isaak Ouwater, né à Amsterdam en 1747, mort en 1793 : deux Vues d'Amsterdam.

J. Quinkhard (sans plus) : /ntérieur avec deux ! personnes qui font de la musique".

J. de Ruyter (sans plus*) : wne Poissonnièrre (sic).

À. van Stri, né (à Dordrecht) en 1753, mort (ibid.) :

4 Signé : Julius Quinkhard pinx. 4755. Ce peintre, né en 1736 à Amsterdam, y est mort en 4776. Élève de son père, Jan Maurits (nouv. cat.).

? Signé et daté — 4820 (nouv. cat.).

en 4824 (le catalogue de Rotterdam dit : en 1826) : un Jeune homme qui dessine. Abraham van Stri] était sans doute le frère aîné de Jacob van Strij, né en 1756, mort en 1815, assez connu comme ayant beaucoup pastiché Aalbert Cuijp, Paul Potter et autres maitres du xvu° siècle.

D. Vinkboom, né en 1578, mort en 1629 : Ze prince Maurice allant à la chasse, accompagné de sa suite. David Vinkboom était n6 à Malines, mais il se fixa à Amsterdam, où il mourut. Il était élève de son père Philip. Il a peint beaucoup de petits tableaux, sur cuivre souvent, ou sur bois, quelquefois en collaboration de Jan Rottenhammer. Les musées de Berlin, de Vienne, de Dresde en ont plusieurs. Sa marque ordinaire est un pinson (virk en hollandais)qu’ilperchait sur quelque arbre de ses paysages!.

A présent , j'ai réussi à renfermer dans ce compte rendu tous les peintres hollandais du catalogue du musée d'Amsterdam , avec toutes leurs œuvres. Mon plaisir est qu'il n’y en manque pas un ?.

ECOLE FLAMANDE. — Hélas! les Flamands ne font pas belle figure chez leurs voisins, — anciens amis,

1 Le nouv. cat. écrit, d’après Immerzeel, Vinckenboons.

? Je ne trouve de plus dans le nouv. cat., en fait de Hollandais à citer, que S. van Hoogstraaten : le Convive indigne; etun Paul Potter : « les Coupeurs de paille (de Stroosnijders) ; donné (récemment sans doute) par le baron van Spaen van Biljoen. »

anciens ennemis, — les Hollandais. Leurs noms mémes sont défigurés , quoique les deux langues soient presque pareilles, et l’on dirait que leurs œuvres sont aussi étrangères au delà du Moerdijk, que les œuvres des peintres d'Italie ou d'Espagne.

Le catalogue enregistre trois tableaux des van Eyck : «N° 80. Un Temple gothique. N° 81. La Sainte Vierge avec l'Enfant. N° 82. L’'Adoration des mages d'Orient.» Les deux premiers sont censés de Hubert et de Jan; le troisième, de Jan tout seul. I faut noter que le catalogue donne 1445 comme date de moït de Jan; on devrait savoir en Hollande qu'il est mort au mois de juillet 1441 *.

J'ai cherché longtemps ces précieux van Eyck, m'étonnant bien de ne les point trouver; car des van Evck , cela saute aux veux. J’avais passé vingt fois devant eux sans n''arrêter. Les trois prétendus van Eyck sont de misérables copies de je ne sais quelle misérable peinture qui n’est pas même de l'époque. Hs gisent au rez du parquet, dans un petit défilé obscur entre deux portes, quoiqu’on les défende au musée comme authentiques, et qu'Immerzeel* ait eu

1 Le nouv. cat, a conservé les deux vieilles dates données par Sandrart, Descamps et autres : 1370-1445. — Il a supprimé deux des faux van Eyck, mais il en a conservé un : L’Adoration des mages. On se décide avec peine à n'avoir plus du tout 4 de var Eyek, quand on avait cru en posséder trois! |

? M. Michiels (Histoire de la peinture hollandaise, etc.) ne | s'y est pas laissé prendre, comme Immerzeel : « Les prétendus

ÉCOLE FLAMANDE, 177 la naïveté de les citer comme tels, deux fois dans son livre. Mais ce biographe des artistes hollandais et flamands ne connaissait absolument rien à la peinture. La peinture ne s’apprend pas dans les bibliothèques.

Les trois van Eyck ne valent pas 100 florins à eux {rois.

Du xv° siècle, nous sautons à la dernière moitié du xvi*: Paul Bril, un paysage insignifiant, — Hendrik van Balen, que le catalogue hollandais fait naître en 1633, et mourir en 1702 ! au lieu de 4560-1632, un tableau vrai, avec Diane, Bacchus, Pan, des satyres et des nymphes; on lui attribue aussi, en col- Jläboration avec Jan Breugel, la Composition symbolique, représentant les diverses sectes du Christianisme, que nous avons restituée précédemment à van der Venne. |

De Breugel lui-même, surnommé /e velours, dit

| le catalogue, il y a cinq tableaux, dont quelques-uns

assez fins : ne Scène de la fable de Latone, trois paysages et une Forêt; ce dernier tablean est signé Broegel, qui est le nom véritable, comme l'ont toujours signé les membres de cette famille; — de Josse de Momper, que Breugel à souvent éfoffé de ses figurines , un assez bon paysage; — de R. Gyzels,

van Eyck d'Amsterdam n’ont jamais occupé le célèbre peintre, ni déshonoré son pinceau » (t. II, p. 426). Mais M. Viardot les accepte et les cite, de confiance sans doute, puisqu'il n'a point visité les musées de la Hollande.

élève de Breugel, une Vue de village; — et de Jan van Breda, qui, plus d’un siècle après, imita tantôt Breugel et tantôt Wouwerman, un Paysage avec des chevaux.

Peeter Neefs a trois Intérieurs d'église catholique. Le n° 196, Zntérieur d'une église à Anvers, signé P£eter NErs, est de belle qualité et d’une certaine importance pour le maître !.

« Pourribus Jr. (F.), né 1570, décédé 1622. Portrait d Élisabeth, veine d'Angleterre. » Pourribus, qu'est-ce que cela? Les dates nous font deviner que le catalogue veut parler de Frans Pourbus le jeune, d'Anvers. Il n°y a pas si loin d'Anvers à Amsterdam, qu’on ne dût ici connaître au moins le nom de cette famille d'artistes célèbres *.

Avec Otho van Veen, nous tenons la grande école de Rubens, son élève. Le catalogue enregistre «douze pièces relatives à l’histoire des anciens Bataves et des Romains, par O. Venius, mort en 16345; » il fau-|

1 Les deux autres sont signés également, l’un : PEFTER, NErfS; l’autre : Perrus NErs 1636 (nouv. cat.). On sait combien ce maître était capricieux dans ses signatures.

2 Il va sans dire que le nouv. cat. a corrigé ces orthographes baroques. Il attribue ce portrait d’Élisabeth à Frans | père, 4540-1580, et non plus au fils. L’un ou l’autre peuvent avoir peint Élisabeth, née en 1533, morte en 4603. Je ne crois pas que Frans le vieux ait jamais été en Angleterre, mais Frars le jeune a beaucoup voyagé.

5 Cette fausse date est conservée dans le nouv, cat., qui dé4 crit au long les 42 tableaux de van Veen,

ÉCOLE FLAMANDE. 179 drait 1629; erreur d’ailleurs commise aussi par le catalogue du Louvre et par les catalogues de Berlin et de Vienne. C’est au nouveau catalogue d'Anvers qu'on doit la rectification de cette date.

Rubbens, ainsi est écrit le nom du grand artiste flamand par le catalogue hollandais, Rubens n’a que deux tableaux : /4 Piété filiale et une « ébauche, représentant Jésus-Christ trainant sa croix. » À mon avis, la Piété filiale n'est pas petite par Fui, mais dans son école, d’après sa composition. Smith cependant accepte cette faible peinture comme étant originale et l’enregistre n° 382. Elle a été gravée par | A. Voet. A la vente Stiers d’Aertselaer, Anvers, 1822, elle fut payée 5,300 florins. Hauteur 4 pieds 9 pouces ; largeur 5 pieds 9 pouces. Sur toile.

Rubens à fait plusieurs compositions de ce sujet romain. La galerie Marlborough en possède une, presque semblable à celle d'Amsterdam, et gravée par J. Smith; ce doit être l'original. Panneels aussi a gravé à l’eau-forte une Charité romaine, différemment composée.

Le Jésus-Christ trainant sa croix est une exeellente esquisse du grand et magnifique tableau eonservé au musée de Bruxelles : «N° 163, le Christ montant au calvaire, » peint en seize jours! après 1631, et gravé par Paul Pontius. Rubens avait fait deux esquisses pour ce chef-d'œuvre, et Smith, qui se trompe quelquefois, les catalogue toutes deux comme étant a: musée d'Amsterdam. Celle du mu-

sée d'Amsterdam n’a que 2 pieds 2 pouces de haut, sur { pied 6 pouces de large !; l’autre, que j'ai vue à Londres, il y a environ cinq ans, chez un marchand de tableaux du Strand, à plus de 3 pieds de haut et plus de 2 pieds de large; elle provient, je crois, de la vente Horion, Bruxelles, 1788, — 165 florins. Toutes deux sont sur panneau.

Nous ne sommes pas plus heureux avec van Dyck qu'avec Rubens. Deux tableaux attribués à van Dyck, seulement; encore peut-on douter qu'ils soient de lui. Puisque cependant Smith les accepte aussi, ne soyons pas {rop rigoureux.

Portrait de Jacob van der Borcht, bourgmestre d'Anvers, de grandeur naturelle, en pied, debout dans un vestibule, d’où l’on aperçoit un fond de marine. Le bourgmestre est vêtu de soie noire ; sa main gauche est voilée sous le petit manteau; sa main droite fait un geste en avant. 6 pieds 6 pouces de haut sur 4 pieds 4 pouces de large. Gravé par Vermeulen. Payé 1,000 florins à la vente Stiers d’Aertselaer. — 1,000 florins, — à Anvers, en 1822! — ce ! n’est pas bon signe d'authenticité pour van Dyck.

« Portraits (supposés) de /a princesse Marie Henriette Stuart et de son frère le prince de Wallis, enfants de Charles I‘, roi d'Angleterre, » en pied, de grandeur naturelle. Le petit prince paraît avoir environ douze ans ; il est tout vêtu de soie rouge ; de sa

1 72 centim, sur 35, d’après le nouv. cat.

VAN DYCK. 181 main gauche il tient son chapeau, de sa main droite la main de la petite princesse richement costumée en satin blanc, avec perles et diamants. 4 pied 6 pouces de hauteur, sur 3 pieds 6 pouces de largeur. La peinture, tres-froide d'apparence, est très-usée en plusieurs endroits et défigurée par des restaurations. I] se peut qu’elle ait été originale".

Viennent ensuite un seul Jordaens, assez faible : Paysage avec le satyre Pan”, e{ deux Snyders : un plat garni de fruits avec du gibier mort et un chevreuil mort, une hure de sanglier et des légumes ; ce dernier tableau de belle qualité.

David de Coninck, né à Anvers en 1636, mort à Rome vers 1686, est l’auteur de deux superbes chasses, aussi fortes que des Snyders : une Chasse aux cerfs etune Chasse aux ours*, placées dans l’escalier, ainsi qu'un Chevreuil mort, porté aux Inconnus, et qui doit être du même maitre.

Pour en finir de la grande école flamande, restent trois tableaux de Gaspar de Crayer, qui sut conserver

l'indépendance de son talent à côté de Rubens dont il

1 On trouve dans le nouv. cat. un van Dyck de plus : La

| Madeleine repentante, de grandeur naturelle. Je ne connais

point ce tableau.

2 Vente S. J. Stinstra, en Frise, 360 florins. Gravé par Bolswert (nouv. cat.).

3 Ces deux belles peintures n’ont coûté que 444 florins à la vente van der Pot. La Chasse aux cerfs est signée en toutes

lettres (nouv. cat.).

était l'ami : un Ecce Homo, peu remarquable; une grande Adoration des bergers et une magnifique Descente de croix, d'environ 3 mètres en hauteur.

Des petits maîtres flamands, il n’y en a que deux: David Teniers le jeune, en quatre tristes exemplaires, et David Ryckaert : un Cordonnier et autres personnes dans un intérieur; peinture très-solide et très-colorée. Il y a aussi une marine de Jan Peters, d'Anvers, 4624-1677 : la Flottille anglaise brülée à Chattam, en 1667 *,

I faut pourtant mentionner les Teniers, malgré leur insignifiance : N° 273. Demeure rustique avec un homme tenant à la main une pipe et un pot de bière. N° 274. Compagnie de gens joyeux; tableau couvert de repeints. N° 275. Tentation de Saint- Antoine; À pied de haut sur 10 pouces de large; Smith l’estimait 80 guinées : on voit que c'est peu de chose, quoiqu'il ait passé dans la collection Braam= camp. Et N° 276. Corps de garde avec plusieurs gens

1 Attribué maintenant à Pieter van « Moll, né en 4580. » Les rédacteurs du nouv. cat. devraient avoir vu dans le beau cat. d'Anvers que van Mol, et non Moll, est né en 1599, et non en 1580. — L’Ege Homo pourrait bien d’ailleurs n’êtr@ ni de Mol, ni de Crayer, mais la copie d’un Rubens, puisqu’i a été gravé par F. Galle « d’après Rubens ».

? Un Frans Francken le jeune, signé et daté 1616, et u grand Hieronimus Francken le vieux, l’Abdication de Charles: Quint, se trouvent de plus dans le nouv. cat. ; cadeaux récent faits, je crois, par le baron van Spaen van Biljoen,

ÉCOLES DIVERSES, 183 de guerre et quantité d’attributs militaires; grand ableau assez vide, daté 4642 .

Écores niverses. — Ici nous sommes tout à fait perdus. Les deux pages du catalogue consacrées aux Italiens, aux Espagnols, aux Allemands et aux Français sont cependant une curiosité bibliographique pour la manière dont les noms sont écrits.

Nous avons Cyrus Ferrus (Ciro Ferri), un Mariage de la Vierge, qui à été un bon tableau italien, de je ne sais qui; — Giarofolo, une Adoration des mages ; copie par un Flamand; — Jean Lanfranck, un Saint Jean-Baptiste; copie d’après Spada, je crois; — et quelques copies d’après le Guide, le Parmesan, Allori, le Caravaggio. C’est tout pour les Italiens ?.

En Espagnols nous avons : « Spagnoletti, Velasques, et Morillos. » Le Murillo paraît vrai ; c’estune petite Annonciation, d'une très-belle couleur. Je crois qu'on l’attribuait autrefois à Rubens let qu'il a été catalogué comme tel par Smith, sans doute sur de fausses indications. Le Velazquez est un des mille

1 4641, suivant le nouv. cat., et provenant de la vente Lormier.

2 Les noms sont rectifiés dans le nouv. cat., mais les attributions ne sont pas changées, si ce n’est qu’on donne comme originales les peintures cataloguées précédemment comme copies! par exemple : la Judith d’Allori, dont « le palais Pitt à Florence possède une répétition(eene herhaling)! »

portraits apocryphes du petit prince Balthazar, fils de Philippe IV *.

Il n’y a qu’un nom français : Nicolas Bertin, 1667- 1736, pour deux Sujets de la Bible; et deux noms allemands : Rottenhammer, une Vierge et une Vénus; et Hans Holbein le jeune, à qui on attribue quatre portraits : un Maximilien, un Érasme, un Robert Sidney et un Charles-Quint; celui-ci est trèsbon et pourrait être de Holbein; les autres, non.

Maîrres INCONNUS. — Dans cette catégorie sont compris divers portraits, que nous avons mention nés déjà, et cinq tableaux de nulle valeur, dont un néanmoins à un litre qui éveille vivement l’intérêt: « Rubbens, van Dyck et Brouwer, travestis en paysans, jouant aux cartes devant une auberge. » Quel précieux tableau ce serait avec ces trois portraits! Van Dyck en paysan, jouant aux cartes, à la porte d’un cabaret! entre Rubens, le prince des peintres, et Brouwer, le prince des bohémiens! Mais de Brouwer, de van Dyck et de Rubens, il n’y à personne.

Pour compléter la description du musée d’Amsterdam, il conviendrait de faire sur le cabinet des Es-

1 Nous apprenons par le nouv. cat. que ce Velazquez ori- # ginal a été pavé 34 florins en vente publique à Amsterdam, 4 en 1828. Un Velazquez à soixante et quelques francs, ce n’est pas cher !

LE CABINET DES ESTAMPES. 185 tampes ce que nous avons fait sur la galerie de tableaux. Mais, notre objet spécial étant la peinture, nous nous contenterons de signaler la collection de gravures et d’eaux-fortes comme une des plus riches du monde, avec celle de Paris et celle de Londres, au British Museum. L'œuvre de Rembrandt, au musée d'Amsterdam est, je pense, le plus beau qui existe; c’est tout naturel. Ceux d’Albrecht Dürer, de Rubens, de van Dyck, etc., sont magnifiques.

On trouve aussi dans le cabinet des Estampes d'Amsterdam une série unique, d’une soixantaine de maîtres primitifs, innommés et indécrits. Le conservateur, M. Klinkhamer, en à seulement publié un catalogue succinct dans la Revue universelle des Arts.

MUSÉE

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